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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

132 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

132

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 156

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BOULEEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512593

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le préfet de police ayant délivré le document sollicité le 28 mai 2025, M. A s'est désisté de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : BOULESTREAU

30 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413534

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel la préfète de l'Essonne avait obligé M. B, ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que l'arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des attaches familiales stables de l'intéressé en France (mère et demi-frères en situation régulière) et de l'absence de liens conservés avec son pays d'origine. Le tribunal a également relevé un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. B, l'arrêté se bornant à mentionner qu'il était célibataire sans enfant sans tenir compte de ses déclarations et pièces justificatives. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOULESTREAU

23 mai 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2405040

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de progression et du caractère non sérieux des études de l'intéressé, ajourné à plusieurs reprises et n'ayant validé que trois années en neuf ans de présence. Les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.

Avocat : BOULEAU

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501360

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B, un ressortissant gambien majeur pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Cette demande visait la décision du président du Conseil départemental de Seine-et-Marne du 21 janvier 2025, qui refusait de poursuivre son accompagnement faute de documents d’état civil conformes. Le juge a constaté que la requête en annulation de cette décision avait déjà été rejetée comme irrecevable, rendant la demande de suspension sans fondement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SERRE et BOULEBSOL AVOCATS ASSOCIES

19 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511565

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait la décision du préfet de police du 12 mars 2025 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour pour dossier incomplet. Le juge a estimé que cette décision de classement sans suite pour motif de dossier incomplet ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée devant le juge de l’excès de pouvoir, privant ainsi la demande de suspension de son objet. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n’ont pas été examinées au fond.

Avocat : BOULESTREAU

7 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511721

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocate.

Avocat : BOULESTREAU

6 mai 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2405041

Le Tribunal administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Aisne le 31 octobre 2024. Le tribunal a examiné d'office le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la vie privée et familiale. Il a estimé que, malgré la présence en France de ses trois enfants et son parcours professionnel, M. A ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables pour que le refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur la base des articles L. 423-23 et L. 421-3 du CESEDA.

Avocat : BOULEAU

30 avril 2025• 2ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404286

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement pris par le préfet de l'Aisne. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite examiné le moyen fondé sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leurs 16 ans. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a rejeté l'ensemble des demandes de M. A.

Avocat : BOULEAU

10 avril 2025• 2ème Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504040

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. Diop, un jeune majeur anciennement confié à l’aide sociale à l’enfance, qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de lui renouveler sa prise en charge. Le juge a examiné la demande de suspension de cette décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Après avoir analysé les moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie ou qu’aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’était établi.

Avocat : SERRE et BOULEBSOL AVOCATS ASSOCIES

10 avril 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502609

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Essonne refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a retenu que l'urgence était présumée s'agissant d'une demande de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : BOULEGUE

9 avril 2025
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416863

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que le préfet n'avait pas examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. A fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA, formulée par courriel du 5 juin 2024, entachant ainsi sa décision d'un défaut d'examen complet de la situation. Par conséquent, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

Avocat : BOULESTREAU

8 avril 2025• 9ème Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403191

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le requérant s’est ultérieurement désisté de ses conclusions principales et accessoires, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. Par ailleurs, le tribunal a prononcé l’admission provisoire de M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BOULESTREAU

7 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505450

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme C épouse A, ressortissante tunisienne, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales avant l’audience, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais d’instance, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOULESTREAU

24 mars 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405210

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. A, ressortissant ivoirien, à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a retenu que le requérant avait été privé de son droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, avant l'édiction de la décision, en l'absence de preuve d'une audition préalable. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, des décisions subséquentes. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.

Avocat : BOULESTREAU

20 mars 2025• 13ème chambre, référés
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423845

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 14 août 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en application des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de consulter cette commission dès lors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui n'avait pas été fait.

Avocat : BOULESTREAU

14 mars 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406229

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de Mme E, ressortissante haïtienne mariée à un Français, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante démontrait, par des pièces probantes et concordantes, la réalité de la communauté de vie avec son époux. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.

Avocat : BOULEGUE

6 mars 2025• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502802

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de police ordonnait la remise de M. B aux autorités italiennes. Le juge a retenu que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, la décision méconnaissait l'article 3, paragraphe 2, du règlement UE n° 604/2013 (Dublin III), en raison de l'existence de défaillances systémiques en Italie exposant le demandeur à un risque de traitement inhumain ou dégradant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de police d'enregistrer la demande d'asile de M. B en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile.

Avocat : BOULESTREAU

5 mars 2025• 8e Section - MESD
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403644

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de l'Aisne du 19 août 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de M. A, marié à une Française, père d'un enfant à naître, et justifiant d'une intégration professionnelle et de liens familiaux stables en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Avocat : BOULEAU

4 mars 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403897

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B E D, ressortissant argentin, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, en raison d'une délégation régulière, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOULEGUE

12 février 2025• 13ème chambre, référés
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315755

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme F épouse E, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 novembre 2023 lui retirant sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant employé sciemment un travailleur étranger non autorisé à travailler, en violation de l'article L. 8251-1 du code du travail. Il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, et a estimé que la sanction de retrait de la carte de résident était proportionnée à la gravité des faits reprochés.

Avocat : BOULEGUE

11 février 2025• 2ème Chambre