mardi 17 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2501682 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GABON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 juin 2025, le préfet de la Marne demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner l'expulsion sans délai, au besoin avec le concours de la force publique, de M. et Mme B du logement qu'ils occupent, situé au 47 rue du docteur A D à Reims, dans un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (CADA) ;
2°) de les autoriser à donner toutes instructions au gestionnaire de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. et Mme B, à défaut pour eux de les avoir emportés.
Il soutient que :
- les conditions d'urgence et d'utilité sont satisfaites ;
- M. et Mme B se maintiennent illégalement dans le lieu d'hébergement sans contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2025, M. et Mme B, représentés par Me Gabon conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Marne de les maintenir dans l'hébergement sous astreinte de 100 euros par jour de retard et à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, après l'avoir admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Ils soutiennent que :
- l'urgence n'est pas établie ;
- le préfet n'établit pas que la mise en demeure leur a été notifiée assisté d'un interprète ;
- la vulnérabilité des requérants est établie, ayant trois enfants mineurs ;
- les articles L. 552-14 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ;
- la notification des décisions de rejet de l'asile n'est pas établie ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est entachée d'un défaut d'examen de leur situation, notamment en raison de l'état de santé d'un de leur enfant.
Par un mémoire enregistré le 17 juin 2025, le préfet de la Marne se désiste de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.
Ont été entendus à l'audience publique du 14 novembre 2024 tenue en présence de
Mme Delaborde, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Mégret, juge des référés ;
- les observations de Mme C représentant le préfet de la Marne qui précise dit que l'un des enfants venant d'être opéré, le préfet a décidé de se désister ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les demandes d'asile de M. et Mme B, ressortissants de nationalité albanaise, ont été rejetées par une décision du 19 janvier 2024 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 15 avril 2024, notifiée le 29 avril 2024. M. et Mme B ont fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 7 mars 2025. S'étant maintenus dans leur logement situé au 47 rue du docteur A D à Reims, le préfet de la Marne demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner son expulsion, au besoin avec le concours de la force publique.
2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Marne se désiste purement et simplement de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. M. et Mme B sont admis provisoirement à l'aide juridictionnelle provisoire. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter leurs conclusions sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. et Mme B sont admis provisoirement à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement du préfet de la Marne.
Article 3 : Les conclusions de M. et Mme B sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur, à M. et Mme B.
Copie sera adressée au préfet de la Marne et à l'office français de l'immigration et de l'intégration (direction territoriale de Reims).
Fait à Châlons-en-Champagne, le 24 juin 2025.
Le juge des référés,
S. MÉGRET
La greffière,
I.DELABORDELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026