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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

325 741

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516740

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du 6 juin 2024. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de cinq personnes, occupant un logement de 52 m² pendant 22 mois.

Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518945

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B... pour le préjudice né de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 30 août 2023. La carence fautive de l'État a été établie, l'injonction de relogement sous astreinte prononcée le 30 juillet 2024 n'ayant pas été exécutée. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, hébergé par un tiers après son expulsion.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

30 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523929

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État (préfet des Hauts-de-Seine) pour inexécution d’une injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté l’ordonnance du 4 décembre 2025 dans le délai imparti, le juge a procédé à la liquidation de l’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Tout en retenant un retard de 46 jours, il a modéré le montant total dû par l’État à 1 000 euros pour éviter un enrichissement indu. La décision applique également les articles L. 911-6 du même code et L. 761-1 pour les frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

30 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600571

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait délivré à l'intéressé, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 avril 2026, lui permettant de maintenir ses droits. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN

30 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601022

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à contester la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

30 janvier 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302716

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Les Chevaux de Maracabre, qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Fayence lui refusant un permis de construire pour des boxes à chevaux. Le tribunal a estimé que le motif de refus fondé sur l’insuffisance des ressources en eau, en application des articles L. 111-11 et R. 111-2 du code de l’urbanisme, était justifié. Il a considéré que le projet, situé en zone N du PLU, aggravait les besoins en eau dans un secteur déjà en situation de pénurie, sans que la société démontre une solution alternative viable. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CABINET GARRY & ASSOCIES

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404774

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A... C..., mère d’une patiente décédée après avoir quitté sans autorisation le GHU Paris psychiatrie et neurosciences, a ordonné une expertise avant dire droit. La requérante soutient que des fautes dans la prise en charge psychiatrique de sa fille, notamment un défaut de surveillance, ont causé son préjudice moral. Le tribunal estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour se prononcer sur l’existence d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il ordonne donc une expertise psychiatrique pour évaluer la conformité des soins et la prévisibilité du passage à l’acte, avant de statuer sur la demande indemnitaire de 15 000 euros.

Avocat : CABINET LETU ITTAH ASSOCIES

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406435

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D..., médecin titulaire d’un diplôme tunisien, contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer en France la spécialité d’endocrinologie-diabétologie-nutrition. Le requérant invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure lié à la composition de la commission d’autorisation, et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était régulièrement signée, que la commission était valablement composée et que le CNG n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 4111-2 du code de la santé publique et la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019.

Avocat : CABINET POUPET & KACENELENBOGEN

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407526

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant son transfert de la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville à la maison centrale d’Ensisheim. Le tribunal a jugé que cette décision d’affectation constitue une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas une atteinte excessive à son droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. M. C... n’a pas démontré que l’éloignement de sa compagne et de sa sœur excédait les contraintes inhérentes à la détention. La requête a donc été déclarée irrecevable.

Avocat : CABINET BOULAY (SELARL)

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509249

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant marocain par le préfet de police. Le Tribunal administratif de Paris annule ces décisions pour erreur manifeste d’appréciation. Il retient que le requérant justifie d’une résidence habituelle en France depuis mai 2020 et d’une intégration significative par le travail en tant que pizzaïolo. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514520

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 29 avril 2025 par lequel le préfet de police avait obligé M. A..., ressortissant guinéen, à quitter le territoire français. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation familiale du requérant, père d'un enfant français, le préfet n'ayant pas suffisamment motivé sa décision sur ce point. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A... au titre des frais d'instance.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517146

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le Bangladesh comme pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne justifiant pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission au séjour.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536889

Le Tribunal administratif de Paris était saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur général de l’OFII du 15 décembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a octroyé ces conditions à titre rétroactif, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire et en condamnant l’OFII à verser 1 200 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

30 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536890

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de Mme A... C..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de police du 18 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 4, 5, 21, 22 et 26 du règlement UE n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée, les autorités belges ayant accepté la prise en charge, et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

30 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601647

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après s'être vu délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles, faute pour le conseil de justifier de l'obtention de l'aide juridictionnelle par son client.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

30 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512526

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 17 décembre 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais avait assigné à résidence Mme B..., ressortissante marocaine, pour une durée de quarante-cinq jours. Cette annulation est motivée par l'annulation préalable, par un jugement du même jour, de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 16 octobre 2025, privant ainsi la mesure d'assignation de base légale. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocate. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512527

Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 17 décembre 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais avait assigné à résidence M. C..., ressortissant marocain, pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur l'annulation préalable, par un jugement du même jour, de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 16 octobre 2025, privant ainsi l'assignation à résidence de base légale. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512691

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure avait été régulière et que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni défaut d'examen. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512761

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C... D..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Portugal comme pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La solution finale retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur les moyens communs à toutes les décisions attaquées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512767

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel le préfet du Nord obligeait M. B... à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui avait déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant l'édiction de l'arrêté. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe général du droit d'être entendu.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière