35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
291 963
Avec résumé IA
Avocat : CABINET MARCAULT DEROUARD
Avocat : CABINET LEXIPOLIS
Avocat : CABINET COUDRAY URBANLAW
Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE
Avocat : CABINET FLORENCE BARRAULT
Avocat : CABINET ARES
La SCI Whistler demande au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise le remboursement d'un crédit de TVA, estimant que son activité de location saisonnière de chalets meublés est une prestation para-hôtelière imposable et ouvre droit à déduction. Le tribunal, se fondant sur l'article 261 D du code général des impôts et la directive européenne 2006/112/CE, rejette sa demande. Il considère que la société n'apporte pas la preuve que son activité, exonérée de TVA, remplit les conditions légales pour être requalifiée en prestation taxable concurrente d'un service hôtelier.
Avocat : CABINET COBLENCE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d’Oise qui avait classé sans suite la demande de titre de séjour d’un ressortissant marocain. Le juge a estimé que le refus d’enregistrer la demande, fondé sur une insuffisance d’ancienneté de séjour, constituait une erreur de droit, car l’administration ne peut rejeter une demande que si le dossier est incomplet ou si la demande est abusive ou dilatoire, conformément aux articles R. 431-10 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet d’enregistrer la demande dans un délai d’un mois, mais a rejeté la demande d’autorisation provisoire de séjour et la condamnation de l’État aux dépens.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour et une injonction au préfet. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la demande a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET LOUISE PARIS AVOCATE
Avocat : CABINET TROJMAN-COHEN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'audition, et de la violation des droits liés à la procédure d'asile, au motif que le requérant n'avait pas présenté de demande d'asile en France. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 612-6 et L. 612-10.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Trigano MDC, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 instituant des servitudes d'utilité publique sur son ancien site industriel. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, qu'il ne crée pas de nouvelles obligations de surveillance pour l'ancien exploitant et que son périmètre, couvrant l'ensemble du site pollué, n'est pas excessif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 515-12 du code de l'environnement relatives aux servitudes sur les terrains pollués.
Avocat : CABINET ROUX PIQUOT-JOLY
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... F... visant à annuler trois arrêtés préfectoraux (5 juillet 2023, 15 novembre 2023, 17 mai 2024) la concernant en tant qu'ayant droit pour des travaux sur un ancien site. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la contestation de sa qualité d'ayant droit et l'invocation de la prescription trentenaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la remise en état des sites.
Avocat : CABINET BERGER ET ASSOCIES
La société Comet Sécurité privée contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que des pénalités, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé que la requête était partiellement irrecevable, notamment concernant certaines pénalités et intérêts de retard, car ceux-ci avaient fait l'objet d'un dégrèvement en application de l'article 1756 du code général des impôts, suite à la liquidation judiciaire de la société. Les autres moyens de la requête ont été examinés au fond et rejetés par la juridiction.
Avocat : CABINET MATTEI (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux de 2021. Le tribunal a jugé que les dépenses contestées pour la réfection de la toiture et les stores d'occultation ne constituaient pas un préalable indispensable ou indissociable de travaux d'économie d'énergie, condition nécessaire pour bénéficier du dégrèvement fiscal. La demande concernant les prestations d'ensemblier a été déclarée irrecevable, ces dépenses ayant déjà été incluses dans un dégrèvement antérieur.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux. La juridiction estime que le requérant n'a pas démontré que les travaux de remplacement de portes palières et de condamnation d'une colonne vide-ordures avaient pour objet direct de réaliser des économies d'énergie, condition essentielle du dispositif fiscal. Par conséquent, le rejet de la réclamation par l'administration fiscale est légal.
**Sujet principal** : Recours d'une société contre une imposition d'office (cotisation supplémentaire d'IS et rappels de TVA) suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la procédure d'évaluation d'office (article L. 74 du Livre des Procédures Fiscales) a été légalement appliquée en raison de l'opposition de fait au contrôle fiscal de la société. Par conséquent, conformément à l'article L. 193 du même code, la charge de la preuve de l'exagération des impositions incombe à la société requérante, qui ne l'a pas rapportée. **Textes appliqués** : Article L. 74 et article L. 193 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'Office Public de l'Habitat (OPH) Paris Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière au titre de 2022 pour des travaux d'éclairage et de remplacement de boîtes aux lettres. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve que ces dépenses, invoquées sur le fondement de l'article 1391 C du code général des impôts, améliorent effectivement l'accessibilité des logements pour les personnes en situation de handicap. Par conséquent, la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction de taxe foncière au titre de l'article 1391 C du code général des impôts pour des travaux de 2021. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve suffisante que les dépenses engagées pour la rénovation des faux-plafonds et des menuiseries vitrées ont effectivement amélioré l'accessibilité des lieux aux personnes handicapées, condition essentielle du dispositif fiscal. La décision s'appuie sur l'interprétation stricte des conditions posées par l'article 1391 C du CGI.