7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
278 565
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : ALIBERT
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) rejette la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 122 500 euros en réparation du préjudice résultant de la délivrance d'un certificat d'urbanisme erroné en 2009, indiquant à tort que son terrain était constructible. Le tribunal reconnaît que l'État a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, les renseignements délivrés étant inexacts. Cependant, il accueille l'exception de déchéance quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La requérante, ayant eu connaissance du caractère non constructible de son terrain dès la notification d'un certificat d'urbanisme négatif le 8 janvier 2013, n'a formé sa demande indemnitaire préalable que le 28 décembre 2022, soit au-delà du délai de quatre ans, ce qui rend sa créance prescrite.
Avocat : HEMBERT
Le Tribunal Administratif d’Amiens (4ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... demandant l’annulation de l’arrêté du 3 août 2022 par lequel le maire de Mareuil-sur-Ourcq lui a refusé un permis de construire pour la surélévation d’un entrepôt avec changement de destination. Le tribunal a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article R. 431-9 du code de l’urbanisme était fondé, le plan de masse ne représentant pas les modalités de raccordement aux réseaux publics, même pour une construction existante. Il a également jugé que le motif tiré de la violation de l’article Ux 11 du plan local d’urbanisme était justifié, la toiture-terrasse projetée ne relevant pas des constructions à usage spécial autorisées par ce règlement.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & Associés
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 16 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également relevé que l'arrêté ne comportait pas de décision de refus de titre de séjour, rendant inopérant le moyen y afférent. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1.
Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un refus implicite d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, mais n'avait pas suivi la procédure préfectorale de prise de rendez-vous en ligne. Le tribunal a jugé que l'absence de dépôt de dossier sur la plateforme dédiée ne permettait pas de caractériser un refus d'enregistrement, la décision contestée étant inexistante. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet de police avait fait obligation de quitter le territoire français à Mme A..., ressortissante tunisienne. Le tribunal relève d'office que la mesure d'éloignement a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que Mme A..., mariée à un ressortissant d'un État membre de l'Union européenne, relevait des dispositions spécifiques de l'article L. 251-1 du même code. Cette erreur de base légale, qui n'a pas été régularisée par une substitution demandée par le préfet, entraîne l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de destination.
Avocat : BERTE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... visant à contester le refus implicite d'abroger un arrêté préfectoral du 24 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le refus d'abroger la décision de refus de séjour, car celle-ci produit tous ses effets dès son entrée en vigueur et ne peut faire l'objet d'une demande d'abrogation. En revanche, la demande d'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français est recevable, cette mesure continuant à produire des effets. Le tribunal a appliqué les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. M. B... s’étant désisté de ses conclusions principales, le juge lui a donné acte de ce désistement. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : LAMBERT
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant n’avait pas suivi la procédure de prise de rendez-vous en ligne mise en place par la préfecture, et n’établissait pas avoir été dans l’impossibilité de le faire. Le juge a estimé que l’intéressé n’avait pas fait l’objet d’un refus d’enregistrement, mais seulement d’un refus d’accès sans rendez-vous, et que sa requête était dirigée contre une décision inexistante. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D... épouse C... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour, mais le tribunal a jugé que cette décision était inexistante. En effet, Mme C... n'avait pas suivi la procédure de prise de rendez-vous en ligne mise en place par la préfecture, et s'était simplement vu refuser l'accès aux guichets sans rendez-vous. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, a donc rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l’intéressé n’avait pas suivi la procédure imposée par le préfet, consistant à solliciter un rendez-vous via une plateforme en ligne, et qu’il n’avait donc pas fait l’objet d’une décision de refus d’enregistrement. En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont été déclarées irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. C... qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant s'était présenté sans rendez-vous à la préfecture et n'avait pas utilisé la plateforme numérique prévue pour solliciter un rendez-vous, ni démontré être dans l'impossibilité de le faire. Le tribunal a considéré qu'aucun refus d'enregistrement n'était établi, la décision attaquée étant inexistante. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant sa remise aux autorités belges (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la secrétaire générale de la préfecture disposait d'une délégation de signature régulière pour signer les arrêtés. Il a également écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de vices de procédure concernant le règlement (UE) n° 603/2013 et le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Gard refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de M. A..., ressortissant algérien résidant en France depuis 60 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun doute sérieux n’entachait la légalité de la décision, fondée sur la menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : CHABBERT-MASSON