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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 757

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520477

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'ancienneté du séjour du requérant (plus de quatre ans), de son emploi stable en CDI et de ses attaches familiales en France (vie commune avec sa compagne et leurs deux enfants scolarisés). Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois, en se fondant notamment sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

13 février 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537964

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert Dublin. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision du préfet de police était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à la motivation. Il a toutefois admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III (UE n°604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

13 février 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604026

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation des arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour pris à l'encontre d'un ressortissant mauricien. La juridiction estime que les décisions attaquées, prises par une autorité compétente en vertu d'une délégation, sont suffisamment motivées et résultent d'un examen individuel de la situation du requérant. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

13 février 2026• 8e Section - MESD
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209304

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne mettant fin à la prise en charge de son accident de service. La juridiction a jugé que la décision contestée était régulière, considérant que l'état de santé de la requérante, consolidé selon l'avis de la commission de réforme, ne justifiait plus le maintien du congé pour invalidité temporaire imputable au service. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment les articles L. 822-18 et L. 822-21, relatives à l'imputabilité au service et au droit au congé pour invalidité temporaire.

Avocat : CABINET CASSEL

13 février 2026• 10ème chambre
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2400016

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. B... C... A... qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'immatriculation de six véhicules à son nom. Le requérant invoquait une méconnaissance du code de la route local et de la délibération n°2009-84 CT. La collectivité a sollicité une substitution de motif, fondée sur l'article 7 de l'annexe 1 du code de la route de Saint-Barthélemy, que le tribunal a retenue comme légalement justifiée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET DESTARAC SBH PARTNERS

13 février 2026• 1ère Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300722

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Holding Paola Tito, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse d’un montant de 55 016,93 euros au titre de l’exercice 2021. La société soutenait que les travaux de rénovation de l’hôtel Castel d’Orcino étaient éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, mais l’administration fiscale n’a accordé qu’un remboursement partiel. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’éligibilité des investissements, le principe d’égalité, la sécurité juridique et la non-rétroactivité, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués en faveur de la requérante.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200280

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Espace Aicardi, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société n’a pas démontré avoir régularisé la TVA non collectée sur les ventes au comptoir, les inscriptions comptables invoquées ne correspondant pas à cette régularisation. Le tribunal a également relevé que la réclamation préalable concernant une somme de 24 446 euros était irrecevable car prématurée. La décision s’appuie sur les articles 256 du code général des impôts et les règles de procédure fiscale.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FIDUCIAIRE JURIDIQUE ET FISCALE DE FRANCE FIDAL

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200610

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Demedardi, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2016 à 2018. La société avait déduit une perte exceptionnelle liée à la démolition d’un bâtiment acquis, mais l’administration fiscale a requalifié cette opération, estimant que l’acquisition visait à construire un immeuble neuf sur le même terrain. Le tribunal a jugé que la valeur du bâtiment démoli devait être incorporée au prix de revient de la construction nouvelle, conformément à l’article 38 du code général des impôts, et a rejeté tant la demande principale de décharge que la demande subsidiaire d’amortissement complémentaire.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SOFIRAL

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200673

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du CGI) au titre de l'année 2020, à hauteur de 213 150 euros. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale, soutenant que l'activité de la SAS Investicasa, dont M. B... est associé, relevait de la para-hôtellerie (activité commerciale éligible) et non de la location de meublés de tourisme (activité exclue). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'activité de location des villas meublées, à l'usage exclusif des locataires et pour des séjours de courte durée, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme définie par l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, et était donc exclue du bénéfice du crédit d'impôt. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code du tourisme.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DEWOLF

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200697

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... tendant à être déchargé de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Le requérant contestait la régularité de la procédure, arguant d'un cumul irrégulier entre un examen de comptabilité et un contrôle sur pièces, et d'une absence de débat oral et contradictoire. Le tribunal a jugé que ce cumul de procédures était légal au regard de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales et que l'absence de contrôle sur place ne privait pas le contribuable d'un débat oral. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés par M. A....

Avocat : CABINET D'AVOCATS PIERI ROCCHESANI

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201601

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté les demandes de la SAS Numéricompta. Celle-ci sollicitait le remboursement de crédits d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) d'un montant total de 510 204 euros au titre des années 2018 et 2019, pour le développement d'un logiciel comptable utilisant l'intelligence artificielle. Le tribunal a jugé que les travaux présentés ne constituaient pas des opérations de recherche éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, et a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FIDUCIAIRE JURIDIQUE ET FISCALE DE FRANCE FIDAL

13 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402378

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Haute-Garonne refusant de lui octroyer une orientation professionnelle spécifique en établissement médico-social. La requérante soutenait une insuffisance de motivation et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 février 2026.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

13 février 2026• Cellule juge unique
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2206338

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. D..., sapeur-pompier professionnel, contestant la décision du 27 octobre 2022 du SDIS des Côtes-d'Armor le déchargeant de ses fonctions avec maintien de sa rémunération, en raison d'un schéma vaccinal contre la Covid-19 jugé incomplet. Le tribunal a rejeté les moyens de légalité externe, estimant que la décision était signée par une autorité compétente (le directeur départemental bénéficiant d'une délégation) et qu'elle était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse se fonde sur la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et le décret n° 2022-1097 du 30 juillet 2022.

Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA

13 février 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203333

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 27 septembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Père-en-Retz a constaté la désaffectation et le déclassement d'une partie de la parcelle AH 301. Le tribunal a jugé que l'ordre du jour était suffisamment précis et que l'absence de consultation des riverains n'était pas requise par les textes. Il a également estimé que la désaffectation était établie, le bien n'étant plus affecté à l'usage direct du public, et que le déclassement poursuivait un but d'intérêt général, écartant ainsi le détournement de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article L. 2141-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : CABINET POLYTHETIS

13 février 2026• 1ère Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300370

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le litige portait sur la réintégration dans les bénéfices de sa société de charges liées à une résidence qu'il occupait, considérée comme un avantage anormal. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les dispositions du 4° de l'article 39 et de l'article 111 du code général des impôts, estimant que la mise à disposition gratuite du bien constituait un avantage taxable pour le dirigeant.

Avocat : CABINET ORVA AVOCATS

13 février 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300826

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SARL Besiktas, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et amende) suite au rejet de sa comptabilité. Le tribunal a estimé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration, fondée sur les achats de boissons, n'était pas entachée d'erreur manifeste et que les arguments de la société pour l'infirmer n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL CABINET F.NAIM

13 février 2026• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600190

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Finlande, État membre responsable selon le règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était régulière, notamment au regard des vérifications effectuées via le système Eurodac et de l'acceptation de reprise en charge par les autorités finlandaises. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

13 février 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600446

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prononcer ce transfert, l'Espagne étant l'État membre responsable de l'examen de sa demande d'asile en application des articles 13 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013, ses empreintes ayant été préalablement enregistrées sur son territoire. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

13 février 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600646

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. E... B... C... visant à annuler une décision de transfert vers la Lituanie et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure de détermination de l'État responsable (Règlement Dublin III) et aux conditions de l'assignation à résidence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

13 février 2026• Reconduite à la frontière
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400429

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe s'est prononcé sur un litige opposant la société Urba à la société immobilière de Guadeloupe (SIG) concernant l'exécution d'un marché de travaux d'aménagement d'un écoquartier. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la SIG, en jugeant que le contrat, bien que conclu entre deux personnes privées, relevait du droit administratif car les travaux, réalisés par une société d'économie mixte, répondaient à une fin d'intérêt général et constituaient des travaux publics. La solution retenue est fondée sur les principes jurisprudentiels relatifs à la qualification des travaux publics et à la compétence de la juridiction administrative.

Avocat : Cabinet LERINS & BCW

13 février 2026• 1ère Chambre