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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

649 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

649

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BENEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519225

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme I... et M. K..., ainsi que de tous occupants de leur chef, du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'ils occupent indûment à Nantes. La solution retenue repose sur l'absence de droit au maintien dans les lieux des intéressés, définitivement déboutés de l'asile par l'OFPRA et la CNDA, et sur la nécessité de libérer une place d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile, dans un contexte de saturation du dispositif national d'accueil. Le tribunal a écarté les circonstances exceptionnelles invoquées par la famille, notamment la présence d'enfants et le handicap de l'un d'eux, estimant que la mesure ne compromet pas leur suivi médical. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BENVENISTE

4 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305397

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., ingénieur civil de la défense, d’une demande indemnitaire de 197 833,34 euros pour des préjudices matériel et moral résultant de la gestion fautive de sa situation administrative suite à une maladie non imputable au service. Le requérant contestait notamment le caractère tardif de son placement à la retraite pour invalidité, intervenu en avril 2020 alors que son inaptitude était constatée dès mars 2018. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État sur le fondement des fautes alléguées dans la procédure de congé de longue maladie et de mise à la retraite, en application du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : Benjamin MICHEL

4 décembre 2025• 6ème Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300013

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par les proches de C... H..., décédé après une adénoïdectomie avec amygdalectomie, d’une demande d’indemnisation pour des manquements fautifs du centre hospitalier de Bigorre dans sa prise en charge. Le tribunal a reconnu que l’établissement avait commis une erreur de diagnostic et un retard de soins, entraînant une perte de chance de survie pour le patient. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices subis, incluant les souffrances endurées, les préjudices d’affection et les frais divers, tout en limitant certaines demandes jugées excessives. La décision s’appuie notamment sur les principes de responsabilité pour faute en matière hospitalière et sur les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300749

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de la SCI Deiss, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 14 034 euros. La société, qui avait cessé son activité locative en 2018, ne démontre pas l’existence d’un lien direct et immédiat entre les dépenses alléguées (frais d’entretien) et son ancienne activité économique, condition nécessaire pour conserver la qualité d’assujetti et le droit à déduction. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré d’un défaut de notification de la décision de refus. La solution s’appuie sur l’article 242-0 G du code général des impôts et la jurisprudence de la CJUE (arrêt Fini H).

Avocat : BENTATA

3 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520453

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme C... qui sollicitait une injonction pour que le ministre de l'intérieur statue sur la demande de visa de sa fille dans le cadre d'un regroupement familial. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de la demande de visa est née le 23 janvier 2024, en application des articles R. 312-1 et R. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés à l'article L. 231-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BEN YAHMED

2 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2210339

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société JSB International, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de retenue à la source pour les exercices 2014 à 2016. La société soutenait notamment l'irrégularité de la procédure et le caractère réel des prestations facturées par la société United Textile. Le tribunal a jugé la procédure régulière, l'administration ayant répondu aux observations de la société et la proposition de rectification étant suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait démontré que les sommes versées constituaient des rémunérations imposables, justifiant l'application des articles 155 A et 109-1 du code général des impôts.

Avocat : BENNAHIM MARTINE

2 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204789

Responsabilité pour faute de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) en raison d’une prise en charge médicale inadaptée le 8 août 2017 à l’hôpital de Meaux, ayant entraîné une paraplégie. Le Tribunal administratif de Melun retient la responsabilité de l’AP-HP, mais limite l’indemnisation aux seuls préjudices découlant de cette paraplégie, excluant ceux liés à l’endocardite sans lien de causalité. La solution applique les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans texte spécifique mentionné. Les demandes de Mme D... et de la CPAM sont partiellement admises, sous réserve de la justification des préjudices allégués.

Avocat : BENHAIM CAROLINE

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522620

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 1er octobre 2025 procédant au retrait de sa carte de séjour temporaire. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance du contradictoire, violation de l’article L. 432-4 du CESEDA et de l’article 8 de la CEDH, erreur d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l’urgence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : BEN GADI

1 décembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505834

Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA

28 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:505834.20251128• 5ème chambre jugeant seule
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509485

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que la commission de médiation du Rhône avait reconnu le requérant comme prioritaire pour un logement depuis le 7 janvier 2025 et qu'aucune offre ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er janvier 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : BENSOUSSAN

25 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403363

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F..., qui impute à une vaccination anti-Covid (Comirnaty) la survenue d’un eczéma chronique, d’une paralysie faciale et de douleurs thoraciques. La décision écarte l’argument de l’ONIAM selon lequel la demande serait dépourvue d’utilité, en retenant que l’éventualité d’un lien de causalité entre les troubles et la vaccination ne peut être exclue en l’état de l’instruction. L’expertise, confiée à un dermatologue, devra déterminer ce lien et évaluer les préjudices, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENAYOUN

21 novembre 2025
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410290

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A..., qui contestait la décision du ministre de l’Intérieur du 14 mai 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant, qui avait perdu 19 points à la suite de 12 infractions routières, s’est désisté de sa requête par un acte du 17 novembre 2025. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement pur et simple et clôt l’instance sans examen au fond.

Avocat : OUADAH-BENGHALIA

20 novembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207134

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’une requête en plein contentieux par les héritiers de R... L..., décédé suite à une prise en charge médicale à l’hôpital Henri Mondor entre le 28 et le 31 janvier 2018. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas contesté sa responsabilité pour faute, mais a demandé l’application d’un taux de perte de chance de survie de 90 % et le rejet de certaines demandes indemnitaires. Le tribunal a condamné l’AP-HP à réparer les préjudices subis, en appliquant un taux de perte de chance, et a statué sur les demandes de la caisse primaire d’assurance maladie de Paris au titre de ses débours. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute médicale, en lien avec les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : AARPI SERVIA BELBENOIT

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520226

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant espagnol, qui demandait la suspension de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre en 2021. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que l'atteinte aux libertés fondamentales (vie privée et familiale, liberté d'aller et venir) n'est ni grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier d'un changement de circonstances depuis l'intervention de la mesure d'éloignement. La requête est rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BENVENISTE

18 novembre 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504981

Avocat : CABINET BENITAH - CIAIS

17 novembre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510109

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence depuis le 4 août 2023, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État. La juridiction a constaté que la requérante a finalement été relogée le 24 avril 2025 et a limité la période de responsabilité de l'État à la période comprise entre le 5 février 2024 et cette date. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que les préjudices allégués, notamment le trouble de jouissance et les frais liés à l'occupation du logement, n'étaient pas suffisamment établis par les pièces du dossier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.

Avocat : BEN REHOUMA

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209424

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme H... B... et autres, ayants droit de M. F... B..., qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 70 000 euros chacun en réparation des préjudices résultant du décès de ce dernier par contamination au Covid-19. Le tribunal a estimé que la requête présentait des questions de droit identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d'État dans sa décision n°489593 du 16 octobre 2025, et a donc appliqué la même solution sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les requérants invoquaient des fautes de l'État liées à la gestion de la pandémie, mais le tribunal s'est référé aux dispositions du Préambule de la Constitution de 1946 et des articles L. 1411-1, L. 1142-8 et L. 1413-1 du code de la santé publique pour fonder son rejet.

Avocat : CABINET BENJAMIN ABRAHAM AVOCAT (SASU)

14 novembre 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301945

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. H... D..., M. F... D... et Mme G... A... afin d’obtenir la condamnation du CHU de Limoges, de son assureur et de l’Oniam à réparer les préjudices résultant d’un accident médical non fautif et d’une faute lors de la prise en charge de M. H... D.... La juridiction a retenu le principe de la responsabilité du CHU pour faute, ayant fait perdre à la victime 35 % de chance d’échapper aux conséquences dommageables, et a reconnu l’engagement de la solidarité nationale pour l’accident médical. La solution retenue consiste à indemniser les requérants selon une répartition entre la part imputable à la faute et celle relevant de la solidarité nationale, en appliquant les dispositions des I et II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN DENIS

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512197

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise concernant des désordres apparus sur un terrain de padel communal après sa réception. La commune de Meyreuil, maître d'ouvrage, sollicitait cette mesure pour évaluer les désordres et identifier leurs causes, en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre les sociétés Work and Padel et WP Constructions. Le tribunal a rejeté l'argument des sociétés défenderesses selon lequel la demande porterait sur une question de droit, jugeant l'expertise utile car elle vise uniquement à déterminer l'imputabilité technique des désordres. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée, aucune partie n'étant considérée comme perdante dans cette instance en référé.

Avocat : BENOIT

13 novembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430268

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait, sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), qu'il soit enjoint à l'État de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, suivant la notification de la décision de la commission de médiation. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) du code de justice administrative et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : BEN MANSOUR

12 novembre 2025