4 466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 466
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 571
Avec résumé IA
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : LARROUY-CASTERA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B., assistante d'éducation, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du ministre de l’éducation nationale de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 9 octobre 2023. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a estimé que, en tant qu’agent contractuel de l’État relevant du régime général de sécurité sociale en vertu du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, le litige relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2023. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement (OQTF sans délai volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) étaient légalement fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a considéré que les griefs tirés d'une insuffisance de motivation, d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ou d'une erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas établis.
Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A..., lui enjoignant de quitter le territoire et fixant son pays de destination. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de renouvellement était entaché d'une erreur d'appréciation au regard des conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit la délivrance des titres de séjour "étudiant". En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : CASTILLE PAULINE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d'un recours en plein contentieux contestant la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 12 septembre 2023 avait été remplacée par une nouvelle décision du 1er février 2024, entraînant un non-lieu à statuer sur la première. Le litige a porté sur le respect des obligations d'information préalable prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et sur l'établissement de la réalité des infractions. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés par le requérant et des arguments du ministre.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui interdisant la détention d'armes et retirant son permis de chasser. Le tribunal a jugé que le préfet, en se fondant sur le bulletin n°2 du casier judiciaire mentionnant une condamnation pour menace de mort (article 222-17 du code pénal), était en situation de compétence liée pour prononcer cette interdiction, conformément aux articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. La réhabilitation légale postérieure à la condamnation, invoquée par le requérant, ne pouvait remettre en cause la légalité de l'arrêté pris sur la base de la situation juridique existante à la date de sa signature.
Avocat : CASANOVA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une délibération municipale de préemption. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie en l'espèce, malgré l'éviction d'un acquéreur, car la commune justifiait d'un intérêt à réaliser rapidement son projet d'aménagement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.
Avocat : CASTEL
Avocat : LELIEVRE-CASTELLORIZIOS
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné l'extension d'une expertise technique à la compagnie Groupama Méditerranée, assureur de la commune d'Antugnac. Cette décision fait suite à une demande de M. B..., propriétaire d'un immeuble, qui souhaitait que l'assureur soit appelé dans la cause pour chiffrer l'aggravation de désordres. Le juge a considéré que cette extension présentait un caractère d'utilité pour la bonne exécution de la mission d'expertise, conformément à l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a jugé une requête visant l'annulation du refus implicite de lever une suspension de permis de conduire. La juridiction a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, constatant que la mention litigieuse de suspension avait été effacée du fichier durant l'instance. En conséquence, elle a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes principales et a rejeté la demande d'allocation de frais.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un compte rendu d'entretien professionnel. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice d'exposition à l'amiante formulée par un ancien fonctionnaire. Il a estimé que la requête relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Toulon, lieu de la dernière affectation du requérant. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a donc ordonné la transmission du dossier à la juridiction de Toulon, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du 8 janvier 2026 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait interdit de retour sur le territoire français M. B..., ressortissant albanais, pour une durée de deux ans, avec signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. La décision est annulée car le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense, n'a pas apporté la preuve de l'existence de l'obligation de quitter le territoire français du 18 juin 2025 qui servait de base légale à l'interdiction de retour. Le tribunal a ainsi jugé que la décision attaquée était dépourvue de base légale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CASSUTO-LOYER
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice lié à des soins dentaires (pose d'un implant et d'un onlay) au sein de l'hôpital Henri Mondor, géré par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de Mme C... et de la CPAM. Il estime, sur le fondement du rapport d'expertise, qu'aucune faute médicale n'est caractérisée dans la prise en charge concernant l'implant (dont les complications étaient traitées conformément aux règles de l'art) ni dans le choix thérapeutique initial pour l'onlay, malgré des désagréments répétés. **Textes appliqués** : Article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).
Avocat : CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bulgare, contestant l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en fait, en se fondant sur le comportement personnel de l'intéressé constituant une menace réelle et grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Bulgarie.
Avocat : CASAU