50 270 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
50 270
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 717
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne tenant pas suffisamment compte de la vie privée et familiale établie du requérant en France (vie commune, Pacs, enfants). Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination sont également annulées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant lituanien. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet du Pas-de-Calais n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne démontrant pas, au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la présence de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. Les simples mentions au fichier des empreintes digitales et un placement en garde à vue ne permettaient pas, à eux seuls, d'établir cette menace.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la commune de Haguenau pour obtenir le paiement de travaux de réparation sur un parc de stationnement, en engageant principalement la garantie dommages-ouvrage de son assureur, Generali IARD, et subsidiairement la responsabilité décennale des entreprises de construction. Le tribunal a rejeté la requête principale contre l'assureur, considérant que les désordres allégués (corrosion et dysfonctionnements électriques) ne présentaient pas le caractère de vice décennal ouvrant droit à la garantie dommages-ouvrage, au sens des articles L. 242-1 du code des assurances et 1792 et suivants du code civil. En conséquence, les demandes subsidiaires à l'encontre des constructeurs et du contrôleur technique ont également été écartées.
Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé une décision de la commission départementale d'aménagement foncier de la Moselle modifiant un parcellaire après un remembrement. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en statuant sur la base de l'article L. 123-16 du code rural et de la pêche maritime, alors que la commune requérante n'avait pas la qualité de propriétaire ou de titulaire de droits réels nécessaire. La décision a également été annulée car elle modifiait les attributions de parcelles, dépassant ainsi le cadre légal de simple rectification des documents.
Avocat : SELAS CABINET DEVARENNE ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société Centrale Photovoltaïque de Saint-François visant à annuler une décision ministérielle du 18 novembre 2021 modifiant le tarif de son contrat d'achat d'électricité. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation était devenue sans objet, car l'administration avait déjà abrogé la décision litigieuse par un acte du 25 août 2023. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif concernant le non-lieu à statuer et fait référence à l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET OYAT
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a statué sur une demande d'annulation d'une décision implicite de refus de mandatement d'office par le président du conseil régional, suite à une condamnation de l'établissement public Guadeloupe Formation envers la société Orange. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête portant sur une somme déjà réglée avant l'introduction du recours, mais a examiné le surplus au fond. Il a appliqué les dispositions de la loi du 16 juillet 1980 (articles L. 911-9 et suivants du code de justice administrative) relatives à l'obligation de mandatement d'office par l'autorité de tutelle en cas de défaut de paiement d'une condamnation définitive par une personne publique.
Avocat : Cabinet PALMIER & Associé
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SMACL Assurances SA et de la commune de Nîmes de leur recours en indemnité contre la société Dalkia. Cette décision fait suite à un accord amiable intervenu entre les parties à l'issue d'une médiation. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : CABINET ABEILLE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir de la société SATTAM, qui contestait le rejet de son offre pour un marché public de travaux. La juridiction a jugé irrecevable sa demande d'annulation de la décision de rejet, considérant qu'un candidat évincé ne peut attaquer cette décision que dans le cadre d'un recours de pleine juridiction contestant la validité même du contrat attribué. Le tribunal a appliqué les principes de recevabilité des recours contre les décisions précontractuelles et a condamné la société requérante à verser 1 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Gas Paris concernant des rappels de TVA et pénalités pour la période 2016-2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification et de notification de la proposition de rectification par l'administration fiscale était régulière, notamment au regard des articles L. 49 et L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Il a également considéré que les conclusions de la requête étaient partiellement devenues sans objet suite à un dégrèvement partiel accordé par l'administration en 2024.
Avocat : CABINET BBLM (SCP)
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant guinéen et lui imposant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intégration du requérant résidant légalement en France depuis quinze ans. Le tribunal a enjoint au préfet de police de délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant égyptien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et une interdiction de retour de 36 mois. La juridiction a estimé que les décisions du préfet de police, prises suite à l'interpellation du requérant pour des faits de violence, n'étaient entachées ni d'incompétence, ni de défaut de motivation, ni d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L.612-2, L.612-3 et L. 612-6) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de situation personnelle justifiant la délivrance d'un titre au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA). Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de police, en réexaminant la situation conformément à une précédente annulation judiciaire, avait suffisamment motivé sa décision de rejet au regard des conditions des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était le recours contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu l'irrecevabilité car la requête, qui ne mentionnait pas le nom de la requérante, n'a pas été régularisée malgré une invitation du greffe, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS Une pièce en plus, qui sollicitait initialement la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 et 2024. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : CABINET FAREWELL TAX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Cormeilles-en-Parisis. Suite à une médiation acceptée par toutes les parties, le tribunal a homologué le protocole d'accord transactionnel conclu, mettant ainsi fin au litige. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4 et L. 213-7 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code civil relatives à la transaction.
Avocat : CABINET HÉLÈNE SOULIÉ
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque le préfet de police a délivré une carte de résident au requérant après l'introduction de son recours. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser au requérant 1 000 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir de Mme B... contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après que la requérante n'a pas répondu à une mise en demeure de compléter son dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La juridiction fonde sa décision sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et rejette la requête comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Avocat : CABINET EARTH AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale clôturant une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé, notamment au regard des articles R. 431-10 et R. 431-11 du CESEDA. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)