35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
345 557
Avec résumé IA
Avocat : CABINET MUNIER-APAIRE
Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS
Avocat : CABINET TEN FRANCE
Avocat : CABINET LPA-CGR AVOCATS
Avocat : CABINET MDMH (SELARL)
Avocat : CABINET D'AVOCAT MAZAS
Avocat : CABINET VOLTA
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil. Celle-ci sollicitait une expertise avant travaux pour constater l'état des immeubles avoisinants le futur ouvrage de ventilation et de désenfumage de la ligne 15 du métro à Noisy-le-Sec. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un état des lieux contradictoire et, le cas échéant, de se prononcer sur les causes des dommages qui surviendraient pendant l'exécution des travaux.
Avocat : CABINET MOLAS-RIQUELME ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de Mme A..., ressortissante malienne, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en estimant à tort que la demande constituait un détournement de procédure, alors que l’interruption des études de l’intéressée était justifiée par des complications médicales liées à sa grossesse. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté préfectoral, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une carte de résident. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à M. A... une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 avril 2026, lui permettant de séjourner et travailler régulièrement. Cette délivrance a fait perdre à la requête son caractère d'urgence, condition nécessaire à la suspension demandée. En conséquence, la requête a été rejetée comme dépourvue d'urgence.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Avocat : SCP PIELBERG KOLENC;CABINET VEDESI;SCP CORNILLE - POUYANNE-FOUCHET
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 15 février 2024 par laquelle la ministre en charge du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'irrégularité de la procédure de consultation du CSE, la prescription des faits, et l'absence de lien avec le mandat électif. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code du travail et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ROBINET AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme E..., salariée protégée, contestant la décision du 15 février 2024 par laquelle la ministre du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire par l'association Odyneo. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions de Mme E... tendant à ce qu'il refuse lui-même l'autorisation de licenciement, au motif qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de se substituer à l'administration. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure devant le CSE, de la prescription des faits, de l'erreur de droit et du défaut de matérialité des faits. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation et a mis à la charge de Mme E... une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la commune de Saint-Simon-de-Bordes et deux communautés de communes d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté interministériel du 31 décembre 2022 établissant la liste des communes redevables de la taxe spéciale d’équipement au titre de l’article 1609 H du code général des impôts. Les requérantes contestaient notamment l’inclusion de certaines communes dans cette liste, en invoquant des erreurs de fait et d’appréciation ainsi qu’une méconnaissance du principe d’égalité. Par une décision distincte, le tribunal a refusé de transmettre au Conseil d’État la question prioritaire de constitutionnalité soulevée contre l’article 1609 H du CGI, estimant qu’elle était dépourvue de caractère sérieux. Le tribunal a ainsi rejeté l’ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
Avocat : CABINET ELIGE BORDEAUX (SAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 27 mars 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son employeur, SNCF Voyageurs, à procéder à sa mise à la réforme d'office. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision, et a donc déclaré irrecevables les conclusions à fin d'annulation. En conséquence, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CABINET HIRSCH AVOCATS ASSOCIES (SELARL)
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. C... A..., ressortissant égyptien, contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident, révélé par la délivrance d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le tribunal, constatant l'absence de production du préfet de police malgré une mise en demeure, applique l'article R. 612-6 du code de justice administrative et acquiesce aux faits exposés par le requérant. Il juge que la décision attaquée méconnaît l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident, et l'annule. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. C... A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Avocat : CABINET AEQUAE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 29 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision, notifiée à l’adresse indiquée par l’intéressé sans qu’il ait signalé son changement d’adresse, avait fait courir le délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme n’a pas été examiné au fond.
Avocat : CABINET CHASSIN, COURNOT-VERNAY (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du syndicat des copropriétaires d'un immeuble de Meaux. Cette mesure vise à constater et déterminer les causes des désordres (affaissement de chaussée et infiltrations) affectant l'immeuble, en lien avec un litige potentiel relevant de la compétence administrative. Le juge a admis l'intervention volontaire de la SCI Foc, propriétaire d'un immeuble mitoyen également impacté. La question des dépens, incluant les frais d'expertise, est réservée pour être tranchée ultérieurement en fonction de l'issue du litige au fond.
Avocat : CABINET BRIGITTE BEAUMONT
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant à M. B..., ressortissant indien, la délivrance d’une carte de résident en qualité de conjoint de français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, le requérant bénéficiant d’attestations de prolongation d’instruction et ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la suspension n’a pas été ordonnée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET SOPHIE MARECHAL