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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 425 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 425

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 656

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BESEffacer tout
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402964

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant à M. A, ressortissant tunisien, la délivrance d’un premier titre de séjour. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’illégalité pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. La solution est fondée sur le silence gardé par l’administration, conformément à l’article R. 311-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

1 avril 2025• 5ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502302

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante étrangère mineure de 16 ans, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la contestation relative à la possibilité de délivrer un titre de séjour à un mineur de 16 ans soulevait une difficulté sérieuse qu'il ne lui appartenait pas de trancher dans le cadre de la procédure d'urgence. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-3 n'étaient pas remplies, et les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)

31 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412605

Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de M. B D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 lui refusant un certificat de résidence, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a relevé que la décision de refus de titre de séjour était fondée à tort sur les dispositions du 1° de l'article L. 423-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicables aux ressortissants algériens régis par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour, en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

28 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309596

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision. Il a jugé que, malgré sa présence en France depuis neuf ans et la scolarisation de ses trois enfants, la requérante ne justifiait pas d'une insertion professionnelle suffisante et que le père de ses enfants résidait également en situation irrégulière, ce qui ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

27 mars 2025• 7ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401466

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 11 octobre 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de fixer un rendez-vous à M. C, ressortissant marocain, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal juge que, en l'absence de caractère abusif de la demande, l'administration avait l'obligation de fixer un rendez-vous pour permettre l'enregistrement de la demande et la délivrance d'un récépissé, conformément aux articles L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration et R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de rendez-vous, sans qu'il soit statué sur le refus de titre de séjour, ce dernier n'ayant pas été formellement opposé.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

27 mars 2025• 3ème chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400012

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de changement de statut de M. B, visant à obtenir un titre de séjour "salarié". Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois, sans toutefois imposer un sens particulier à la nouvelle décision.

Avocat : BESSIS-OSTY

27 mars 2025• 2ème Chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303407

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B ne justifiant pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, notamment en raison de sa présence récente en France et de ses attaches conservées au Maroc. Les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été validées par voie de conséquence.

Avocat : CABINET RABESANDRATANA

27 mars 2025• 2ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309881

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante tchadienne, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée-UE" sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou à titre subsidiaire une carte de séjour temporaire "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du même code. Le tribunal a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au renouvellement du titre de séjour, déjà accordé par la préfète. S'agissant de la demande de titre "salarié", le tribunal a jugé les conclusions irrecevables, car la demande avait été présentée par voie postale de manière irrégulière, ne faisant pas naître de décision implicite susceptible de recours, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État (CE, 10 octobre 2024, n° 493514).

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

27 mars 2025• 8ème chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01819

Avocat : SELARL BS2A - BESCOU & SABATIER

26 mars 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503061

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Rhône. La requérante s'est désistée après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, mais a maintenu ses demandes de frais de justice. Le juge a donné acte du désistement et a condamné l'État à verser 700 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

26 mars 2025
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500785

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi pris par le préfet de la Côte d'Or à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure devant la commission d'expulsion, de l'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public ou de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La condition d'urgence, pourtant présumée en matière d'expulsion, n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyens sérieux. La solution se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)

26 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200869

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 18 novembre 2021 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de M. A. Le tribunal juge que le motif retenu, une condamnation pour défaut d'assurance automobile en 2012, est trop ancien pour justifier un ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation. Il enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)

26 mars 2025• 2ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501719

Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant le transfert de M. A, ressortissant mauritanien, vers l'Espagne en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le juge a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 de ce règlement n'avait pas été mené par un agent qualifié, faute pour l'administration d'identifier l'agent autrement que par des initiales, ce qui ne permettait pas de vérifier sa compétence. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle et a conduit à l'annulation de l'arrêté. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile et de procéder à l'enregistrement de la demande.

Avocat : TREBESSES

26 mars 2025• Eloignement 72 heures
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501688

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme E et M. F, ressortissants algériens, contestant les arrêtés préfectoraux ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles, responsables de leur demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'entretien individuel avait été réalisé dans les conditions requises et que l'état de santé de Mme E ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire. En conséquence, les décisions de transfert vers l'Espagne ont été validées.

Avocat : TREBESSES

26 mars 2025• Eloignement 72 heures
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411504

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux Algériens, dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A au sens de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien.

Avocat : BESSE

26 mars 2025• 8ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309994

Le Tribunal Administratif de Lyon était saisi par M. B A, ressortissant tunisien, d’une demande d’annulation du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, la préfète du Rhône a pris une décision expresse le 14 octobre 2024, refusant le renouvellement pluriannuel mais délivrant un titre de séjour temporaire d’un an, laquelle s’est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a donc examiné la légalité de cette nouvelle décision au regard de l’article 7 quater de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le litige portait sur le droit au renouvellement d’un titre de séjour pour vie privée et familiale.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

25 mars 2025• 4ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406481

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, et l'interdiction de retour de douze mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour était fondé sur l'avis conforme du collège de médecins de l'OFII, requis par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres moyens, notamment tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

25 mars 2025• 1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406796

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 24 juin 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

25 mars 2025• 1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410316

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aude du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de section bénéficiant d'une délégation régulière en l'absence de ses supérieurs hiérarchiques. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que les moyens soulevés par le requérant ne soient retenus.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

25 mars 2025• 7ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406901

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

25 mars 2025• 4ème chambre