35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
337 977
Avec résumé IA
Avocat : SFJ CABINET LAHMANI
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Avocat : CABINET ATHON-PEREZ
Avocat : CABINET LALOS & CHAUMEIL
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui demandait une injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La juge des référés a également condamné l’État à verser la somme de 800 euros au conseil du requérant en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C..., ressortissant soudanais, contestant la décision du 6 octobre 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information et la méconnaissance du principe du contradictoire, en se fondant sur les dispositions des articles L. 551-10, L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une première demande de titre de séjour « jeune majeur ». Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car la clôture de la précédente demande en ligne était motivée par un dossier incomplet, et le requérant ne justifiait pas avoir régularisé sa situation depuis. En conséquence, la condition d’utilité de la mesure sollicitée n’était pas remplie. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CATHERINE OMEONGA
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A..., ressortissant turc. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en cas de refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du parcours et de la progression des études de l'intéressé, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le juge a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, estimant qu'aucune décision implicite de refus n'était née, la demande de l'intéressé ayant été clôturée au motif qu'il devait prendre rendez-vous en préfecture. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois invité M. B. à saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code pour obtenir un rendez-vous en urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F... alias D..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 27 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet du Puy-de-Dôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le signalement au système d'information Schengen, considérant qu'il ne s'agit pas d'une décision distincte. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien.
Avocat : CABINET D'AVOCATS HABILES
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Confédération nationale du travail-Région parisienne (CNT-RP) contestant la mise à sa charge de frais d'enlèvement d'affiches. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre du 12 mai 2022 et la décision implicite de rejet du recours administratif, car ces actes ne constituent pas des décisions faisant grief. Il a également déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître des conclusions relatives aux lettres des 29 novembre et 8 décembre 2022 émises par un commissaire de justice, relevant du contentieux judiciaire du recouvrement. En revanche, le tribunal a annulé l'avis des sommes à payer du 22 juin 2022, au motif que la Ville de Paris n'a pas démontré que les affiches litigieuses avaient été apposées à l'adresse indiquée, entachant ainsi la créance d'une erreur de fait. Cette annulation a été prononcée sur le fondement des principes généraux de la comptabilité publique et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris annule les décisions du 20 octobre 2025 par lesquelles le préfet de police avait imposé à M. B..., ressortissant marocain, une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour de trente-six mois. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance du champ d’application de la loi, dès lors qu’il est établi que l’intéressé était demandeur d’asile en Suisse, ce qui imposait une procédure de réadmission Dublin et non une obligation de quitter le territoire. Le tribunal enjoint également au préfet de police d’effacer le signalement de M. B... au fichier du système d’information Schengen. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 septembre 2025 refusant à Mme B... son inscription en troisième année à l’institut de formation en soins infirmiers. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante n’apportant pas la preuve d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, alors que l’année scolaire était déjà entamée. Aucun des moyens soulevés (irrégularité de la procédure, défaut de motivation, méconnaissance du droit d’être entendu, erreur de droit ou d’appréciation, violation de l’article L. 111-1 du code de l’éducation et de l’article 8 de la CEDH) n’a été examiné au fond, le défaut d’urgence suffisant à écarter la requête.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme C..., ressortissante équato-guinéenne, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, du défaut d'interprète et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 213-8-1 et R. 213-2.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant russe, qui contestait le refus du ministre de l’intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le requérant invoquait notamment des risques de persécution en Russie, des vices de procédure et une erreur d’appréciation. Le tribunal a estimé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 213-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les garanties procédurales prévues par ce code avaient été respectées. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contestant le renouvellement pour trois mois d'une mesure individuelle de contrôle et de surveillance prise par le ministre de l'intérieur sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Le requérant invoquait un vice de procédure (défaut d'information du procureur) et une erreur d'appréciation, faute d'éléments nouveaux justifiant le renouvellement. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d'information préalable du procureur était inopérant et que le renouvellement d'une telle mesure n'exige pas d'éléments nouveaux ou complémentaires, dès lors que les conditions initiales de la menace demeurent réunies. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame B... contre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). La requérante demandait la régularisation de la transmission de documents à la CPAM, l'annulation d'une demande de remboursement et des dommages et intérêts pour préjudices liés à un accident de travail et à des retards de paiement. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la transmission des documents, l'OFII ayant régularisé la situation, et a rejeté les autres conclusions comme étant irrecevables ou non fondées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PUBLICA AVOCATS
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial de M. D..., ressortissant géorgien réfugié, au profit de son épouse. La juridiction retient que la préfète de l'Essonne n'a pas communiqué les motifs de ce rejet malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. D... dans un délai d'un mois, sans astreinte. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET TUSHISHVILI
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. D... contestant sa mutation d’office et sa sortie de spécialité « aéronautique » prononcées par le ministre de l’intérieur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les préjudices professionnels et financiers invoqués ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de vices de procédure, de la méconnaissance du statut de lanceur d’alerte (articles L. 4122-4 du code de la défense et loi du 9 décembre 2016) et d’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Avocat : CABINET MDMH