853 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
853
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 072
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société easyJet visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de la décision du 10 juillet 2008 autorisant le licenciement de M. A..., annulée par un jugement confirmé en appel. Le tribunal a reconnu une faute de l'État, mais a également retenu une faute de l'employeur, réduisant de moitié la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et l'article L. 2422-4 du code du travail. Le tribunal a ainsi partagé la responsabilité entre l'État et la société easyJet.
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 400 euros par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir, estimant avoir droit à un taux de 151% selon la note de gestion du RIFSEEP. Le tribunal a rappelé que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour moduler le CIA et que l'agent n'a aucun droit à un taux ou montant déterminé, même en cas d'évaluation professionnelle excellente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations afin d'enjoindre à la communauté urbaine de Dunkerque, au préfet du Nord, au centre hospitalier de Dunkerque et au département du Nord de prendre des mesures pour remédier aux conditions de vie dégradées des personnes présentes dans les campements. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales n'étaient pas caractérisées en l'état de l'instruction. Il a notamment considéré que les autorités compétentes n'avaient pas commis de carence caractérisée dans la mise en œuvre de leurs obligations, au regard des actions déjà engagées. La solution retenue s'appuie sur les conditions strictes de mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ;SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Morbihan, qui demandait le remboursement d’avances consenties à l’aéroport de Lorient-Bretagne Sud dans le cadre d’une concession. La juridiction a jugé que la CCI ne justifiait pas de l’habilitation de son président à ester en justice pour la période concernée, rendant ses demandes irrecevables. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que la demande de la CCI se heurtait à l’autorité de la chose jugée pour la période antérieure à 2017 et qu’elle n’établissait pas l’existence d’avances remboursables au-delà de la somme de 753 855,65 euros déjà versée par l’État. La solution retenue s’appuie sur les principes de recevabilité des recours contentieux et l’autorité de la chose jugée, sans qu’il soit nécessaire d’ordonner une expertise.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LYON-CAEN & THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête du conseil départemental de la Ville de Paris de l’ordre des médecins. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du Conseil national de l’ordre des médecins du 31 mars 2022, qui avait annulé l’opposition du conseil départemental à la demande d’exercice en sites distincts du Dr A... B.... Le tribunal a jugé que le contrat de travail du Dr B..., incluant une rémunération fixe et une part variable liée à l’activité, ne méconnaissait pas les articles R. 4127-5, R. 4127-85 et R. 4127-95 du code de la santé publique, car il ne portait pas atteinte à son indépendance professionnelle. La décision attaquée a donc été validée comme légale et suffisamment motivée.
Avocat : SCP LYON-CAEN FABIANI THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de l’association Cercle aéronautique du ministère de l’intérieur contestant l’amende de 2 000 euros infligée par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour violation des restrictions d’usage de l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut de notification du procès-verbal, de prescription de l’action et de vice de procédure, jugeant que la décision est fondée sur les articles L. 6361-12, L. 6361-13 et L. 6361-14 du code des transports. Il estime que la sanction n’est pas disproportionnée et que l’association, en tant que personne exerçant une activité aérienne, est responsable des manquements commis par son adhérent et commandant de bord.
Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)
Avocat : FLAMANT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ