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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

366 889

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300967

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SAS JDF Logistics, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 101 205 euros au titre de l’exercice 2021. La société, active dans le transport et la logistique, avait engagé des dépenses pour un projet de gestion durable des emballages dans le e-commerce. Le tribunal a jugé que ce projet ne présentait pas le caractère d’opérations de recherche et de développement au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts, faute de nouveauté et de caractère substantiel, et que les dépenses de personnel et d’amortissement déclarées n’étaient pas réalistes. En conséquence, les conditions légales pour bénéficier du CIR n’étaient pas remplies.

Avocat : CABINET B & H

10 juin 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226903

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SAS Taillevent, exploitant un restaurant, contestant le refus de l'aide du fonds de solidarité pour mai 2021 et demandant réparation pour l'impossibilité de bénéficier de l'aide "coûts fixes". Le tribunal a constaté que l'administration avait accordé et versé l'aide du fonds de solidarité en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions principales et indemnitaires y afférentes. S'agissant de la demande relative à l'aide "coûts fixes", le tribunal a rejeté la faute de l'administration, estimant que le refus initial de l'aide du fonds de solidarité était fondé et que la demande d'aide "coûts fixes" était tardive. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions devenues sans objet et rejeté le surplus des demandes de la société.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET INTERVISTA (SELARL)

10 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303915

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, un contribuable ayant résidé temporairement en France sans sa famille, qui contestait son imposition distincte au titre de l’année 2019. Le tribunal a fait application des articles 6 et 196 bis du code général des impôts, jugeant que la séparation de toit avec son épouse, ayant cessé au 31 décembre 2019, ne présentait pas un caractère permanent. En conséquence, il a prononcé la décharge partielle de l’impôt sur le revenu litigieux, en ordonnant une imposition commune avec son épouse et ses enfants, et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET JULIEN, JEULIN ASSOCIES (SELARL)

10 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309366

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser les sociétés Baltimore et Chubb European Group SE pour les dégradations subies par l'hôtel Sofitel Paris Baltimore lors de la manifestation des "Gilets jaunes" du 1er décembre 2018. La responsabilité sans faute de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, les dommages résultant directement de délits commis par un attroupement. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet de police selon lequel les dégradations auraient été causées par un groupe organisé de "casseurs", retenant que les actes étaient liés à la manifestation. En conséquence, l'État a été condamné à verser 12 486 euros à la société Chubb European Group SE (subrogée dans les droits de l'assurée) et 3 238,50 euros à la société Baltimore (franchise et vétusté restées à sa charge), avec intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2022 et capitalisation.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322689

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage, en provenance de Sao Paulo. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, mentionnant un numéro de passeport, ne suffisait pas à établir que le document avait été présenté et ne comportait pas d'irrégularité manifeste au moment de l'embarquement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au transporteur de vérifier la validité des documents de voyage.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, ne comportant pas d'image du passeport, ne suffisait pas à prouver que le document avait été présenté et ne présentait pas d'irrégularité manifeste lors de l'embarquement. En conséquence, la société n'a pas établi bénéficier de l'exonération prévue à l'article L. 821-8 du même code.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400832

Le tribunal administratif de Paris annule le refus implicite du préfet de police de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. M. A justifie être marié à une ressortissante française, ce qui constitue une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie privée et familiale. La décision est annulée sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400978

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Royal Air Maroc contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. La société soutenait que le passager possédait un passeport lors de l'embarquement, détruit en cours de vol, mais n'a pas apporté de preuve suffisante. Le tribunal a appliqué les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports. La solution retenue confirme la responsabilité du transporteur aérien de vérifier la validité des documents de voyage au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402780

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas que les documents requis lui avaient été présentés au moment de l'embarquement et qu'ils ne comportaient pas d'élément d'irrégularité manifeste, comme l'exige l'article L. 821-8 du même code pour être exonérée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406951

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer à M. C, ressortissant malien, un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, qui avait été confié à l'aide sociale à l'enfance et avait demandé ce titre dans l'année suivant sa majorité. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sans astreinte. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410025

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. La société soutenait que le passager possédait un passeport valide lors de l'embarquement, comme l'attestait une copie d'écran du logiciel ALTEA. Le tribunal a jugé que cette seule copie d'écran, ne permettant pas de vérifier l'absence d'irrégularité manifeste du document, ne suffisait pas à établir que la société avait satisfait à son obligation de contrôle. La solution retenue applique les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01989

Avocat : CABINET LEXCAP RENNES

10 juin 2025• 5ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT02653

Avocat : CABINET LEXCAP RENNES

10 juin 2025• 5ème chambre
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE00534

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES

10 juin 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109508

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Esterra, qui demandait la condamnation de la Métropole européenne de Lille à l’indemniser pour des préjudices liés à l’exécution d’un marché public de gestion de déchetteries, en raison de modifications unilatérales et de suspensions partielles durant la crise sanitaire. Le tribunal a considéré que la Métropole n’avait pas méconnu ses obligations contractuelles ou réglementaires, notamment au regard de l’ordonnance n° 2020-319 et des principes d’équilibre financier du contrat, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes indemnitaires et subsidiaires, ainsi que des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201508

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d’un recours pour excès de pouvoir contre l’opposition du maire de Bully-les-Mines à une déclaration préalable de travaux pour l’installation d’un relais de radiotéléphonie. La société soutenait notamment que la décision méconnaissait les articles L. 111-11 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La société s’est toutefois désistée de sa requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS

10 juin 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306728

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 17 mars 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué la base légale de la décision de refus, initialement fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, par les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, applicable aux ressortissants sénégalais. Après avoir écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur d'appréciation sur le sérieux des études, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 juin 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407353

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du sous-préfet de Dunkerque du 21 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 421-1 du CESEDA et 8 de la CEDH, ainsi que le défaut d'examen sérieux, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410118

Le Tribunal administratif de Lille annule le refus implicite du préfet du Nord de délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à Mme B, ressortissante algérienne. La requérante justifiait de la détention d’un certificat « vie privée et familiale » et de cinq années de résidence régulière ininterrompue, remplissant ainsi les conditions de l’article 7 bis h) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai d’un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410530

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et précédé d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée. Il a également estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de précisions suffisantes sur la vie privée invoquée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 juin 2025• 2ème Chambre