450 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
450
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 671
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 400 euros par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir, estimant avoir droit à un taux de 151% selon la note de gestion du RIFSEEP. Le tribunal a rappelé que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour moduler le CIA et que l'agent n'a aucun droit à un taux ou montant déterminé, même en cas d'évaluation professionnelle excellente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations afin d'enjoindre à la communauté urbaine de Dunkerque, au préfet du Nord, au centre hospitalier de Dunkerque et au département du Nord de prendre des mesures pour remédier aux conditions de vie dégradées des personnes présentes dans les campements. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales n'étaient pas caractérisées en l'état de l'instruction. Il a notamment considéré que les autorités compétentes n'avaient pas commis de carence caractérisée dans la mise en œuvre de leurs obligations, au regard des actions déjà engagées. La solution retenue s'appuie sur les conditions strictes de mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête du conseil départemental de la Ville de Paris de l’ordre des médecins. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du Conseil national de l’ordre des médecins du 31 mars 2022, qui avait annulé l’opposition du conseil départemental à la demande d’exercice en sites distincts du Dr A... B.... Le tribunal a jugé que le contrat de travail du Dr B..., incluant une rémunération fixe et une part variable liée à l’activité, ne méconnaissait pas les articles R. 4127-5, R. 4127-85 et R. 4127-95 du code de la santé publique, car il ne portait pas atteinte à son indépendance professionnelle. La décision attaquée a donc été validée comme légale et suffisamment motivée.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de l’association Cercle aéronautique du ministère de l’intérieur contestant l’amende de 2 000 euros infligée par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour violation des restrictions d’usage de l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut de notification du procès-verbal, de prescription de l’action et de vice de procédure, jugeant que la décision est fondée sur les articles L. 6361-12, L. 6361-13 et L. 6361-14 du code des transports. Il estime que la sanction n’est pas disproportionnée et que l’association, en tant que personne exerçant une activité aérienne, est responsable des manquements commis par son adhérent et commandant de bord.
Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)
Avocat : FLAMANT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société Ryanair Designated Activity Company, qui contestait six amendes infligées par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour un montant total de 94 000 euros. Ces sanctions sanctionnaient des décollages entre 0 heure et 6 heures sur l’aérodrome de Nantes-Atlantique, en méconnaissance de l’arrêté du 28 septembre 2021. Le tribunal a jugé que la dérogation prévue pour les vols retardés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur était d’interprétation stricte et ne pouvait couvrir des retards imputables à un manque de mesures raisonnables face à des événements prévisibles. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 6361-12 du code des transports et l’arrêté du 28 septembre 2021.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi de six requêtes distinctes, émanant de membres de la famille B... et d’autres personnes, demandant l’annulation de décisions implicites de rejet de l’ONACVG, de la CNIH et du Département reconnaissance et réparation. Ces décisions refusaient de réviser le montant des indemnités allouées en 2023 en réparation des préjudices subis du fait de l’indignité des conditions d’accueil et de vie des harkis. Les requérants sollicitaient également la condamnation de l’administration à les indemniser et l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces demandes, considérant que les requêtes étaient irrecevables ou mal fondées.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 2 mai 2023 par lequel le président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours du Calvados a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie de M. E..., adjudant sapeur-pompier. Le tribunal relève d'office que l'administration a méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur les articles L. 822-20 et suivants du code général de la fonction publique, alors que la pathologie a été diagnostiquée avant l'entrée en vigueur du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019. Il substitue à cette base légale les dispositions de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit.
Avocat : SELAS FIDAL CAEN