3 958 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 958
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 274
Avec résumé IA
Avocat : CARBONETTO
Avocat : LEBON
Avocat : GABON
Avocat : BONNET
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a mis fin à une suspension d'exécution d'une autorisation d'urbanisme. La société TDF avait obtenu la levée de la suspension, initialement prononcée pour vice de hauteur de clôture, après avoir régularisé ce point par un arrêté modificatif. Le juge a rejeté les autres moyens d'illégalité soulevés par un riverain, estimant qu'ils ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation, et a appliqué les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône d'antenne-relais par la société TDF. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'intérêt public de la couverture mobile et qu'un doute sérieux existait sur la légalité des motifs d'opposition. Il a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition provisoire et a condamné la commune aux dépens, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle et familiale. Il a par ailleurs opéré une substitution de base légale, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme fondement légal régulier de la mesure.
Avocat : BONVARLET EMILIE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un référé-suspension par la société TDF contre un arrêté municipal d'Uchizy s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, au regard de la bonne couverture mobile existante sur la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives au contrôle des constructions.
Avocat : BON-JULIEN EMANUELLE
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable et de condamnation aux frais irrépétibles dans le cadre d'un litige relatif à la prise en charge hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne une expertise médicale (confiée à un chirurgien orthopédiste) pour déterminer si les soins prodigués par le centre hospitalier étaient conformes aux règles de l'art, mais rejette la demande de condamnation de l'hôpital au paiement de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles. **Textes appliqués** : L'expertise est ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée, le juge estimant qu'il n'y a pas lieu, en l'espèce, de condamner l'hôpital à ces frais.
Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant paraguayen. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale, car l'intéressé, en situation irrégulière et interpellé pour violences aggravées, constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a annulé l'interdiction de retour pour un an, estimant que sa motivation était insuffisante et qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. Les conclusions concernant le signalement Schengen ont été déclarées irrecevables, n'étant pas dirigées contre une décision.
Avocat : CABINET ZOÉ DUBOIS-BONNET
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la commune bénéficiant déjà d'une bonne couverture mobile selon les cartes de l'Arcep, et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la décision du maire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux déclarations préalables et à leur instruction.
**Sujet principal** : Annulation d'une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de reconduite à la frontière). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée, considérant qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité particulière de la requérante (enceinte et accompagnée de deux enfants mineurs, sans ressources ni hébergement stable). **Textes appliqués** : Articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la motivation des décisions et à l'évaluation de la vulnérabilité.
Avocat : BONY-CISTERNES
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. D..., de sa demande d'annulation d'un permis de construire. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'expertise et de provision présentée par une requérante invoquant un accident sur la voie publique. Le juge estime que la matérialité des faits n'est pas établie, le certificat médical produit étant antérieur à la date de la chute alléguée, ce qui ne permet pas de caractériser un lien de causalité avec la gestion de la voirie par la commune d'Aix-en-Provence. En application des articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, les demandes sont donc rejetées et la requérante est condamnée à une amende de 500 euros pour recours abusif.
Avocat : BONAN
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société TDF de sa requête, qui visait initialement à suspendre l'arrêté municipal d'opposition à l'installation d'une antenne relais. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la requérante aux frais exposés, estimant qu'il n'y a pas lieu d'appliquer l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans cette affaire. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 521-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., qui renonçait à sa demande d'annulation du refus du maire d'Eze d'interrompre des travaux de construction et à ses demandes d'action en matière de police de l'urbanisme. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait un changement de statut (d'étudiant vers "recherche d'emploi"), ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et que les circonstances particulières qu'il invoque ne caractérisent pas une nécessité impérieuse justifiant une mesure provisoire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par une société agricole contre le refus du maire de Salses-le-Château d'autoriser le raccordement électrique d'une parcelle viticole. Le tribunal a jugé la requête recevable, écartant les fins de non-recevoir soulevées par la commune, et a annulé la décision municipale du 10 juillet 2023. Il a notamment considéré que ce refus, qui constituait une décision faisant grief, était insuffisamment motivé au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté du préfet de l'Essonne du 25 avril 2023 rejetant la demande de renouvellement de carte de résident de M. C... La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne régit que le retrait d'une carte en cours de validité, et non son renouvellement. Le tribunal a ainsi ordonné à la préfète de réexaminer la demande de M. C... selon les règles applicables au renouvellement.