1 073 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 073
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 456
Avec résumé IA
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier, un jeune majeur, demandait des mesures d'urgence pour obtenir un hébergement et la poursuite de sa prise en charge, invoquant une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant d'établir qu'il vivait effectivement à la rue et en raison du délai de deux mois écoulé entre la date alléguée de la mise à la rue et l'introduction de son recours. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ayant été accordée.
Avocat : MACAREZ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B et autres, qui demandaient l’annulation du permis de construire délivré le 30 août 2023 par le maire de Billom à la SCCV Billom Colombier pour un projet de 47 logements. La juridiction a jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt pour agir suffisant, rendant leur recours pour excès de pouvoir irrecevable. En conséquence, les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’autorité, l’insuffisance du dossier, l’absence d’avis de l’architecte des Bâtiments de France, et la méconnaissance des dispositions du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme, n’ont pas été examinés au fond. Les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, qui contestait les décisions du préfet du Puy-de-Dôme du 17 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant les décisions régulièrement signées par une autorité délégataire et suffisamment motivées. Il a également rejeté les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et à l'erreur manifeste d'appréciation, faute de précisions suffisantes. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours de M. B A contre les décisions du préfet du Puy-de-Dôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire, arguant avoir sollicité le renouvellement de son titre de séjour et invoquant une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a admis M. A à l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Gargilesse-Dampierre pour un accident de moto survenu le 7 juillet 2018. M. B imputait sa chute à la présence non signalée de gravillons sur la route départementale, invoquant un défaut d'entretien normal de la voie publique. Le tribunal a jugé que les éléments produits ne démontraient pas que la présence de gravillons excédait ce qu'un usager doit normalement s'attendre à rencontrer, et a estimé que l'accident était exclusivement imputable à l'imprudence de la victime. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été retenue, et M. B a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : AB VOCARE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet du Puy-de-Dôme du 16 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans, et assignation à résidence. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que le préfet avait bien procédé à l'examen préalable du droit au séjour de l'intéressé, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les moyens d'illégalité par voie de conséquence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par une famille kosovare, dont le père est titulaire d’un titre de séjour pour raisons de santé, demandant leur mise à l’abri dans un centre d’hébergement d’urgence. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car les requérants ne démontrent pas de conséquences graves immédiates, les pièces médicales produites étant anciennes et ne justifiant pas d’une aggravation récente de leur état. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant camerounais, contestant un arrêté du 7 avril 2025 du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté du 11 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur et la décision du préfet du Puy-de-Dôme ajournant sa demande de naturalisation. Par un mémoire du 11 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 avril 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus du préfet du Puy-de-Dôme d’autoriser le regroupement familial pour sa fille. La décision attaquée a été jugée légalement fondée : le signataire disposait d’une délégation de compétence régulière, la motivation était suffisante, et un examen complet de la situation avait été réalisé. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 434-7, R. 434-4, R. 434-23 et R. 434-24 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule la décision implicite de rejet du préfet du Puy-de-Dôme refusant à Mme B C, ressortissante brésilienne, un titre de séjour en qualité de conjoint d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal juge que l’époux de la requérante, de nationalité italienne, exerce une activité professionnelle en France, remplissant ainsi la condition prévue au 1° de l’article L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le préfet a méconnu l’article L. 233-2 du même code en rejetant la demande. La décision est annulée sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen tiré de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 421-1, L. 421-5 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : AARPI AD'VOCARE