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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 803

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 969

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BENEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106848

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, gestionnaire du tiers payant pour des mutuelles, contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie dans le cadre d’une saisie administrative à tiers détenteur. La société soutenait notamment que les frais de transport médical d’urgence (SMUR) ne pouvaient être mis à la charge des mutuelles et que certains titres étaient infondés ou déjà payés. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’hôpital, faute de preuve suffisante de l’annulation d’un titre. Sur le fond, il a jugé que les frais de transport SMUR sont financés par la dotation nationale de missions d’intérêt général (article D. 162-6 du code de la sécurité sociale) et ne peuvent donc être facturés aux organismes complémentaires, annulant en conséquence les titres de recettes correspondants.

Avocat : BENSOUSSAN

14 octobre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402934

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était inopérant contre une décision implicite et que l'absence de motivation n'était pas illégale faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de preuve de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BENIFLA

14 octobre 2025• 6ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502518

Le Tribunal Administratif de Montreuil (4ème chambre) a annulé les décisions du 18 janvier 2025 par lesquelles le préfet de police de Paris avait obligé M. C..., ressortissant camerounain, à quitter le territoire français, refusé un délai de départ volontaire, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a retenu que le requérant était mineur à la date des décisions attaquées, ce qui faisait obstacle à l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont également été annulées.

Avocat : BEN GADI

14 octobre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512612

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de police du 8 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La formation de jugement a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été jugés inopérants, la décision ne portant pas sur un refus de titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

13 octobre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518280

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... C.... Ce dernier demandait l’injonction de délivrance d’un titre de séjour « salarié », en raison de l’absence de réponse à sa demande depuis janvier 2023. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née le 20 mai 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative fait obstacle à toute mesure utile en référé, en l’absence de péril grave. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : BEN YOUNES

13 octobre 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500866

Le Tribunal administratif de Caen a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et à des injonctions, après que le préfet du Calvados lui a délivré le titre sollicité le 28 juillet 2025. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Avocat : BEN-SAADI

13 octobre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506206

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande d'annulation de l'arrêté du 6 février 2018 était tardive, car cet acte se bornait à corriger une erreur matérielle et ne rouvrait pas le délai de recours contre le retrait du titre de séjour. Les décisions d'éloignement et de maintien en rétention du 6 avril 2018, notifiées le même jour, étaient également contestées hors délai. Enfin, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur l'interdiction du territoire français prononcée par une juridiction judiciaire. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : BENKHELOUF BASMA

10 octobre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515504

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté qu'aucune décision explicite de rejet n'avait été prise et que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la naissance d'une décision implicite n'était pas expiré à la date d'introduction du recours. En conséquence, la décision attaquée étant inexistante, les conclusions en annulation étaient insusceptibles de recours pour excès de pouvoir.

Avocat : BEN-SAADI SALOME

10 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500934

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. La juridiction a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. D... ne justifiait pas d'une résidence continue en France depuis dix ans, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, les injonctions et les frais de justice.

Avocat : BENLEBNA

10 octobre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509107

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B... contre le refus du préfet du Nord de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le mariage récent et l'absence de vie commune établie ne démontraient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENKHELOUF

10 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504198

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SELARL BENGONO

10 octobre 2025• 1ère Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517541

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision de transfert de la famille C... vers les autorités espagnoles. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit à la vie et à l'asile, en raison de l'absence d'information des autorités espagnoles sur l'état de santé de M. C..., nécessitant des dialyses trois fois par semaine. Le préfet de Maine-et-Loire ayant annulé la mesure de transfert contestée pour permettre la dialyse prévue, le juge constate que la décision attaquée a été implicitement retirée et qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'ordonnance admet provisoirement M. C... à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 550 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : BENVENISTE

10 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500936

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que la requérante, entrée sous couvert d'un visa "vie privée et familiale" et dont le séjour n'était plus régulier, relevait de la procédure d'introduction d'un salarié étranger. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit au regard des articles 3 et 9 de l'accord franco-marocain et des articles L. 5221-1 et R. 5221-1 du code du travail, ni d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle.

Avocat : BEN HASSINE

10 octobre 2025• 1ère chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528743

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, situé dans l’Essonne. Par ordonnance du 9 octobre 2025, le président du tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent.

Avocat : BEN MANSOUR

9 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517430

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a admis l'urgence, compte tenu de la situation de précarité du requérant, jeune majeur isolé dont la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prenait fin. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée.

Avocat : BENSADOUN

9 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517431

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a reconnu l'urgence, le requérant étant un jeune majeur isolé dont la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et la formation étaient compromises. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée.

Avocat : BENSADOUN

9 octobre 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01226

Avocat : BEN ACHOUR

9 octobre 2025• 6ème chambre (formation à 3)
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2200926

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Établissements Labarthe d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait de l’illégalité des décisions de l’inspecteur du travail et du ministre du travail autorisant le licenciement de son salarié protégé. Ces décisions, annulées par un jugement définitif du 16 juin 2020 pour vice de procédure (méconnaissance du principe du contradictoire), constituent une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Le tribunal rappelle que l’employeur peut obtenir réparation du préjudice direct et certain résultant de cette illégalité, mais qu’il peut être tenu compte d’une éventuelle faute de l’employeur dans la présentation des faits ayant conduit à l’autorisation.

Avocat : BENDAYAN

9 octobre 2025• CHAMBRE 2
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308929

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., agent de la commune de Vitry-sur-Seine, qui demandait la condamnation de celle-ci à lui verser 20 000 euros pour harcèlement moral et discrimination liée à son état de santé. La requérante n'a pas apporté d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, notamment concernant une surcharge de travail ou un comportement inapproprié de sa hiérarchie. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, reprenant l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, et a estimé que les faits allégués n'étaient pas établis. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.

Avocat : NOVEIR & BENSASSON

9 octobre 2025• 5ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528738

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant interdiction de retour sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans l’Essonne à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : BEN MANSOUR

9 octobre 2025