2 099 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 099
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 313
Avec résumé IA
Avocat : BOURDON & FORESTIER
Avocat : BOURGEOIS
Avocat : SCP MEIER-BOURDEAU LECUYER
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait retiré la carte de résident de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un retrait de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment sur le moyen tiré de ce que l'intéressé ne constituait pas une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, bien que M. B ait été admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : BOURRET MENDEL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A se disant Sebbak, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 28 avril 2025 l'assignant à résidence à Metz pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 731-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable et que le requérant n'apportait pas la preuve contraire. La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA et rejette également les moyens tirés de la menace à l'ordre public et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BOURCHENIN
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Alata du 24 décembre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division parcellaire. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (principe de continuité de l'urbanisation en Corse) était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 novembre 2021 par lequel le maire de Saint-Amadou ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour l’installation d’une antenne-relais de radiotéléphonie. Par un jugement avant dire droit du 23 janvier 2025, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation d’un vice d’incompétence du signataire, constaté au regard des articles L. 422-1 et L. 422-7 du code de l’urbanisme. La commune a produit une nouvelle décision de non-opposition prise le 20 février 2025 par une autorité compétente, régularisant ainsi le vice. La solution retenue est donc la régularisation du vice initial, permettant la poursuite de l’instance.
Avocat : COBOURG-GOZE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné une demande indemnitaire suite à l'annulation, par un précédent jugement, d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante marocaine placée sous kafala. L'illégalité de ce refus a été reconnue comme une faute de nature à engager la responsabilité de l'État pour la période du 27 août 2018 au 27 juin 2019. Le tribunal a accordé une indemnisation de 304,53 euros à M. C pour le préjudice financier lié aux frais de cours de français et à un déplacement au Maroc, mais a rejeté les demandes d'indemnisation pour préjudice moral, faute de lien de causalité direct et certain. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur une requête de Mme A, a examiné une demande de suspension de l'arrêté du 15 avril 2025 l'admettant à la retraite d'office par limite d'âge. La requérante invoquait l'urgence, liée à une perte de revenus significative, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour incompétence de l'auteur et erreur d'appréciation sur le report de la limite d'âge. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car la décision privait Mme A d'une rémunération mensuelle nette de 2 235 euros, ne lui permettant pas de faire face à ses charges avec une pension estimée à 1 010 euros, sans que l'administration ne justifie de circonstances particulières. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ANGER-BOUREZ
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète a délivré un titre de séjour "étudiant" au requérant. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires, considérant que la délivrance de ce titre postérieurement à la décision attaquée ne caractérisait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : VIBOUREL
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B.
Avocat : LABOURET
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A B. Celle-ci contestait les décisions implicites de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour "recherche d'emploi" et la délivrance d'une carte "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été convoquée pour obtenir un nouveau récépissé, ce qui faisait obstacle à une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ou du défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 11 juillet 2023 par laquelle la principale du collège du Pays de Monts avait refusé de renouveler le contrat à durée déterminée d’une assistante d’éducation. Cette annulation est fondée sur un vice de forme, la décision ne comportant pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’injonction de réintégration, la requérante ne bénéficiant d’aucun droit au renouvellement de son contrat. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : BOURGET
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de provision de 28 000 euros en réparation du préjudice né du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal constate que le litige indemnitaire au fond a déjà été tranché par un jugement du 8 juillet 2025. En conséquence, il estime que les conclusions à fin de provision sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle la préfète de Vaucluse a refusé la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en ajoutant une condition d'« habitabilité » non prévue par les articles L. 411-5 et R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la superficie du logement était suffisante. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial sollicité dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : DELBOURG