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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401128

Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire de Pietrosella à la SARL Serra Corse MDB pour deux maisons à Cruciata. Le projet est jugé contraire à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme car il s'implante en discontinuité d'une agglomération ou d'un village existant. Le groupement de maisons de Cruciata, bien qu'ancien, ne constitue pas une agglomération ou un village au sens du PADDUC, faute de fonction structurante et de caractère stratégique. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS

18 mars 2025• 2ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502065

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet du Nord de renouveler son certificat de résidence de dix ans. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A bénéficiait d'un récépissé valable jusqu'au 18 mai 2025 et ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de signalements pour des faits graves. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

CABINET CENTAURE AVOCATS

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
18 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500594

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l’Allemagne prises par le préfet du Nord à l’encontre de Mme C et M. B, deux ressortissants nigérians demandeurs d’asile. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, estimant que les requérants n’avaient pas bénéficié d’un entretien individuel confidentiel distinct, en méconnaissance de l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer leur situation et de mettre à la charge de l’État les frais d’avocat, sans se prononcer sur le fond des autres moyens soulevés.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

18 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500595

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l’Allemagne prises par le préfet du Nord à l’encontre de Mme C et M. B, demandeurs d’asile. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, les requérants n’ayant pas bénéficié d’un entretien individuel confidentiel distinct, en méconnaissance de l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Cette irrégularité a privé les intéressés de la possibilité de faire valoir leurs craintes propres, justifiant l’annulation des décisions sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

18 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415780

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société civile immobilière Vignerons, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices. La société estimait avoir subi des dommages en raison de décisions du maire de Bondy (sursis à statuer, refus de permis, retrait de permis tacite) ayant entravé son projet immobilier, ces décisions ayant été annulées par le tribunal. Le juge des référés a considéré que la mesure d'expertise n'était pas utile, car la société disposait déjà d'éléments suffisants (estimation de pertes locatives et de surcoûts) pour engager un éventuel recours indemnitaire. La demande de la commune de Bondy au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET TAITHE PANASSAC ASSOCIÉS

18 mars 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300922

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme C d’une demande d’indemnisation à l’encontre de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) en raison d’un retard de diagnostic d’une tuberculose systémique, ayant entraîné une perte de chance de 70 % d’éviter des séquelles neurologiques. L’AP-HM s’en est remise à la sagesse du tribunal sur le principe de sa responsabilité. Le tribunal a appliqué le taux de perte de chance de 70 % pour réduire l’indemnisation due à la victime et aux tiers payeurs, notamment la CPAM des Bouches-du-Rhône, dont la créance a été fixée à 792 541,99 euros après application de ce taux. La décision s’est fondée sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale, et a précisé que les intérêts moratoires courent de plein droit à compter du jugement, conformément à l’article 1231-7 du code civil.

Avocat : CABINET PREZIOSI-CECCALDI-ALBENOIS

18 mars 2025• 7ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201203

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par M. et Mme C d’une demande d’indemnisation pour le refus implicite du préfet de la Corse-du-Sud de prêter le concours de la force publique afin d’exécuter une ordonnance d’expulsion du 17 juillet 2020. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution, en raison du refus illégal de concours. Le tribunal condamne l’État à verser aux requérants une indemnité de 8 756,33 euros, à parfaire jusqu’à la libération effective des lieux, en réparation du préjudice de jouissance subi.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI

18 mars 2025• 2ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2110000

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, suite à une vérification de comptabilité de l'entreprise individuelle de M. A. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les suppléments d'impôt sur le revenu, ceux-ci ayant été dégrevés par l'administration en cours d'instance. Sur le surplus, la solution retenue est le rejet des conclusions des requérants, le tribunal ayant écarté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé des rappels de TVA et des pénalités. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ANDRE HOIN & PARTENAIRES

18 mars 2025• 2ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2210524

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SA Klee Data System, qui sollicitait la restitution de sa créance de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2016, d’un montant total de 1 039 817 euros. La société contestait la remise en cause de l’éligibilité de quatre projets de recherche par l’administration fiscale, après vérification de comptabilité et expertise du ministère de l’enseignement supérieur. Le tribunal a jugé que la procédure d’imposition était régulière, estimant que la société avait bénéficié d’un recours hiérarchique effectif et que l’administration n’avait pas entravé son droit à l’interlocution régionale. Sur le fond, le tribunal a considéré que les dépenses litigieuses n’étaient pas éligibles au CIR au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts.

Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT

18 mars 2025• 2ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2111232

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société A, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour 2017 et 2018 assortis de pénalités pour manquement délibéré. La société soutenait que l’administration ne pouvait pas lui notifier de rectification après qu’elle a déposé une déclaration rectificative et payé les sommes dues avant le contrôle. Le tribunal a jugé que ce dépôt tardif, intervenu après l’expiration des délais légaux et après l’avis de vérification, ne faisait pas obstacle à la procédure de rectification, d’autant que la déclaration rectificative était erronée. La solution retenue s’appuie sur les articles 231 du code général des impôts et 369 de l’annexe III du même code.

Avocat : CABINET DELPEYROUX

18 mars 2025• 2ème Chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301512

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2023 autorisant la SAS Imerys Clerac à exploiter une carrière d'argiles et de sables à Clérac. La requérante invoquait une erreur d'appréciation concernant la capacité des routes départementales à supporter le trafic généré par l'exploitation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme B de justifier d'un intérêt suffisamment direct et certain pour agir, conformément aux articles L. 514-6 et L. 511-1 du code de l'environnement.

Avocat : CABINET BOIVIN ET ASSOCIES

18 mars 2025• 1ère chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202625

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'EIRL Jessica Marin contestant la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 23 mars 2022. Cette décision prononçait le déréférencement de l'entreprise de la plateforme "Mon Compte Formation" pour quatre mois et exigeait le remboursement de sommes pour des formations jugées inéligibles. Le tribunal a estimé que la requête était tardive, le recours gracieux ayant été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

18 mars 2025• 1ère chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308976

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait au regard des articles L. 423-23, L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET LEXGLOBE

17 mars 2025• 11ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409487

Le Tribunal administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute de preuve de la remise effective du titre. Il a jugé que M. B remplissait les conditions des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant de quatre années de résidence régulière avec une carte pluriannuelle. La solution retenue est l'annulation du refus implicite.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

17 mars 2025• 11ème chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500599

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 27 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que les décisions étaient légalement fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HABILES

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500372

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme B aux autorités italiennes. La requérante, enceinte de cinq mois et demi, contestait notamment la validité de l'accord des autorités italiennes. Le tribunal a jugé que la réponse des autorités italiennes ne pouvait être regardée comme un accord de prise en charge, en application de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013. Par conséquent, la décision de transfert a été annulée pour méconnaissance de ce règlement.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501003

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l’assignant à résidence pour 45 jours en vue de l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les efforts d’intégration sociale invoqués par le requérant ne constituaient pas une erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501839

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait la suspension du refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vices de procédure, méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500376

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du droit au respect de la vie privée et familiale, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, le requérant ne justifiant pas d'un titre de séjour valide et ayant été interpellé pour détention de stupéfiants.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201194

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SAS Le Week-End et de son gérant, M. A, pour occupation sans autorisation du domaine public maritime par un dépassement de 96 m² de la surface autorisée pour l’implantation de matelas et parasols. Le tribunal a rejeté les moyens d’irrégularité soulevés par les défendeurs, notamment l’absence d’assermentation des agents verbalisateurs et l’incompétence de l’auteur de la notification. Il a constaté que les faits constituaient une contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, réprimée par le décret n° 2003-172 du 25 février 2003. En conséquence, il a condamné solidairement la société et son gérant au paiement d’une amende et a ordonné la remise en état des lieux, autorisant le préfet à y procéder d’office aux frais des contrevenants.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

17 mars 2025• Magistrat statuant seul