4 466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 466
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 921
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A..., adjointe administrative principale, d’une demande d’expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer les préjudices résultant d’un accident de service survenu le 7 décembre 2021. La requérante s’est désistée de sa requête en cours d’instance. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande reconventionnelle de la commune de Saint-Amand-Montrond tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans sa 4ème chambre, a été saisi par Mme B... d’un litige portant sur les conditions d’exécution d’un contrat de résidence conclu avec le centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre. La requérante contestait des factures de loyer et demandait réparation d’un préjudice moral. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le contrat de résidence au sein d’une résidence sociale est un contrat de droit privé. En application des dispositions combinées du code de la construction et de l’habitation et du code de la santé publique, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître de ce litige. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Avocat : CABINET KARBOWSKI CASANOVAS DE PRITTWITZ VESCHEMBES
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par la société SNCF Réseau d’une demande d’expulsion de M. B..., occupant sans droit ni titre depuis la résiliation de sa convention d’occupation du domaine public ferroviaire. Constatant que M. B... s’est maintenu sur la parcelle après l’échéance du titre et n’a pas respecté la mise en demeure, le tribunal fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il ordonne à M. B... de libérer les lieux et de procéder à la remise en état du terrain, sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. La demande de réalisation d’un diagnostic environnemental est également accordée, conformément aux stipulations contractuelles.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCASE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 19 janvier 2026 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de sa demande d'asile n'avait pas été méconnue et que les conditions matérielles de son entretien ne l'avaient pas empêché de développer son récit. Il a jugé que le ministre avait fait une exacte application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en se fondant sur l'avis de l'OFPRA, et que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement (article 33 de la Convention de Genève) ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VANDECASTEELE
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., professeur certifié d’anglais, qui contestait la sanction de blâme infligée par le recteur de l’académie de Versailles pour manquements à ses obligations professionnelles. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière. Il estime que les faits reprochés (attitude agressive envers la cheffe d’établissement, sollicitation de parents d’élèves, remise en cause de l’autorité hiérarchique, propos humiliants envers des élèves) sont matériellement établis et constituent des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire. La sanction du blâme, prévue à l’article L. 533-1 du code général de la fonction publique, est jugée proportionnée à la gravité des fautes commises.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sierra-léonais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie et que le transfert ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de la transition écologique refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de M. B... du 27 février 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées par le requérant (impact financier sur sa future pension et précarité médicale) n'étant pas, en l'état de l'instruction, de nature à la justifier. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : CABINET CASSEL
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision du ministre de la transition écologique refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 26 décembre 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant relatifs à l'impact financier sur sa future pension et à sa situation médicale n'étant pas suffisamment établis en l'état. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 2 février 2022, en raison de l'absence de proposition de relogement dans le délai légal. La carence de l'État constitue une faute engageant sa responsabilité, causant à l'intéressée, hébergée en hôtel social avec ses deux enfants, des troubles dans les conditions d'existence. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer la période de responsabilité du 2 août 2022 à la date du jugement.
Avocat : CASSÉUS VAYOLA
Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement de Mme B... A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de la convoquer en préfecture pour déposer une demande d’admission au séjour. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à lui verser 800 euros. L’affaire a été tranchée par ordonnance, sans audience, en application de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : DUCASSOUX
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 mai 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire. La requérante n'a pas démontré avoir contesté les infractions auprès de l'officier du ministère public, établissant ainsi leur réalité. Les retraits de points ne concernaient pas des excès de vitesse inférieurs à 5 km/h, rendant inapplicable le principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce. Enfin, l'administration a apporté la preuve de la délivrance des informations préalables obligatoires prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : SCP ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 juin 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour deux infractions. Le tribunal a estimé que l'administration apportait la preuve de la délivrance de ces informations, les procès-verbaux des infractions, établis avec interception du véhicule et signés par l'intéressé, mentionnant la nature de l'infraction et le nombre de points retirés. Les autres moyens, dont celui tiré de la contestation des avis de contravention, ont été écartés faute de justificatifs.
Avocat : SCP ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du 13 juin 2024 constatant un solde de points nul et l'invalidation de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le juge a examiné le moyen tiré du défaut d'information prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rappelant qu'il appartient à l'administration de prouver la délivrance de ces informations. La solution retenue est le rejet de la requête, le ministre de l'intérieur ayant conclu au non-fondé des moyens soulevés.
Avocat : SCP ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la Société alpine de protection de la nature (SAPN) visant à annuler un permis de construire et ses permis modificatifs délivrés par le maire de Monêtier-les-Bains pour un refuge de montagne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la délégation de fonctions à l'adjointe à l'urbanisme ne privait pas le maire de son pouvoir de signature. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'absence d'évaluation environnementale et à la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du code de l'environnement, ont été examinés et rejetés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société SNCF Voyageurs d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis lors de 53 interventions de la police aux frontières dans ses trains en 2020 et 2021. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques, ces interventions ayant causé un préjudice grave et spécial à la société. Cependant, la demande a été rejetée car la société n'a pas apporté de preuves suffisantes pour établir la réalité et l'étendue des préjudices allégués, se contentant de produire ses propres décomptes.
Avocat : SELARL LEXCASE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation d'étrangers urgents, a annulé l'arrêté du 12 novembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine ordonnait le transfert de M. B..., ressortissant syrien, vers la Croatie. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de la vulnérabilité particulière du requérant, qui a quitté la Syrie à 14 ans et présente des séquelles. La décision retient que ce transfert méconnaîtrait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le retrait de points de son permis de conduire. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son action par un mémoire enregistré le 10 décembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 janvier 2026.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points afférents à plusieurs infractions. Le tribunal a constaté que les retraits de points pour les infractions des 3 juillet, 2 août et 7 octobre 2022 avaient été annulés ou les points restitués, et que le stage de sensibilisation effectué par le requérant avait permis un crédit de quatre points, rendant la décision d'invalidation caduque. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions devenues sans objet. Pour les autres infractions, le moyen tiré d'une notification irrégulière des retraits de points a été écarté, car cette notification n'affecte pas la légalité des retraits eux-mêmes.
Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en la formation d’un magistrat unique, a examiné la requête de M. C... contestant la décision « 48 SI » du 19 septembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points du 12 novembre 2020, ce point ayant été restitué avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l’absence de notification des retraits, rappelant que celle-ci n’affecte pas la légalité des décisions mais seulement leur opposabilité. Enfin, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le ministre de l’intérieur apportait la preuve de la délivrance de l’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes, et que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points afférents à trois infractions routières. Le tribunal a constaté que les retraits pour deux des infractions avaient été supprimés et que le ministre avait implicitement retiré la décision d'invalidation après que le requérant eut bénéficié d'un crédit de quatre points suite à un stage de sensibilisation. En conséquence, les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens restants, jugeant que l'absence de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que le moyen tiré du défaut d'information préalable n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6, R. 223-3 et R. 223-8 du code de la route, ainsi que sur le décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023.
Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)