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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 958 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 958

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 618

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BONEffacer tout
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501682

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Marne d'une demande d'expulsion de M. et Mme B, ressortissants albanais, d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupaient sans droit après le rejet définitif de leur demande d'asile. En cours d'instance, le préfet s'est désisté de sa requête en raison de la situation de vulnérabilité de la famille, notamment l'état de santé d'un enfant. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions reconventionnelles des défendeurs tendant à leur maintien dans les lieux et à l'obtention de frais irrépétibles.

Avocat : GABON

17 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412448

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de MM. C A et B D A, qui demandaient l’annulation du refus de visa de long séjour opposé à ce dernier au titre de la réunification familiale. Le tribunal estime que la décision du ministre de l’intérieur est suffisamment motivée et ne procède pas d’un défaut d’examen. Il juge que le lien de fratrie invoqué ne correspond à aucun des cas prévus par l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour bénéficier de la réunification familiale, et que l’autorité parentale sur le demandeur mineur n’est pas établie. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant sont également écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CAMBON

16 juin 2025• 10ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407673

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 lui refusant le renouvellement de son attestation de demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la requérante, ayant formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile après le rejet de sa demande par l'OFPRA, ne pouvait se prévaloir d'une erreur de droit. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : MBONGUE MBAPPE CHARLES

13 juin 2025• 7ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401722

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné le recours de M. A, ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que conjoint de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne justifiant pas suffisamment l'absence de communauté de vie, malgré les justificatifs fournis par le requérant (infestation de punaises). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui dispensent de visa de long séjour en cas de vie commune de six mois.

Avocat : BONNET

12 juin 2025• 2ème chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY00332

Avocat : SELARL LABONNE & ACDP

12 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03008

Avocat : CABINET BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

12 juin 2025• 2ème chambre (formation à 3)
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2400261

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour un dommage dentaire survenu lors d’une intubation au centre hospitalier de Saint-Quentin le 5 mai 2023. La requête visait également à obtenir réparation pour le préjudice moral de son épouse. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions présentées pour le compte de l’épouse, M. A n’ayant pas qualité pour agir en son nom. Sur le fond, le tribunal a estimé ne pas pouvoir se prononcer en l’absence d’éléments médicaux suffisants et a ordonné une expertise avant dire droit, sur le fondement des articles R. 621-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

12 juin 2025• 2ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403722

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet des Yvelines d’admettre sa nièce, confiée par kafala, au séjour en France via le regroupement familial. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes, ses revenus étant inférieurs au seuil légal requis par les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, sans les examiner en détail. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision préfectorale.

Avocat : OUAKI-SITBON

12 juin 2025• 6ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401601

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024 refusant son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, l'avis du collège des médecins de l'OFII ayant été rendu dans les formes, et que la décision de refus était suffisamment motivée. Elle a jugé que l'état de santé de M. A, bien que grave, pouvait être pris en charge dans son pays d'origine, la Côte d'Ivoire, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BONNEAU

12 juin 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434521

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour de cinq ans pris par le préfet de police. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 432-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de Mme B, condamnée pour des faits de trafic de stupéfiants. Il a également estimé que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour étaient justifiées et proportionnées, et qu'elles ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la gravité des faits et de la possibilité pour l'enfant de maintenir des liens avec sa mère depuis la Géorgie.

Avocat : MBONGUE MBAPPE

12 juin 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301016

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de renouveler son titre de séjour « parent d’enfant français ». Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas avoir obtenu le visa requis pour se rendre en métropole depuis Mayotte, en application de l’article L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant n’était pas établie, conformément aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du même code. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.

Avocat : BONNET

11 juin 2025• 1ère chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500980

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B C, qui allègue des fautes dans sa prise en charge par le centre hospitalier de Saint-Quentin à compter du 19 décembre 2019. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra notamment examiner les conditions de soins, leur conformité aux règles de l’art et évaluer les préjudices subis. La société Groupama Mutuelle Nord-Est a été mise hors de cause, et les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

11 juin 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207996

Le tribunal administratif de Lille a examiné la demande de Mme A, qui soutenait que le centre hospitalier de Maubeuge avait commis des fautes lors de sa cholécystectomie le 2 février 2021, notamment dans la prise en charge d’une plaie des voies biliaires, entraînant une perte de chance de 50 % d’éviter une éventration. La juridiction a retenu un défaut de prise en charge de cette plaie, engageant la responsabilité de l’hôpital sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et 1240 du code civil. Elle a condamné le centre hospitalier à verser à Mme A une indemnité limitée à 2 220,60 euros après application du taux de perte de chance, et à la CPAM du Hainaut la somme de 14 595,87 euros au titre de ses débours, avec intérêts au taux légal à compter de la notification du jugement. Les frais d’expertise ont été mis à la charge de l’établissement.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

11 juin 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302829

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Béthune-Beuvry à lui verser 60 000 euros en réparation du préjudice subi suite au décès de sa mère, survenu après une prise en charge pour un hématome cérébral le 26 janvier 2023. La requérante invoquait un défaut de surveillance et une absence de prise en compte du traitement habituel de la patiente. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme A ne produisait aucune pièce médicale à l'appui de ses allégations et ne rapportait pas la preuve d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement, conformément aux articles L. 1110-5 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

11 juin 2025• 6ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500622

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante libérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Marne du 6 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence d'audition préalable, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la procédure suivie était régulière, la demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : GABON

11 juin 2025• 3ème chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207593

Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 11 juin 2025, a constaté le désistement d'office de M. D, qui contestait le refus de la commune de Bouguenais de financer la scolarisation de son fils hors secteur. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les demandes des communes de Bouguenais et de La Montagne au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : BON-JULIEN

11 juin 2025
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406458

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Perpignan pour une maison individuelle. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 10 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la société bénéficiaire du permis tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice.

Avocat : BONNET

10 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224583

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société JRMC, exploitant un restaurant, pour contester le rejet de ses demandes d’aide du fonds de solidarité Covid-19 pour plusieurs mois de 2021. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, estimant que les décisions de rejet ne mentionnaient pas les voies et délais de recours et que le comportement de l’administration avait induit la requérante en erreur. Sur le fond, le jugement se prononce sur l’éligibilité de la société au regard des conditions fixées par l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la détermination de la date de création de l’entreprise et la condition d’activité dans le secteur de la restauration.

Avocat : CABINET BONNEAU, LE QUINTREC (SELARL)

10 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205011

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Mas Clair Horizon demandant l'annulation du refus de permis de construire un garage et trois pergolas à Oms. Le maire avait motivé son refus par l'augmentation de la vulnérabilité du site face au risque d'incendie, en se fondant sur l'exploitation de gîtes touristiques sur le terrain. Le tribunal a jugé la motivation suffisante et a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, considérant que l'exploitation commerciale était établie par les pièces du dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 424-3 et R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : BONNET

10 juin 2025• 6ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501841

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur des décisions d’éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de circulation) prises par le préfet de Seine-et-Marne à l’encontre de M. A. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le requérant résidait dans l’Essonne à la date des décisions attaquées. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour en connaître.

Avocat : CARBONETTO ANTONINO

10 juin 2025