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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 069 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 069

Décisions totales

383 581

Ordonnances

247 803

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BESEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410301

Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour d'un an. La décision est annulée en raison d'une erreur de fait : le préfet avait mentionné à tort que l'intéressé n'avait entrepris aucune démarche de régularisation, alors qu'il avait déposé une pré-demande de titre de séjour. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ, fixation du pays, interdiction de retour) sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : BESSE

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415043

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 20 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a relevé que deux des trois condamnations invoquées par le préfet étaient en réalité attribuées à une autre personne, constituant une erreur de fait. La seule condamnation restante, pour conduite sans permis, n'était pas suffisante pour caractériser une menace à l'ordre public. En conséquence, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BESSE

7 novembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507339

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler durant cet examen.

Avocat : BESSE

7 novembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503662

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. E..., ressortissant turc, contestant un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire (arrêté du 20 février 2025) et une assignation à résidence (arrêté du 27 octobre 2025). La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, la méconnaissance des articles L. 424-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.

Avocat : TREBESSES

7 novembre 2025• Eloignement 72 heures
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503444

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre des décisions d’éloignement du 14 février 2025. Le juge a constaté que ces décisions visaient un autre individu, M. A... se disant D..., et que le requérant ne justifiait d’aucun intérêt à agir. En outre, M. B... n’a pas produit de décision le concernant personnellement, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, sans bénéficier de la dérogation prévue à l’article R. 922-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BESSE

7 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518084

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme D..., conjoint de ressortissant français, pour un motif de fraude non établi selon les requérants. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la séparation des époux et la précarité invoquée ne suffisant pas à la caractériser. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS (BESCOU SABATIER GUILLAUME)

5 novembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513544

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour pour deux enfants mineurs, contesté par leur mère. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu de les mettre à la charge de l’État.

Avocat : COMBES

5 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505733

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que l'arrêté ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B....

Avocat : BESSE

4 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413883

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été méconnu. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BESSE

4 novembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510104

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2208194 du 4 juin 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas réexaminé la situation de M. A... C... B... A... comme cela lui avait été enjoint. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète, à défaut d’exécution dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement. La décision ordonne également à la préfète de communiquer au tribunal les justificatifs des mesures prises pour exécuter le jugement initial.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

4 novembre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504590

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante colombienne, contestant l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressée ne justifiant pas de liens familiaux stables et intenses en France et conservant des attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : TREBESSES

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307635

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C... contre la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour deux ans. Le tribunal estime que le ministre a pu légalement se fonder sur l'absence d'insertion professionnelle stable et de ressources suffisantes, malgré les contraintes familiales liées à la maladie d'un enfant. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent d'apprécier l'opportunité d'une naturalisation. Aucune erreur de fait ou erreur manifeste d'appréciation n'est retenue.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS (BESCOU SABATIER GUILLAUME)

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405747

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 20 février 2024 refusant à M. A..., ressortissant marocain, la délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, les revenus de M. A..., nettement supérieurs au SMIC sur les trois années précédant sa demande, étaient stables et suffisants, et le simple changement d'employeurs ne démontrait pas une instabilité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai d'un mois.

Avocat : BESSE

4 novembre 2025• 2ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516196

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa demande, enregistré le 15 octobre 2025. Par ordonnance du 31 octobre 2025, la vice-présidente de la 1ère section a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond relatif au séjour des étrangers n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.

Avocat : BESSE

31 octobre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502325

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 1er mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet de permanence disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le maintien irrégulier de l'intéressée après expiration de son visa, en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : SARL BS2A BESCOU SABATIER AVOCATS ASSOCIES

31 octobre 2025• 3ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502485

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le requérant s’est désisté de son instance après le retrait de la décision attaquée par le préfet de l’Aude. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : TREBESSES

30 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410380

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction retient que le préfet a commis un défaut d'examen de la situation personnelle et professionnelle du requérant, notamment en omettant de prendre en compte ses démarches de régularisation et son emploi stable de six ans. La solution se fonde sur les articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BESSE

29 octobre 2025• 11ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404084

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le sous-directeur des visas avait rejeté le recours de Mme B... contre un refus de visa de long séjour en qualité d'ascendante à charge. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de cette autorité, car le visa sollicité était un visa de long séjour relevant de la compétence exclusive de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de faire réexaminer le recours par la commission compétente dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS (BESCOU SABATIER GUILLAUME)

28 octobre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403674

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme E... d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 21 février 2024, confirmant le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission avait fondé son refus sur le caractère non probant des documents d'état civil produits, ne permettant pas d'établir l'identité de la demanderesse et son lien avec le regroupant. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fondement des articles L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des conventions internationales précitées.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS (BESCOU SABATIER GUILLAUME)

28 octobre 2025• 11ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512334

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé-suspension par M. A..., salarié sur une base militaire, contestant l’abrogation de son habilitation « secret » par le délégué général pour l’armement. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas un risque imminent et certain de licenciement, et s’étant lui-même placé dans cette situation par une saisine tardive. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision d’abrogation.

Avocat : BESSON

24 octobre 2025