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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210693

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante comorienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 28 juin 2022 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était signée par une autorité compétente et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante et sa connaissance limitée de la société et de la culture françaises. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

19 décembre 2024• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407187

Le Tribunal Administratif de Toulouse a suspendu l'exécution de la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois infligée à Mme A, aide-soignante en EHPAD et représentante syndicale. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la privation immédiate de traitement, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la sanction, jugée potentiellement disproportionnée au regard des faits, de l'absence d'antécédents disciplinaires et de l'avis du conseil de discipline. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

19 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429700

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Paris Habitat OPH. L'office public souhaitait qu'un expert soit désigné pour réaliser des constats avant et pendant les travaux de réhabilitation structurelle d'un local commercial, afin de prévenir d'éventuels litiges avec les propriétaires et occupants voisins. Le juge a ordonné une expertise confiée à M. B, avec une mission de constat préalable et la possibilité de se poursuivre après les travaux pour rechercher les causes des éventuels dommages.

Avocat : CABINET AD LITEM JURIS (SELARL)

19 décembre 2024
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2200529

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A D, agent de la communauté d'agglomération Les Sorgues du Comtat, qui contestait un arrêté du 7 décembre 2021 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie (ténosynovite de De Quervain). En cours d'instance, l'administration a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 26 mars 2024, faisant droit à la demande de l'agent. Mme D s'étant désistée de ses conclusions en annulation, le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : CABINET LEGITIMA

19 décembre 2024• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300575

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B, commerçant volant au marché aux puces de la porte de Montreuil, qui contestait son arrêté de radiation pris par la maire de Paris le 30 novembre 2022. Le tribunal qualifie cette mesure de police administrative et non de sanction, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il juge que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du même code a été respectée, M. B ayant été convoqué à un entretien et informé des griefs, sans justifier valablement son absence. Enfin, le tribunal estime que les faits d'altercation grave sont établis et que la radiation n'est pas disproportionnée, confirmant la légalité de la décision.

Avocat : CABINET SCP PIWNICA MOLINIE

19 décembre 2024• 4e Section - 1re Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301705

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A, qui imputait sa chute sur la voie publique le 17 mai 2021 à un défaut d'entretien normal d'un ouvrage public (un support de sac poubelle). La juridiction a estimé que le lien de causalité entre la chute et l'ouvrage public n'était pas établi, faute de preuves suffisantes sur la provenance du sac poubelle et l'état défectueux de l'équipement. La requête a été rejetée, et les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.

Avocat : CABINET D' AVOCATS PHILIPPE AUDOUIN

19 décembre 2024• 4ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2112043

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 à 2016, issues d’un contrôle fiscal de la société Eco Déco Plus dont il était gérant. Le tribunal a jugé inopérants les moyens relatifs à la procédure suivie contre la société, en raison du principe d’indépendance des procédures fiscales. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 55 du livre des procédures fiscales, sans autre précision dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et de l’obligation de payer.

Avocat : DBCJ AVOCATS - CABINET DE MELUN

19 décembre 2024• 9ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301446

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D contestant des impositions supplémentaires au titre de 2017, résultant de l'expiration du report d'imposition d'une plus-value d'apport de titres. Le tribunal a jugé que le montant de la plus-value imposable devait être calculé selon les règles d'assiette en vigueur à la date de l'apport (2013), et non à la date de l'événement mettant fin au report (2017). En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande de M. D en prononçant la décharge des impositions contestées, appliquant les articles 150-0 B ter et 200 A du code général des impôts.

Avocat : CABINET FIDAL

19 décembre 2024• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202964

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le maire d'Ivry-sur-Seine a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident cardiaque subi par M. A, infirmier municipal. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté ne comportant aucun énoncé des considérations de droit. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET COLL

19 décembre 2024• 5ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400016

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, un ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que M. A ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire et le délai de départ volontaire de trente jours ont été confirmés.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

19 décembre 2024• 6ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400017

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, ressortissante indonésienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 7 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour Mme B de justifier du caractère réel et sérieux de ses études. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

19 décembre 2024• 6ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322479

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête des consorts D, ayants droit de Mme H D, décédée le 6 juin 2012, qui imputaient sa mort à des fautes de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) lors de sa prise en charge. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'AP-HP pour un retard dans l'intubation et l'arrêt tardif du traitement anticoagulant, mais a écarté la faute concernant la ponction lombaire, qualifiée d'accident médical non fautif. La perte de chance d'éviter le décès a été fixée à 40 %, conduisant à une condamnation de l'AP-HP à verser aux requérants une somme limitée à 4 865,19 euros et à la CPAM de Paris une somme de 892,97 euros, en application des principes de responsabilité pour faute et des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BIROT-RAVAUT ET ASSOCIES - 33000

19 décembre 2024• 6e Section - 3e Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411375

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de remettre à Mme A la carte de résident déjà accordée à sa fille reconnue réfugiée, ou à défaut un document provisoire de séjour et de travail, sous quinze jours. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité administrative et sociale subie par la requérante et son enfant. La mesure a été jugée utile car elle ne contrarie aucune décision administrative, l'administration ayant déjà pris une décision favorable. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

19 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305796

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, fille d'un patient décédé le 4 juillet 2018 lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Toulouse. La requérante souhaitait déterminer les causes du décès en vue d'un éventuel recours indemnitaire, et ni le CHU ni la société Boston Scientific (fabricant du matériel) ne s'y sont opposés. Le juge a estimé la mesure utile, faute pour Mme B de disposer d'éléments suffisants sur d'éventuels manquements. La mission d'expertise portera notamment sur l'analyse du dossier médical et des circonstances de l'intervention.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA

19 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302304

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A, âgée de 81 ans, qui a chuté lors d'une hospitalisation au CHU de Toulouse en octobre 2021, entraînant une fracture du fémur. Elle sollicitait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer l'existence d'une faute dans l'organisation du service et évaluer ses préjudices. Le tribunal a partiellement accueilli la demande, mais a exclu de la mission de l'expert la qualification juridique des faits (notamment l'existence d'une faute), relevant que cette appréciation relève du seul juge du fond. L'expertise ordonnée se limitera à décrire les lésions, leur lien avec l'accident et les circonstances factuelles, sans se prononcer sur la responsabilité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA

19 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302553

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d’expertise présentée par Mme C, épouse A, qui souhaitait déterminer l’étendue de ses préjudices consécutifs à une intervention chirurgicale subie en 2018 au CHU de Toulouse. Le juge estime que la requérante est forclose, car elle n’a pas contesté dans les délais légaux la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable, notifiée le 16 janvier 2023. En application de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, l’expertise est refusée dès lors que le litige principal auquel elle se rattache apparaît irrecevable en raison de cette prescription.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA

19 décembre 2024
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416858

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, la requête ayant été jugée tardive car déposée au-delà du délai de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. B, bien que placé en rétention, ne justifiait pas avoir été empêché d'exercer son recours dans les délais.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

19 décembre 2024• Pôle Urgences (J.U)
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 490952

Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE

19 décembre 2024ECLI:FR:CESEC:2024:490952.20241219• Section du Contentieux
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210129

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision attaquée est suffisamment motivée et que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité n'est pas requise par les textes (articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Il juge également que l'OFII n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni ne s'est estimé en situation de compétence liée. La requête est donc rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

19 décembre 2024• 5ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2204062

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme B, aide-soignante, contestant deux sanctions disciplinaires prononcées par le centre hospitalier François Tosquelles : une exclusion temporaire de cinq mois (décision du 18 février 2022) et une suspension sans traitement de cinq mois (décision du 7 novembre 2022). La requérante invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure disciplinaire et le non-respect du principe du non-cumul des peines. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés étaient infondés et que les sanctions étaient proportionnées aux faits reprochés. Cette solution s’appuie sur les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°86-33 du 9 janvier 1986 relatives à la fonction publique hospitalière.

Avocat : CABINET CARREL

19 décembre 2024• 4ème Chambre