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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

376 038

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207060

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de trois permis de construire par le maire d'Athis-Mons. Les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables car tardives, le recours gracieux ayant été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification des arrêtés. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, les moyens soulevés (incompétence, méconnaissance du délai de recours des tiers, impossibilité de retrait en raison de l'avancée des travaux, discrimination) étant infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIES

8 avril 2025• 9ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2201854

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, blessé par un tir de balle de défense lors d'une manifestation le 9 janvier 2020, qui demande la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le lanceur de balle de défense (LBD) n'est pas une arme présentant un danger exceptionnel, et que M. B, en tant que participant à l'attroupement, ne peut être regardé comme un tiers à l'opération de maintien de l'ordre, ce qui exclut l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État. En l'absence de faute lourde établie dans l'usage de l'arme, la responsabilité pour faute n'est pas non plus retenue. La décision s'appuie sur les articles L. 211-9 et R. 211-18 du code de la sécurité intérieure.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ARIE ALIMI AVOCAT (SELARL)

8 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205216

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. Antoine E, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d'Antibes Juan les Pins pour des fautes dans sa prise en charge médicale après un accident de la circulation en 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’un défaut d’immobilisation par corset ayant aggravé son état. La solution retenue limite l’indemnisation à 80 % des préjudices, conformément au rapport d’expertise, et accorde des sommes pour divers postes (frais divers, déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudices esthétique et sexuel), tout en rejetant la demande au titre de l’assistance par tierce personne et du préjudice d’agrément.

Avocat : CABINET CHAS

8 avril 2025• 5ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203663

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. A D, médecin principal des armées, contestant les décisions du ministre des armées refusant de reconnaître le lien au service de son état dépressif lors du renouvellement de ses congés de longue durée pour maladie (sixième, septième et huitième périodes). Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur de fait et d'appréciation en ignorant la dégradation pathogène de ses conditions de travail, ainsi qu'une erreur de droit en exigeant un lien direct et certain au lieu d'une simple présomption. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la défense.

Avocat : CABINET MDMH

8 avril 2025• 7ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500366

Le Tribunal administratif de Bastia a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, qui estime avoir subi des préjudices suite à sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 12 février 2021. La requête a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer d'éventuels manquements et d'évaluer les préjudices. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de justice. Un expert a été désigné pour analyser les soins prodigués, la conformité aux données de la science, et le lien de causalité entre les éventuelles fautes et les préjudices.

Avocat : CABINET D'AVOCATS GASQUET-SEATELLI

8 avril 2025
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401081

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Préservons Saint-Prix qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Saint-Prix à la société Nexity pour un ensemble immobilier de 38 logements. La juridiction a d'abord jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant sa requête irrecevable. Subsidiairement, les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des articles UB 4, UB 6 et UB 7 du plan local d'urbanisme, ainsi que l'illégalité de ce plan, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GENTILHOMME

8 avril 2025• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304580

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI CitizenM Paris Opéra Properties, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 concernant un immeuble parisien. La société soutenait que l'immeuble, en travaux pour un projet hôtelier, était impropre à toute utilisation au 1er janvier 2021. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné une démolition complète ni rendu le gros œuvre impropre à toute utilisation, l'immeuble conservant donc son caractère de propriété bâtie. La solution retenue est fondée sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence relative à la notion de propriété bâtie.

Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)

8 avril 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323254

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager algérien dépourvu de visa Schengen, son visa de long séjour étant limité aux départements d'outre-mer. La société soutenait une méconnaissance des droits de la défense et une inexactitude matérielle, mais le tribunal a jugé que la consultation du dossier, incluant des copies des documents, suffisait. Appliquant les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la société n'avait pas démontré avoir effectué une vérification normale et attentive des documents, le passeport ne comportant pas de visa Schengen valide. La décision de sanction a donc été confirmée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

8 avril 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425592

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. C. Le requérant, qui a subi des complications après une intervention à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, souhaite déterminer les préjudices subis et les responsabilités encourues. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge désigne trois experts pour examiner les soins prodigués et leur conformité aux règles de l’art. La mission confiée aux experts inclut l’analyse des diagnostics, des traitements et des conditions de prise en charge.

Avocat : CABINET BIROT-RAVAUT ET ASSOCIES - 33000

8 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502449

**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux publics de pose d'une protection solaire sur les espaces récréatifs de l'école élémentaire Jean Zay à Paris. **Juridiction :** Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande de la Ville de Paris et désigne une experte pour dresser un état des lieux contradictoire avant, pendant et après les travaux, afin de prévenir et constater d'éventuels dommages sur les avoisinants (notamment le parking voisin). **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire une expertise lors de l'exécution de travaux publics pour constater l'état des immeubles susceptibles d'être affectés.

Avocat : CABINET CASTON, TENDEIRO (SCP)

8 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2223858

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Infopromotions contestant le rejet de ses demandes d’aide du fonds de solidarité pour les mois de mai et septembre 2021. Le tribunal a jugé que la décision de rejet du 21 septembre 2022, fondée sur la clôture du fonds au 30 juin 2022, était illégale car la société remplissait les conditions du décret n° 2020-371 pour l’aide de mai 2021. En conséquence, il a annulé cette décision et enjoint à l’administration de verser 133 685 euros à la société pour mai 2021, tout en rejetant la demande pour septembre 2021 faute de justificatifs.

Avocat : CABINET LEXCAP (SELARL)

8 avril 2025• 2e Section - 1re Chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-22LY02537

Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

8 avril 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203355

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, militaire de la Légion étrangère, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de ses troubles psychiatriques. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi, malgré l'évocation d'un conflit hiérarchique. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, rappelant que la jurisprudence exige un lien direct et certain, et non une simple présomption, pour caractériser l'imputabilité au service. La décision s'appuie sur les articles L. 4138-12, R. 4138-47, R. 4138-48 et R. 4138-49 du code de la défense.

Avocat : CABINET MDMH

8 avril 2025• 7ème chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207615

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C E, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser, ainsi que sa défunte mère, des préjudices subis suite au décès de M. B E, survenu en 2000 des suites d'un cancer radio-induit contracté lors d'essais nucléaires en Polynésie. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la demande d'indemnisation déposée en 2014 par la veuve sur le fondement de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 n'avait pas interrompu le délai de prescription quadriennale pour les préjudices personnels de la requérante et de sa mère, ces dernières n'ayant pas agi dans les quatre ans suivant la connaissance du dommage. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Avocat : CABINET TTLA PARIS

8 avril 2025• 7ème chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300176

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 2 036,76 euros et la décision de la CAF des Pyrénées-Atlantiques de n'accorder qu'une remise partielle de 1 018,38 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre la décision initiale du 25 avril 2022, car la décision du 18 novembre 2022, prise après recours préalable obligatoire, s'y est substituée. Sur la décision de remise partielle, le tribunal a rappelé son office pour apprécier le bien-fondé de l'indu et de la remise, en application du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des moyens soulevés, notamment la bonne foi et la situation de précarité de la requérante.

Avocat : CABINET MONTOULIEU

8 avril 2025• JUGE UNIQUE 3
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300657

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Allier. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également considéré que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant ses propres règles de procédure. La décision s'appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HABILES

8 avril 2025• Chambre 3
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502673

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé après renvoi du Conseil d'État, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Nord le 1er août 2024 à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la menace grave et actuelle pour l'ordre public que représente l'intéressé, notamment en raison de ses condamnations pénales pour des faits de violence et de trafic de stupéfiants. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans retenir la violation alléguée de la vie privée et familiale.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

8 avril 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300699

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association DAMMO qui contestait le refus implicite du maire de Fleury-les-Aubrais de modifier un arrêté instaurant une zone de rencontre rue Lamartine. L'association invoquait notamment des manquements aux règles d'accessibilité pour les personnes handicapées et à la sécurité des piétons et cyclistes. Le tribunal a examiné la légalité du refus au regard des textes applicables, dont la loi du 11 février 2005 et l'arrêté du 15 janvier 2007, mais a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais) ont été rejetées.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

8 avril 2025• 5ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502457

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de l'Hérault d'instruire sa demande de changement de statut et de lui fixer un rendez-vous, en raison du risque de perdre son emploi. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l'exécution de la décision administrative de clôture de sa précédente demande de titre de séjour, ce qui rend la requête mal fondée. Les conclusions relatives aux frais de justice sont également rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

8 avril 2025
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2206422

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL City Development d’une demande d’indemnisation de 2 160 000 euros en réparation du préjudice résultant du refus illégal de permis de construire émis le 28 mai 2018 par la commune de Franconville-la-Garenne. Ce refus a été annulé par un jugement du tribunal du 25 juin 2019, confirmé par la cour administrative d’appel de Versailles le 23 septembre 2021, établissant ainsi une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Le tribunal a jugé que cette faute ouvre droit à réparation pour les préjudices directs et certains, sans que la gravité alléguée de la faute n’ait d’incidence sur le principe de responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, en lien avec les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

8 avril 2025• 8ème Chambre