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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

354 077

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522071

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 28 mai 2025 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé les conditions matérielles d'accueil à Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et ne prenait pas en compte la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

10 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522075

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 28 juillet 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement UE n° 604/2013, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

10 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509884

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. C, professeur, contestant la décision du recteur de l'académie de Versailles du 22 juillet 2025 le plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 3 mai 2025, au lieu d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la baisse de rémunération et les difficultés financières invoquées, bien que réelles, ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu des ressources de son foyer et de l’absence de précarité avérée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET VL AVOCAT

10 septembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501106

Le Tribunal administratif de Bastia, saisi par M. D sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale afin d'évaluer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 10 octobre 2023. Le centre hospitalier ne s'est pas opposé à cette mesure. Le tribunal a désigné un expert avec une mission détaillée visant à déterminer les responsabilités, l'existence d'une éventuelle infection nosocomiale, et à évaluer les préjudices subis. La demande du centre hospitalier tendant à ce que les frais d'expertise soient avancés par le requérant a été rejetée comme prématurée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AB INITIO

10 septembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du département de la Drôme concernant les désordres affectant le collège Chalamel à Dieulefit, suite à des travaux d'extension et de restructuration réceptionnés en 2015. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a mis hors de cause la société SAPEC Rhône Alpes, dont l'intervention sur le chantier n'était pas établie, et a condamné le département à verser 1 500 euros à son assureur, AXA France IARD, au titre des frais de procès.

Avocat : CABINET EMMANUEL PERREAU

10 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411241

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 3 100 euros à M. B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 13 avril 2022. La carence fautive de l’État a été retenue à partir du 13 octobre 2022, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. L’indemnisation couvre les troubles dans les conditions d’existence d’une famille de cinq personnes, logée dans un appartement insalubre sans ascenseur, jusqu’au 12 juillet 2025.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

10 septembre 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500581

Cette décision du Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D A et de sa famille. Ceux-ci demandaient la communication, sous astreinte, du dossier médical de M. A afin de l'utiliser dans une procédure d'indemnisation pendante devant la cour d'appel de Fort-de-France. Le juge estime que cette demande est manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Par conséquent, il rejette la requête comme irrecevable en application de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HABERT & DAVID

10 septembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509552

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des parents d'un enfant décédé le 25 décembre 2023 après une prise en charge au centre hospitalier de Manosque. La juridiction a estimé que la demande était utile, car les complications survenues lors de l'hospitalisation étaient susceptibles d'engager la responsabilité de l'établissement. L'expertise, confiée à une pédiatre, devra déterminer si des manquements aux règles de l'art ou dans l'organisation du service ont été commis, et évaluer l'existence d'un lien de causalité avec le décès ainsi qu'une éventuelle perte de chance de survie.

Avocat : CABINET PREZIOSI-CECCALDI-ALBENOIS

10 septembre 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504516

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé par la préfète du Loiret pour suspendre une délibération de la commune de Saran maintenant à 100 % la rémunération des agents en congé de maladie ordinaire, en méconnaissance de l'article 189 de la loi de finances pour 2025 qui réduit ce traitement à 90 %. La commune soutenait que cette mesure relevait de la protection sociale complémentaire, librement accessible. Le juge des référés a examiné la légalité de la délibération au regard des articles L. 712-1 et L. 714-4 du code général de la fonction publique et du principe de parité entre fonctions publiques. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le cadre juridique appliqué inclut la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 et les décrets subséquents.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

10 septembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503613

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge d'ordonner son relogement sous astreinte, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation DALO. Le tribunal a jugé que le recours était irrecevable, car le requérant disposait d'une voie de recours spécifique prévue par les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, exclusive de toute autre action en référé "mesures utiles".

Avocat : HASENFRATZ CABINET

10 septembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514503

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... C... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’apportant pas la preuve d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 423-7 et L. 423-23, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 septembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515125

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, agent de l'hôpital Nord Ouest Val-d'Oise (NOVO), qui demandait la suspension de la décision du 8 juillet 2025 la retirant des équipes du SMUR et de l'unité mobile hospitalière paramédicalisée. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou professionnelle, les heures supplémentaires litigieuses ne présentant pas un caractère automatique et sa rémunération de base n'étant pas affectée. Par ailleurs, la requête a été jugée irrecevable, la décision contestée étant qualifiée de mesure d'ordre intérieur ne faisant pas grief, dès lors qu'elle n'entraînait pas de changement d'affectation ni de perte de prérogatives. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi du 22 avril 1905.

Avocat : CABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

9 septembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514559

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment tirés de l’erreur d’appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

9 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400976

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport péruvien falsifié. La société invoquait une méconnaissance du principe du contradictoire et une inexactitude matérielle, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les anomalies du document (absence d'éléments de sécurité filigranés) étaient décelables à l'œil nu. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

9 septembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413353

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Royal Air Maroc contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère mauritanienne sans visa valide. La société soutenait que la complexité des tampons sur le passeport rendait difficile le calcul du séjour, mais le tribunal a jugé que le visa était périmé car la passagère avait déjà séjourné 90 jours dans l'espace Schengen. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de réduction de l'amende, en application des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du règlement (UE) 2016/399.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

9 septembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522626

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de Mme E D, ressortissante djiboutienne, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, motivé par une demande d'asile tardive. En cours d'instance, l'OFII a rétroactivement octroyé ces conditions à compter de l'enregistrement de sa demande d'asile. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, devenues sans objet. Il a mis à la charge de l'OFII le versement de 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

9 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522627

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 30 juillet 2025 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé à M. C le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que le seul motif invoqué par l'OFII, à savoir que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours, n'est pas fondé, car M. C est entré en France le 12 juillet 2025 et non le 12 janvier 2025. La décision est annulée pour erreur de fait, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

9 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522628

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 24 juillet 2025 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé les conditions matérielles d'accueil à M. A G H, un ressortissant congolais demandeur d'asile. Le tribunal retient que, bien que l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permette un refus en cas de demande de réexamen, cette décision doit être motivée et prendre en compte la vulnérabilité du demandeur. En l'espèce, la décision attaquée ne fait pas état de l'évaluation de la vulnérabilité du requérant, pourtant requise par les articles L. 522-1 et R. 522-2 du même code, et ne mentionne pas les éléments médicaux produits. Par conséquent, la décision est entachée d'un défaut de motivation et méconnaît les dispositions précitées.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

9 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508059

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, ressortissant congolais, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir une injonction à l’encontre de la préfète de l’Essonne pour qu’elle lui fixe un rendez-vous en vue de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée. Il a relevé que si le dépôt de la demande dématérialisée remontait à plus de deux ans, cette durée, bien qu’importante, ne suffisait pas à établir une urgence justifiant une mesure prioritaire, et que le requérant n’apportait pas d’éléments particuliers démontrant une nécessité immédiate d’obtenir un rendez-vous. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

9 septembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502329

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de séjour prise par le préfet de la Haute-Loire à l’encontre de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant étant placé en rétention administrative et ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET JULIA BETTACH

9 septembre 2025