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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400017

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400017

jeudi 19 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400017
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCABINET BRANGEON DESCHAMPS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2024, et un mémoire, enregistré le 26 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Brangeon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre audit préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle lui serait refusée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de la même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;

En ce qui concerne spécifiquement la décision de refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France, elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne spécifiquement la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire telle que prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est fondée sur une décision de refus de séjour illégale ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :

- elle est dépourvue de base légale ;

- elle n'a pas été prise au terme d'une procédure contradictoire ;

- elle est entachée d'erreurs de droit en ce que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée et n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle refuse de lui accorder un délai supérieur à trente jours.

Par mémoire en défense, enregistré le 8 février 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 avril 2024.

Par une ordonnance du 10 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Meunier-Garner.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante indonésienne, est entrée en France le 22 août 2017, munie d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", valant titre de séjour du 10 août 2017 au 10 août 2018. Par la suite, elle a bénéficié de titres de séjour dont le dernier expirait le 30 novembre 2023. Le 3 novembre 2023, elle a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour en se prévalant, pour l'année universitaire 2023/2024, d'une inscription en deuxième année de licence de mécanique et de génie civile en aéronautique à l'Université Toulouse III Paul Sabatier. Par arrêté du 7 décembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

2. En premier lieu, il ressort des énonciations de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Garonne, après avoir visé, notamment, les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a exposé les raisons pour lesquelles il a considéré que l'intéressée ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'elle sollicitait en précisant que celle-ci ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Il a, en outre, énoncé des éléments suffisants sur sa situation familiale en relevant qu'elle est célibataire, que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables et qu'elle n'établit pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors que l'exigence de motivation n'implique pas que la décision mentionne l'ensemble des éléments particuliers de la situation de l'intéressée, le préfet a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour.

3. En deuxième lieu, en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire, prise, comme en l'espèce, sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du même code, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée doit être écarté.

4. En troisième lieu, le délai de trente jours accordé à Mme B pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français étant le délai de départ de droit commun fixé par les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et dès lors que la requérante n'établit pas ni même n'allègue avoir sollicité l'octroi d'un délai plus long, le préfet n'était pas tenu de motiver spécifiquement cette décision.

5. En quatrième et dernier lieu, la décision fixant le pays de renvoi attaquée, qui rappelle la nationalité de la requérante et mentionne que celle-ci n'est pas exposée à des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée.

6. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.

En ce qui concerne spécifiquement la décision de refus de titre de séjour :

7. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Le renouvellement de la carte de séjour portant la mention " étudiant " est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir. Il appartient ainsi au préfet de rechercher à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de sa progression dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant avec sérieux les études entreprises.

8. En l'espèce, il ressort des énonciations de l'arrêté attaqué que, pour refuser, sur le fondement des dispositions citées au point précédent, de renouveler le titre de séjour de Mme B, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur l'unique motif tiré de ce qu'elle ne justifiait pas du caractère réel et sérieux des études qu'elle suit en France.

9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, après avoir obtenu, au titre de l'année 2017/2018, un diplôme universitaire d'études françaises (DUEF), s'est inscrite, au titre de l'année 2018/2019, en première année de licence mention Portail Physique-chimie-sciences de l'ingénieur (PCSI) à l'université de Lyon 1, année au terme de laquelle elle a été ajournée. Elle s'est alors inscrite, pour l'année 2019/2020, en première année de licence mention mécanique à l'université Toulouse Paul Sabatier, qu'elle n'a toutefois validée qu'à l'issue de l'année universitaire suivante. Par la suite, elle a, lors des années 2021/2022 et 2022/2023, été inscrite en deuxième année de licence mention mécanique, qu'elle n'a, toutefois, pas validée. Il s'ensuit qu'à la date de l'arrêté attaqué, Mme B n'avait, après six ans d'études supérieures en France, obtenu aucun diplôme, hormis un DUEF en langue française. Si, pour justifier cette absence de progression dans ses études, la requérante se prévaut de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, d'une réforme de la notation à l'université survenue en septembre 2020, et de la circonstance qu'elle travaille dans le secteur de la restauration, à raison de quinze heures par mois, pour financer ses études, ces circonstances ne sauraient justifier ses échecs répétés et son absence de progression dans ses études durant l'ensemble de ses années d'études en France. Il s'ensuit que c'est par une exacte application des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de la Haute-Garonne a, par l'arrêté attaqué, refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B.

10. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée en France en septembre 2017 en vue d'y suivre des études, unique motif pour lequel elle a été autorisée à séjourner en France jusqu'à l'expiration de son dernier titre de séjour le 30 novembre 2023. En outre, il ressort des pièces du dossier que Mme B est, en France, célibataire et sans charge de famille alors qu'elle n'établit pas, ni même n'allègue, être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de sa vie. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle justifierait d'une intégration particulière en France. Ainsi, eu égard aux conditions du séjour en France de Mme B, le préfet de la Haute-Garonne n'a, par la décision entreprise, pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect à sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

12. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle de Mme B doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent.

En ce qui concerne spécifiquement la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, il résulte de l'ensemble des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français, des décisions par lesquelles l'administration octroie ou refuse un délai de départ volontaire, fixe le pays à destination duquel il sera reconduit et lui interdit le retour sur le territoire français. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code et prévoient notamment la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable à leur édiction, ne peuvent être utilement invoquées par Mme B à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

14. En deuxième lieu, et ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision de refus de titre de séjour attaquée n'est entachée d'aucune illégalité. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée n'est pas fondée et doit ainsi être écartée.

15. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation de la requérante doivent être écartés.

En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant un délai de départ volontaire à trente jours :

16. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, lequel ne repose sur l'invocation d'aucun fondement textuel, doit être écarté comme n'étant pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, à supposer que la requérante ait entendu, à l'appui de ce moyen, se prévaloir des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, celui-ci doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13 du présent jugement.

17. En deuxième lieu, à supposer que la requérante ait entendu exciper de l'illégalité des décisions attaquées lui refusant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français lorsqu'elle fait valoir que la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours est dépourvue de base légale, un tel moyen doit être écarté dès lors que, ainsi qu'il a été dit précédemment, ces deux premières décisions ne sont entachées d'aucune illégalité.

18. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne, qui a mentionné au sein de l'arrêté attaqué, que Mme B ne justifiait d'aucune circonstance particulière susceptible de lui ouvrir droit à ce qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé, se serait cru en situation de compétence liée pour fixer ce délai. Il suit de là que le moyen tiré d'une erreur de droit à s'être, à tort, cru en situation de compétence liée doit être écarté comme manquant en fait.

19. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation de Mme B avant de fixer à trente jours le délai de départ volontaire qui lui a été accordé.

20. En cinquième lieu, eu égard à la situation personnelle et familiale de Mme B, décrite aux points 9 et 11 du présent jugement, et qui ne permet pas d'identifier des circonstances exceptionnelles, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne, en accordant à la requérante un délai de départ volontaire de trente jours, aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

21. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante à l'instance, la somme que réclame, sur leur fondement, Mme B, que ce soit au bénéfice de son conseil ou à son propre bénéfice.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Brangeon et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Meunier-Garner, présidente,

Mme Bouisset, première conseillère,

M. Frindel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2024.

La présidente-rapporteure,

M-O. MEUNIER-GARNER

L'assesseure la plus ancienne,

K. BOUISSET

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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