35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET POLLONO
Avocat : CABINET ARES
Avocat : CABINET KALLIOPE
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement du 28 juin 2023, qui enjoignait au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet a justifié avoir convoqué l’intéressée pour lui remettre un récépissé et une carte de séjour pluriannuelle, ce qui n’a pas été contesté. Le tribunal a constaté que le jugement était désormais entièrement exécuté, bien que tardivement, et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LFMA (SELARL)
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de M. B C contestant un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 15 janvier 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation. Il juge que l'éloignement de M. A, ressortissant russe faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeure une perspective raisonnable, malgré l'absence de vols directs et son état de santé nécessitant des dialyses. La solution est fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Amundi Immobilier et des sociétés Reximmo, qui contestaient la décision du directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris du 8 juillet 2022. Le litige portait sur l'application du 4° du II de l'article 150 VB du code général des impôts, relatif au calcul de la plus-value de cession d'immeubles acquis dans le cadre d'une vente d'immeuble à rénover (VIR) et bénéficiant du dispositif "Malraux". Le tribunal a jugé que les dépenses de travaux, déjà prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu via la réduction d'impôt "Malraux", ne pouvaient pas être incluses dans le prix d'acquisition pour le calcul de la plus-value, conformément à l'exclusion prévue par le texte. La solution retenue confirme ainsi la position de l'administration fiscale, en application des articles 150 VB du code général des impôts et L. 262-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant chilien, qui contestait l'arrêté du 26 décembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que la procédure suivie était régulière. Il a également jugé que M. B n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour au Chili. La décision a été prise en application des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de Paris d'une demande d'expulsion de Mme C et de ses quatre enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupent indûment depuis le 1er février 2024. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme C, mais a fait droit à la demande préfectorale en ordonnant l'expulsion, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, l'occupation indue compromettant le fonctionnement normal du centre et l'accueil de nouveaux bénéficiaires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Cavaillon prononçant l'exclusion définitive de M. E, agent stagiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une situation de précarité financière suffisamment grave et immédiate. Par ailleurs, les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité de la procédure disciplinaire et du défaut de matérialité des faits, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY-BF2A
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B C contestant quatorze titres de perception émis par la commune du Castellet ou sa régie autonome pour des redevances d'occupation du domaine privé et des charges connexes, ainsi que deux saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions relatives aux titres de perception, car ils concernent l'occupation du domaine privé communal, relevant du droit privé. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations des saisies administratives à tiers détenteur relèvent également de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C comme portées devant une juridiction incompétente.
Avocat : CHASSANY QUENTIN (CABINET ADALTYS)
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, ressortissant irakien, pour contester l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a ordonné son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les textes cités, dont le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'affaire a été jugée en audience publique, avec admission provisoire à l'aide juridictionnelle pour le requérant.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B A, ressortissant irakien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 29 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant irakien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 10 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. Il a ensuite annulé l'arrêté de transfert, considérant que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, en raison de la présence d'un agent de sécurité lors de l'entretien, ce qui a porté atteinte aux droits du demandeur. La solution retenue est l'annulation de la décision de transfert pour vice de procédure.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de fixer un rendez-vous à une ressortissante palestinienne reconnue réfugiée, afin qu'elle puisse déposer une demande de carte de résident. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, la requérante étant dans l'impossibilité de déposer sa demande via la plateforme ANEF. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de quinze jours, sur le fondement des articles L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la communauté d'agglomération CAP Atlantique et son assureur, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'ordonner une expertise pour déterminer les causes des inondations survenues le 9 juin 2023 à La Baule-Escoublac et Pornichet, lors d'un épisode pluvieux ayant submergé la chaussée et inondé des sous-sols d'immeubles riverains de travaux de consolidation des réseaux d'assainissement et d'eaux pluviales. La juridiction a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour constater les désordres, en déterminer l'origine et les causes, et proposer des travaux de remédiation. La mission de l'expert inclut la description du réseau hydrographique et des ouvrages de gestion des eaux pluviales du bassin versant du cours de Mazy, ainsi que l'évaluation de l'impropriété à destination ou de l'atteinte à la solidité des ouvrages, rejetant les objections de la société Artelia qui y voyait un audit général. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux mesures d'instruction utiles.
Avocat : CABINET THOMAS PIERSON
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante érythréenne, qui contestait l'arrêté du 5 décembre 2024 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que de l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des conditions d'accueil en Italie. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 2 décembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que l'assignation à résidence était légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, applicable immédiatement, car l'obligation de quitter le territoire français datait de moins de trois ans. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, la seule circonstance de l'hébergement du requérant dans une communauté ne suffisant pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 28 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision se fonde notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE