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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 498

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 755

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BENEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503602

Le Tribunal administratif de Toulouse annule l'arrêté du 12 mai 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne avait renouvelé l'assignation à résidence de M. B, ressortissant algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le préfet n'a pas justifié de diligences suffisantes auprès des autorités consulaires pour démontrer que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision accorde également l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : BENHAMIDA

17 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318170

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour pour études. La commission de recours avait fondé son refus sur le risque de détournement de l'objet du visa, estimant que le projet d'études n'était pas suffisamment sérieux et cohérent. Le tribunal a jugé que, malgré l'admission de l'intéressé à l'université d'Angers, les éléments fournis ne permettaient pas d'écarter ce risque, et a donc écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive (UE) 2016/801.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BENVENISTE

16 juin 2025• 9ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501986

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 4 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet. Sur le fond, il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée et des conditions du séjour de l'intéressé en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502552

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne obligeait M. B, ressortissant roumain et moldave, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux citoyens de l'Union européenne, alors que M. B relevait de l'article L. 251-1 du même code. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions relatives au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour sur le territoire français.

Avocat : BENAYAD

16 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508074

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme E F et à tous occupants de son chef de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe à Clisson. La solution retenue repose sur l'application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que l'intéressée se maintient indûment dans les lieux depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 16 septembre 2024. Le tribunal a jugé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, eu égard à la saturation du dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile en Loire-Atlantique, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, telle que la présence de trois enfants en bas âge, ne faisait obstacle à l'expulsion. L'autorisation a été donnée au préfet de procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et de faire évacuer les biens meubles aux frais et risques de l'occupante.

Avocat : BENVENISTE

13 juin 2025
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01609

Avocat : BENARROUS

12 juin 2025• 3ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512311

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de Mme B. Le juge a constaté que la condition d'urgence, nécessaire pour prononcer une suspension, n'était pas remplie en l'espèce. Par conséquent, la requête de Mme B a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENITEZ

11 juin 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506427

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le requérant demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer favorablement sur sa demande de changement de statut ou de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'avait pas présenté sa demande de changement de statut dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa demande ayant été déposée après l'expiration de son titre de séjour. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée non utile et la requête rejetée.

Avocat : BENIFLA

10 juin 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506424

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant ivoirien, à un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu des conséquences sur le droit au séjour et au travail de l'intéressé, et que la mesure était utile pour remédier à l'impossibilité de déposer sa demande via le téléservice. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEN GADI

10 juin 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506417

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet de la Seine-Saint-Denis pour qu'il la convoque et enregistre sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a rappelé le principe selon lequel l'administration doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, compte tenu des conséquences sur son droit au séjour et au travail. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure sollicitée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : BEN GADI

10 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310301

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du préfet du Var de renouveler sa carte nationale d'identité en raison d’une suspicion d’usurpation d’identité. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé aux vérifications nécessaires, conformément au décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955. Il a estimé que le refus était justifié par l’existence d’un doute sérieux sur l’identité de la requérante, sans que cela constitue une erreur manifeste d’appréciation ou une atteinte disproportionnée à sa liberté de circulation. Les conclusions à fin d’annulation ont donc été rejetées.

Avocat : BEN SOUSSAN

10 juin 2025• 10eme Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503354

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A B, ressortissant slovaque, d’une demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet du Tarn du 10 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant introduit son recours plus de six mois après la notification de la décision contestée, ce qui contredisait l’existence d’un préjudice grave et immédiat. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence justifiée.

Avocat : BENHAMIDA

6 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206310

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, épouse C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante, de nationalité italienne, invoquait une erreur manifeste d'appréciation, estimant que la condition d'insertion professionnelle ne lui était pas applicable en raison de son handicap. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement prendre en compte l'insertion professionnelle et les ressources, mais ne pouvait se fonder exclusivement sur l'insuffisance de ressources résultant d'un handicap. Cependant, il a estimé que la décision ministérielle était justifiée, car l'absence d'activité professionnelle et de ressources stables de Mme C, bien que liée à son handicap, ne démontrait pas une insertion professionnelle suffisante, et le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BENMANSOUR

6 juin 2025• 12eme chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01258

Avocat : BENSAHKOUN

5 juin 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503944

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté de la préfète de la Dordogne du 29 mai 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'interdiction de retour. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-8 et L. 612-10) ainsi que les conventions internationales précitées.

Avocat : BENOIT

5 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303535

Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) rejette la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Côte-d'Or de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et que le préfet a pu légalement refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituent les condamnations pénales répétées du requérant. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

5 juin 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410234

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 16 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice disposant d'une délégation régulière. Elle a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, le préfet ayant procédé à l'examen de la situation familiale et professionnelle de l'intéressé, et que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas établie, faute pour M. A de justifier d'une vie privée et familiale stable en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L.613-1, L.612-2, L.612-3) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BENHAMIDA

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504989

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les recours de Mme L, ressortissante congolaise, contre un arrêté du préfet de la Sarthe du 15 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, et contre un arrêté du 30 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la compétence du signataire était établie et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits invoqués. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Avocat : SELARL BENGONO

4 juin 2025• - Etrangers - 15 jours
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301152

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nîmes à la société CB Sud Invest pour le changement de destination d'un local en logement. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le dossier de demande n'était pas incomplet et que le projet ne méconnaissait pas les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ni les articles IIIUB4, IIIUB11 et IIIUB12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). En particulier, il a jugé que l'obligation de prévoir un local à déchets ne s'appliquait pas à ce projet de réhabilitation au sein d'un immeuble existant.

Avocat : DUHIL DE BENAZE

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301315

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 14 février 2023 par lequel le maire de Générargues a retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable tacitement accordée à Mme A pour la division d'un terrain. Le tribunal juge que l'avis défavorable du préfet du Gard, sur lequel se fondait le maire, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme. Il estime que le projet s'inscrit en continuité avec un groupe de constructions existantes, formant un même ensemble, et ne méconnaît donc pas le principe d'urbanisation en zone de montagne. La commune de Générargues est condamnée à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

3 juin 2025• 1ère Chambre