286 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
286
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 068
Avec résumé IA
Avocat : CABINET CAROLE GOURLAOUEN
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par un détenu du centre pénitentiaire de Lille-Annoeullin qui demandait à pouvoir accéder à ses effets personnels et à un colis de Noël, invoquant une atteinte grave à sa dignité et aux articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En cours d'instance, l'administration pénitentiaire a autorisé le dépôt de ces biens, rendant les conclusions aux fins d'injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : BROMBOSZCZ CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 2 décembre 2021 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris a justifié du relogement de Mme B... au 24 mai 2022, le juge a fixé la période d'inexécution du 1er mars au 30 avril 2022. En application des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État a été condamné à verser 1 000 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : GHÉRON CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 4 mars 2025, qui enjoignait à l'OFII de réexaminer le montant de son allocation pour demandeur d'asile. L'OFII a indiqué avoir rétabli l'allocation et s'être engagé à verser les sommes restantes. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de sa requête, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement d'office de la requête.
Avocat : LAGARDERE CAROLE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... demandant la suspension des décisions du préfet de l'Ardèche l'obligeant à quitter le territoire français, l'assignant à résidence et abrogeant son attestation de demandeur d'asile. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre l'assignation à résidence, cette mesure ne relevant pas du régime juridique invoqué. Il a également estimé que la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire était sans objet, le recours en annulation ayant un effet suspensif. Enfin, le moyen soulevé contre l'abrogation de l'attestation d'asile n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
Avocat : CARON
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son certificat de résidence algérien. Le requérant, qui avait obtenu satisfaction en cours d'instance, a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le juge a condamné l'Etat à lui verser 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de cesser le versement des conditions matérielles d’accueil. Le requérant n’ayant pas répondu à la demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 3 décembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait l'avis d'inaptitude médicale émis par le conseil médical interdépartemental de la police nationale et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que cet avis constituait un acte préparatoire non susceptible de recours, rendant les conclusions en annulation irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable et en raison de l'absence de faute établie. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Avocat : SELARL CAROLINE BOBTCHEFF
Le Tribunal Administratif de Lille, par une ordonnance du 28 novembre 2025, a constaté le désistement d'office de la requête de M. A... B... qui demandait l'annulation de son placement en quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, dont il est donné acte.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du garde des sceaux plaçant M. B... dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée, se déclare incompétent territorialement. Il applique la règle de compétence issue de la décision du Conseil d’État n° 506827 du 28 octobre 2025, qui attribue ce type de litige au tribunal administratif dans le ressort duquel l’autorité décisionnaire a son siège. En conséquence, le tribunal transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de l’enregistrer pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de quarante-huit heures, n’était pas remplie, faute pour la requérante d’établir une précarité financière immédiate et alors que son titre de séjour était encore valable. Il a également rappelé que la requérante pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du même code pour obtenir une mesure utile.
Avocat : CAROLIN
Avocat : SELARL BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS
Avocat : GUINCESTRE CAROLINE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence d'examen personnel, le défaut de motivation, l'erreur de droit au regard de l'article 9 de la convention franco-congolaise et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ANDRIVET CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Croatie et une assignation à résidence pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare incompétent territorialement. Il estime que l’assignation à résidence, fondée sur l’article L. 751-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne relève pas de la dérogation prévue à l’article R. 922-4 du même code. En application de l’article R. 922-1, la compétence revient au tribunal du siège de l’autorité ayant pris la décision, soit le Tribunal Administratif de Marseille. L’ordonnance transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 29 mai 2019 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet avait finalement assuré le relogement du requérant le 21 août 2023, le tribunal a liquidé l'astreinte à la somme de 26 400 euros pour la période du 1er août 2019 au 31 juillet 2023. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester un retrait de points de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 3 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement d'instance.
Avocat : TICHIT CAROLINE