7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 248
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 4 mars 2025 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante géorgienne, et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'ancienneté du séjour de l'intéressée (plus de sept ans) et son excellente intégration scolaire, justifiant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert en Allemagne. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Désistement de requête. Le Tribunal Administratif de Nîmes donne acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa demande tendant à la condamnation du département de la Lozère au versement de frais liés à ses fonctions d'élue. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS
Avocat : ALBERTIN
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une ressortissante algérienne d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien valable un an. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERTIN
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SELARL BERTHIAUD ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité. Par un acte du 27 janvier 2026, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Avocat : GOUBERT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 1er décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en mentionnant les éléments de droit et de factuels issus du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert.
Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN
Litige relatif à la contestation d'une décision implicite de rejet d'Enedis concernant le retrait d'un poteau électrique situé sur une propriété privée à Milly-la-Forêt (Essonne). Le Tribunal administratif de Melun se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, car l'immeuble concerné se trouve dans le ressort du Tribunal administratif de Versailles. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette dernière juridiction.
Avocat : IMBERT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant égyptien. Le tribunal retient un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable pour tardiveté. L'affaire portait sur la contestation du tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police pour 2023. Le juge a constaté que le recours contre la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur, née du silence gardé sur une demande de retrait, avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois. Il a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ce dernier excluant les agents publics du bénéfice des règles sur l'accusé de réception.
Avocat : BERTON
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir l’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 784 euros. Le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier lui-même si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur justifient une remise, sans être lié par le quotient familial calculé par la caisse. Après avoir examiné les éléments du dossier, le tribunal a rejeté la requête de Mme C..., estimant que sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie. Cette décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : ROBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de permis de construire une maison individuelle avec démolition de l'existant, pris par le maire d'Eguilles le 5 septembre 2022. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article NB3 du règlement du plan d'occupation des sols (POS) de la commune, notamment en raison d'un accès insuffisant pour les véhicules et d'une desserte par une voie étroite (4 mètres) desservant plusieurs propriétés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans faire droit à la demande de régularisation fondée sur l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le maire de Sausset-les-Pins a refusé son permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision attaquée était purement confirmative de deux précédents refus devenus définitifs, en l'absence de changement dans les circonstances de fait ou de droit. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées, et M. B... a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., de nationalité guinéenne, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La décision, prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SCI Le Castellas contestant l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 14 novembre 2024, qui retirait un permis de construire tacite et opposait un sursis à statuer. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet de la SCI, compromettant l'exécution du futur plan local d'urbanisme, justifiait cette mesure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice, et la SCI a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Avocat : ALBERT ASSOCIES