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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 364 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 364

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 855

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : CANEffacer tout
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201708

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un titre exécutoire de 8 872,53 euros émis par le centre de gestion de la fonction publique territoriale des Landes à l'encontre de Mme B pour un trop-perçu de salaire. La décision a été motivée par l'insuffisance de motivation du titre, qui ne précisait pas les bases de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Le tribunal a jugé que le titre ne renvoyait à aucun document annexé ou précédemment envoyé permettant de reconstituer les droits de l'intéressée ou le montant réclamé. En conséquence, le titre exécutoire a été annulé, mais la demande de restitution de la somme a été rejetée, l'annulation pour un motif de forme n'impliquant pas une restitution immédiate en raison d'une possible régularisation.

Avocat : SCP HEUTY-LORREYTE-LONNE-CANLORBE

4 avril 2025• CHAMBRE 2
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409486

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 14 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'un vice de procédure, car la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, la requérante ne remplissant pas les conditions de délivrance d'un titre sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CANS

3 avril 2025• 1ère Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500747

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence, d'une demande de provision de 30 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de la carence de l'État à lui proposer un logement dans les délais légaux. Le juge des référés a appliqué l'article R. 541-1 du code de justice administrative et a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison du non-respect du délai de six semaines imparti par le code de la construction et de l'habitation. Compte tenu des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral subis par la requérante, mais aussi de sa situation irrégulière en France, le tribunal a accordé une provision de 8 000 euros. Enfin, une somme de 1 200 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais d'avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CANS

2 avril 2025
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501715

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de la décision, de défaut d'examen sérieux de sa situation et de méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le requérant, qui s'était présenté tardivement pour enregistrer sa demande d'asile, ne justifiait pas d'un motif légitime pour ce retard, notamment en l'absence de preuve de craintes réelles en cas de retour en Tunisie. La décision a été prise par une conseillère désignée par la présidente du tribunal, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CANADAS

2 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410097

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sous 3 jours d'occupants sans droit ni titre des plateaux A et B de l'aire d'accueil de Gillon, gérée par la communauté d'agglomération Grand Annecy. La juridiction a retenu que l'occupation faisait obstacle à des travaux de rénovation indispensables et présentait des risques pour la sécurité publique, caractérisant l'urgence et l'utilité de la mesure. La contestation soulevée par les occupants, relative à l'illégalité de l'arrêté de fermeture du site, a été écartée comme non sérieuse, cet arrêté étant devenu définitif. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : CANDON

2 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502771

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre de l'aire de grand passage de Voglans. La juridiction a jugé que la demande de la communauté d'agglomération Grand Lac était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, rejetant l'argument des défendeurs sur l'illégalité du règlement de l'aire. Un délai de départ jusqu'au 30 avril 2025 a été accordé aux occupants pour libérer les lieux, faute de quoi une astreinte de 100 euros par jour de retard sera appliquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : CANDON

2 avril 2025
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2200493

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SAS Anzemberg d’une demande de condamnation de la communauté d’agglomération du sud (CASUD) au paiement de 23 999,63 euros au titre d’une cession de créance liée à un marché public de travaux d’assainissement. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal lui a donné acte de son désistement par ordonnance, sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code. Les conclusions de la CASUD au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CANALE-GAUTHIER

31 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502795

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sous astreinte d'un groupe de gens du voyage installé sans droit ni titre sur le parking du lac de Motte Longue, propriété de la commune de Bonneville. La solution retenue est motivée par l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par les risques de sécurité liés à un branchement électrique illégal et par le danger de pollution des eaux de baignade. Le juge a accordé un délai de trois jours pour libérer les lieux, sous peine d'une astreinte de 50 euros par véhicule et par jour de retard.

Avocat : CANDON

28 mars 2025
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203872

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme E, aide-soignante, qui contestait le refus de prolonger son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au-delà du 18 octobre 2022. La juridiction a annulé la décision de l'EHPAD "Résidence Aimé Pêtre" en tant qu'elle fixait la consolidation au 18 octobre 2022 et refusait la prolongation du CITIS. Le tribunal a estimé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation, car les pièces médicales, notamment les avis de spécialistes, établissaient un lien direct et certain entre l'accident de service du 16 janvier 2022 et la pathologie (capsulite rétractile) persistante au-delà de cette date, conformément à l'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.

Avocat : SCP CORINNE CANO & PHILIPPE CANO

27 mars 2025• 2ème chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01044

Avocat : CANS

25 mars 2025• 1ère chambre - formation à 3
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL00285

Avocat : ARCANTHE AVOCATS ASSOCIES

25 mars 2025• 2ème chambre
TA13Ordonnance

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2000948

Le Tribunal administratif de Marseille a donné acte du désistement de l'association Comité du Vieux Marseille dans le litige l'opposant à la commune de Marseille concernant la réaffectation ou la restitution de la Maison diamantée. Ce désistement fait suite à un accord trouvé entre les parties à l'issue d'une médiation, approuvé par les instances compétentes. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement pur et simple de la requête.

Avocat : CANDON

24 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501615

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la communauté de communes du Sud Gironde pour obtenir l'expulsion d'occupants sans titre installés sur une aire de grand passage pour gens du voyage, propriété de la collectivité et relevant du domaine public. Le juge a rejeté la requête, estimant que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, les occupants ayant soulevé l'illégalité de la fermeture de l'aire du 1er octobre au 30 avril, décision qu'ils estiment prise par une autorité incompétente et contraire aux besoins du service public. En conséquence, la condition d'absence de contestation sérieuse n'étant pas remplie, la mesure d'expulsion sollicitée n'a pas été ordonnée.

Avocat : CANDON

21 mars 2025
CAA31Ordonnance

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL02566

Avocat : CANADAS

20 mars 2025• Juge des référés
CAA31Ordonnance

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL02614

Avocat : CANADAS

20 mars 2025• Juge des référés
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401486

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. B, ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté du préfet de l'Hérault du 13 mars 2024 ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a également estimé que la mesure d'expulsion, fondée sur les articles L. 631-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constitue le comportement de l'intéressé. La solution retenue est le rejet des requêtes.

Avocat : CANADAS

14 mars 2025• 3ème chambre
TA95Ordonnance

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2111821

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SARL M2E comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La société demandait la condamnation de la commune de Clamart pour refus de restitution d’un échafaudage, invoquant une atteinte à son droit de propriété. Le tribunal rappelle que si le juge administratif est compétent pour connaître des conclusions indemnitaires liées à une décision administrative portant atteinte à la propriété privée, cette compétence est écartée lorsque la décision a pour effet l’extinction du droit de propriété. En l’espèce, la commune s’étant considérée comme propriétaire des matériels, le litige relève de la compétence judiciaire.

Avocat : MAUCANDE

13 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207743

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère du 29 juillet 2022 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a jugé que la circonstance que le requérant était sous le coup d'une interdiction de retour sur le territoire français ne constituait pas un motif légal de refus d'enregistrement au sens de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et à la délivrance d'un récépissé dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CANS

12 mars 2025• 3ème Chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-22TL21348

Avocat : CANTIER ET ASSOCIES

11 mars 2025• 2ème chambre
TA59Ordonnance

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209612

Le Tribunal Administratif de Lille a donné acte du désistement pur et simple de la société civile immobilière Eguna de ses conclusions en décharge, annulation et injonction concernant des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un ensemble immobilier à Hénin-Beaumont, suite à un renvoi du Conseil d'État. L'administration fiscale avait déjà prononcé des dégrèvements partiels. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la société au titre des frais exposés.

Avocat : SELARL HEUTY LONNE CANLORBE

10 mars 2025