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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

338 627

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
CAA31Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00275

Avocat : CABINET NEXUS CONSEIL

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504645

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 31 octobre 2023, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait toujours pas réexaminé la situation de M. A... B... ni délivré le récépissé de titre de séjour comme enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour de retard à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution du jugement dans un délai de quinze jours. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter une décision de justice antérieure.

Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A

6 novembre 2025• 1ère chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301415

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B..., agent du centre hospitalier universitaire de Nice, radiée des cadres pour abandon de poste après une mise en demeure de reprendre ses fonctions. La requérante contestait la légalité de ces décisions, arguant notamment de l'incompétence de leurs auteurs et d'une erreur de fait, car elle justifiait de prolongations d'arrêts maladie. Le tribunal a annulé la décision de radiation des cadres du 11 octobre 2022, estimant que l'administration ne pouvait légalement constater un abandon de poste dès lors que Mme B... avait produit, dans le délai de la mise en demeure, un justificatif médical prolongeant son arrêt de travail. En conséquence, les décisions de mise en demeure et les avis de sommes à payer pour absences injustifiées ont également été annulés, sur le fondement des principes régissant la situation d'abandon de poste dans la fonction publique.

Avocat : CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301746

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL RS Rénovation Père et Fils, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (exercice 2015) et des rappels de TVA (2014-2018), assortis de la majoration pour manquement délibéré. La société invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment le défaut de saisine de l’interlocuteur départemental, une motivation insuffisante des rectifications et des pénalités, ainsi que le bien-fondé des taux de TVA appliqués et de la déductibilité de certaines charges. Le tribunal a jugé que la demande de saisine de l’interlocuteur départemental était prématurée, faute pour la société d’avoir d’abord sollicité le supérieur hiérarchique du vérificateur, et a écarté l’ensemble des autres moyens comme infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 10 du livre des procédures fiscales et 1729 du code général des impôts.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PELLOUX

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301925

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015-2017, issues de revenus distribués par leur société. La juridiction a jugé que la proposition de rectification, bien que motivée par référence à un extrait de la vérification de la société, était suffisamment motivée et régulière. Le tribunal a considéré que l'administration avait correctement qualifié les dépenses litigieuses de revenus distribués sur le fondement du c de l'article 111 du code général des impôts, et que la majoration pour manquement délibéré était justifiée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PELLOUX

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304388

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait la décharge des impositions sur la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier à Cannes en 2020. Le requérant invoquait l'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts pour la première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous condition de remploi dans sa résidence principale à Paris. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au contribuable, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et que M. A... n'avait pas démontré avoir respecté le délai de remploi de vingt-quatre mois ni fourni les justificatifs nécessaires. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions établies.

Avocat : SELARL CABINET CHRISTIAN TOURRET

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400158

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la SARL Maroni Transports et Liaisons (MTL) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 7 septembre 2023 par lequel la maire de Saint-Laurent du Maroni a refusé un permis de construire pour des installations de stockage de carburant. La commune, bien que mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par la requérante. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-2 et L. 424-5 du code de l’urbanisme, relatifs au permis tacite et à son retrait. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la qualification juridique de la décision de refus au regard de ces textes.

Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIES

6 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206252

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme B... et de la société CO3, qui contestaient des rehaussements fiscaux liés à la surévaluation de titres apportés en 2016. L’administration fiscale avait estimé que la valorisation des parts de la société BCC, apportées par M. B... à la société CO3, était excessive au regard de leur cession ultérieure en 2017. Le tribunal a validé cette analyse, considérant que la différence de valeur constituait une libéralité imposable, en application des articles 38 et 109 du code général des impôts. Les requérants ont été déboutés de l’ensemble de leurs demandes.

Avocat : CABINET VLG VERMESSE LASBATS GUIDON

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503799

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les demandes de la société Clinique Paul Bert. Celle-ci contestait le refus de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite à exercer la chirurgie oncologique du rectum, ainsi que l’autorisation accordée au centre hospitalier de Sens pour cette même activité. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante n’établissant pas que les décisions contestées porteraient une atteinte grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux des patients. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN

6 novembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300632

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi de deux requêtes opposant la société Proxiserve à l’OPH Béziers Méditerranée Habitat, relatives à l’exécution d’un marché public d’entretien de logements sociaux. La société Proxiserve demandait le paiement de prestations (P2 et P3) et la décharge d’une facture de l’OPH, tandis que l’OPH réclamait le paiement de cette même facture. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Proxiserve et a fait droit à la demande reconventionnelle de l’OPH, condamnant la société à lui verser la somme de 353 891,85 euros hors taxes, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières du marché, notamment son article 10.2, et sur les principes généraux de la commande publique.

Avocat : CABINET PENTECOSTE ET ASSOCIÉS (SELAS)

6 novembre 2025• 4ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507339

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 juillet 2025 par laquelle le préfet de l’Hérault a refusé d’instruire la demande de renouvellement de titre de séjour de M. C.... Le juge a considéré que l’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas justifié avoir accompli les diligences nécessaires pour honorer les rendez-vous fixés par la préfecture, et qu’il conservait la possibilité de régulariser sa situation. Les moyens soulevés, tirés notamment du défaut de motivation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ont été écartés comme inopérants en l’absence de décision de refus de titre de séjour.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

6 novembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507597

Le Tribunal administratif de Montpellier annule l’arrêté du 17 octobre 2025 par lequel le préfet de l’Hérault avait obligé M. B... à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de quatre ans. La décision est fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, mais le préfet ne pouvait légalement l’appliquer car M. B... avait déposé une demande de renouvellement de titre de séjour avant l’édiction de la mesure. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

6 novembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506294

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé pour suspendre l’exécution d’un arrêté du maire de Langon refusant un permis de construire pour la reconstruction à l’identique d’une maison détruite par un incendie. Le requérant invoquait l’urgence, liée à la perte imminente de son logement temporaire, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, contestant notamment l’application du plan local d’urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La commune défendait la légalité de son refus en se fondant sur l’inconstructibilité en zone N, l’opposabilité du PPRI et des motifs de salubrité et de sécurité publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire porte sur l’application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 111-15 du code de l’urbanisme, et du règlement du PPRI.

Avocat : CABINET GERVAISE DUBOURG

6 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2103751

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 5 février 2021 par lequel le maire de Réaumont leur a refusé un permis d'aménager pour un lotissement de 3 lots. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car le recours gracieux avait été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET G. MOLLION

6 novembre 2025• 1ère Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501005

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, demandant l'annulation de l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet de l'Aube a ordonné son expulsion pour menace grave à l'ordre public. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et inopérant quant à l'invocation d'articles abrogés du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que la circulaire invoquée était dépourvue de valeur normative et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales et de la situation de l'intéressée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DAVID PARISON

6 novembre 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2102282

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Acofi Gestion d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour l’année 2013, portant notamment sur des dépenses de personnel et d’amortissement pour les sociétés Unipackaging, Vitrocelle et IC Pack. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en constatant un non-lieu à statuer à hauteur de 16 403 euros déjà restitués par l’administration, mais a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au CIR, le tribunal ayant estimé que les justifications apportées par la société requérante ne permettaient pas d’établir l’éligibilité des dépenses contestées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510379

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A..., ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Nord du 20 octobre 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant contestait notamment la motivation et la légalité de cette mesure, arguant qu’il disposait d’un droit au maintien sur le territoire en raison d’une demande de réexamen de sa demande d’asile en cours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision d’assignation à résidence était fondée sur les articles L. 752-1 et L. 542-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que le droit au maintien de l’intéressé avait pris fin suite à une précédente obligation de quitter le territoire français.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

6 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511847

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à un ressortissant yéménite, entré en France à 16 ans et dont le père bénéficie de la protection subsidiaire. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de ce titre aux enfants d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire dans l'année suivant leur dix-huitième anniversaire. Il enjoint au préfet de délivrer la carte sollicitée et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

6 novembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531994

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension de son licenciement prononcé par la ministre de l’éducation nationale. Le juge constate que M. B... était affecté à l’université d’Angers (Maine-et-Loire), ce qui rend le tribunal administratif de Nantes territorialement compétent en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 522-8-1 du même code.

Avocat : CABINET HOWARD

6 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2108533

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C..., aide-soignante, contestant un arrêté du 14 février 2020 fixant un taux d'invalidité insuffisant et demandant la reconnaissance de l'imputabilité au service de plusieurs pathologies (épaule gauche, tendinopathie du poignet droit, trouble anxiodépressif, maladie de Crohn). La juridiction a rejeté l'ensemble des conclusions, jugeant irrecevables les demandes de reconnaissance d'imputabilité faute de décision préalable ou pour tardiveté, et inopérant le moyen relatif à l'erreur de liquidation de la pension. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a constaté qu'elles étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État, et a également écarté les moyens fondés sur la responsabilité sans faute et le manquement à l'obligation de protection.

Avocat : CABINET VL AVOCATS

6 novembre 2025• 9ème chambre