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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

478 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

478

Décisions totales

383 581

Ordonnances

241 475

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BERNARDEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500886

Le Tribunal administratif de Paris annule le refus implicite du préfet de police de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne de 75 ans. La décision est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de son séjour, de ses attaches familiales en France (trois fils, dont deux français), de sa dépendance médicale et de l'absence de liens en Algérie. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence « vie privée et familiale » dans un délai de trois mois, sans astreinte. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CABINET CAMBONIE BERNARD

2 octobre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516415

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête en référé suspension de M. B..., fonctionnaire des forces de l'ordre, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de l'intérieur. Le juge des référés se déclare incompétent territorialement au profit du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que l'agent était affecté dans le Val-d'Oise. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence, sans examen du bien-fondé de la demande de suspension.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BERNARD

1 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501088

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 20 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York, ainsi que de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur les dispositions de ces textes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : BERNARD

1 octobre 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303271

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... épouse D... d'une demande d'indemnisation de 2 500 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 25 janvier 2019. La carence fautive de l'État a été retenue à compter du 25 juillet 2019, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien dans un logement sur-occupé avec un enfant à charge a causé des troubles dans les conditions d'existence jusqu'au relogement en octobre 2020. Il a condamné l'État à verser à la requérante une somme de 2 500 euros en réparation de son préjudice, ainsi que 1 500 euros à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BERNARD

1 octobre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302323

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'un mur d'enceinte effondré le long de la route départementale 429, qui recherchait la responsabilité sans faute du département des Vosges. Le requérant n'a pas apporté la preuve d'un lien de causalité entre les désordres et la présence ou l'exécution de travaux sur l'ouvrage public (le fossé), le département ayant opposé l'antériorité du fossé et un défaut d'entretien du mur. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise, sans faire droit aux frais de justice demandés par les parties.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

30 septembre 2025• Chambre 1
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502871

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 3 septembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. D..., ressortissant russe, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de fait en se fondant sur un ancien numéro de dossier (AGDREF) lié à la demande d'asile du père décédé, sans examiner la nouvelle demande d'asile personnelle de l'intéressé, enregistrée sous un numéro distinct. Cette erreur a entaché la décision d'un défaut d'examen complet de la situation, en méconnaissance des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de cinq jours.

Avocat : BERNARD

29 septembre 2025• Autres délais-Etrangers-1
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303066

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 15 avril 2020, qui n'a reçu aucune proposition de relogement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, mais a tenu compte de la suspension des délais due à l'état d'urgence sanitaire (ordonnance du 25 mars 2020). La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme B... une somme de 1 500 euros, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : BERNARD

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500936

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A, ressortissante cambodgienne, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 4 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour six mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'absence de signature de l'acte en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire et, après avoir examiné les moyens, a annulé l'arrêté attaqué. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERNARD

22 septembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503381

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par l’association Umane d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Draguignan ordonnant la fermeture pour un mois de la MECS villa Lantana. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les conséquences invoquées par l’association (scolarité, soins, situation des salariés) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l’atteinte à l’ordre public constatée. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : BERNARD-CHATELOT

19 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402696

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. C... pour son absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en décembre 2021, vivait avec sa famille de sept personnes dans un logement de 20 m², ce qui constitue une situation de suroccupation engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant une carence fautive de l'État. Il a accordé 6 000 euros de dommages et intérêts pour les troubles subis jusqu'au relogement en septembre 2024, ainsi que 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BERNARD

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404811

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 7 631 euros à M. A... pour le préjudice subi suite au refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d'expulsion. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 1er octobre 2022, après un délai de deux mois suivant la demande, jusqu'à la libération des lieux le 10 mai 2023. Le tribunal a retenu une perte de loyers de 6 631 euros et un préjudice moral de 1 000 euros, rejetant les autres demandes faute de preuve. Cette solution s'appuie sur les principes de responsabilité des personnes publiques et l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : BERNARD

17 septembre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500925

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas la saisine du collège de l'OFII. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BERNARD

12 septembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502632

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme C... et de leurs enfants majeurs du logement qu'ils occupaient dans le cadre du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile à Epinal. La solution retenue est fondée sur le constat que le droit au maintien sur le territoire des intéressés avait pris fin suite au rejet de leurs demandes d'asile, et que leur maintien dans les lieux compromettait le fonctionnement normal du dispositif d'accueil. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la fin de l'hébergement au terme du mois suivant la perte du droit au maintien.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

12 septembre 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03003

Avocat : BERNARD

12 septembre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514788

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait déposé sa demande de renouvellement que moins de deux mois avant l'expiration de son titre, ce qui contredisait l'urgence présumée dans ce type de situation. En conséquence, la demande d'injonction et d'astreinte a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : BERNARD

3 septembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503355

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 26 juin 2025 invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les besoins professionnels et personnels invoqués par le requérant. Cette appréciation a été motivée par le comportement routier passé de M. A, qui avait fait l'objet de plusieurs infractions, dont une condamnation pour conduite sous l'emprise de stupéfiants (CBD) et des non-respects de feux rouges. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

3 septembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512652

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Vendée du 16 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. C pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré l'impossibilité économique pour sa société de mettre en place une solution alternative durant la suspension. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions subsidiaires tendant à l'autorisation de conduire un véhicule équipé d'un éthylotest anti-démarrage.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

12 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512311

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d'une décision 48SI du ministre de l'intérieur, a constaté un non-lieu à statuer. Cette décision, qui informait Mme B de la perte de validité de son permis de conduire, a perdu son objet car le ministre a produit un relevé attestant que le permis était redevenu valide. La requérante contestait la légalité des retraits de points pour des infractions qu'elle niait avoir commises, invoquant l'absence d'information préalable prévue à l'article L. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction mais a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

8 août 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502033

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la préfète des Vosges qui demandait l'expulsion d'une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'absence de preuve d'une notification régulière des décisions de rejet d'asile et de l'absence de mise en demeure préalable conforme aux articles R. 531-17 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

23 juillet 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03337

Avocat : BERNARD

11 juillet 2025• 4ème chambre