117 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
117
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 573
Avec résumé IA
Avocat : LESCARRET
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser sans délai un couple et ses deux enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment au regard de la situation familiale et de la scolarisation des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement.
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un demandeur d'asile débouté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral. Il écarte les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de compétence et le défaut de motivation, et estime que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour sont légales. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code des relations entre le public et l'administration (CRPA), Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet, en s'appuyant sur l'avis du collège médical de l'OFII concluant à l'existence d'un traitement approprié dans le pays d'origine, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours contre un refus d’aide sociale à l’hébergement (ASH) opposé par le département de l’Hérault. Après le décès de la requérante, son mandataire spécial s’est désisté de l’instance. Par ordonnance du 12 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la demande d’ASH.
Avocat : SCP SOLLIER - CARRETERO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E... et Mme F... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saussan pour des hangars artisanaux. Les requérantes invoquaient une atteinte à leurs droits et l'existence d'une procédure pendante devant le tribunal judiciaire relative à la propriété du terrain. Le tribunal a estimé que ces moyens étaient manifestement insuffisamment précis et inopérants, ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être hébergé d'urgence par la commission de médiation, mais qui n'a reçu aucune proposition d'hébergement du préfet de la Haute-Garonne dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté le manquement de l'administration et a ordonné au préfet de proposer à M. A... une place dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. Le tribunal a également accordé à M. A... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation concernant l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée, les décisions de l'OFPRA et de la CNDA étant seulement le point de départ de son appréciation. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a validé l'interdiction de retour d'un an, considérant qu'elle était proportionnée et fondée sur les critères des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a admis Mme A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et lui a enjoint de la prendre en charge au titre de l'hébergement d'urgence. Le juge a considéré que l'état de santé grave de la requérante, atteinte d'un liposarcome myxoïde poplité en phase palliative, caractérisait une situation d'urgence et que la carence de l'État à lui fournir un hébergement portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, garanti par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.
Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi par le préfet de la Haute-Garonne sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile débouté (M. B...) d'un centre d'accueil (CADA). La solution retenue est le rejet de la requête préfectorale, le juge estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et que la mesure n'était pas utile compte tenu de l'état de santé grave et de la vulnérabilité exceptionnelle de l'occupant. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contestant son assignation à résidence. La décision attaquée, prise par le préfet de la Haute-Garonne, a été jugée légale car l'éloignement de l'intéressée, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, constituait une perspective raisonnable. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 3 juin 2024 l’assignant à résidence pour un an. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a estimé que l’éloignement de M. B..., sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. C..., qui estimait avoir été victime d'une faute d'appréciation lors de sa prise en charge par le CHU de Montpellier le 31 juillet 2022 pour une plaie de la main. Le CHU ne s'est pas opposé au principe de l'expertise, sous réserves. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la demande utile pour établir la qualité des soins. L'expert désigné devra notamment se prononcer sur la conformité des diagnostics et traitements aux données de la science, l'existence d'un lien de causalité avec le dommage, et l'information du patient.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 25 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Après avoir analysé les moyens, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., jugeant l'arrêté légal. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.