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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2517489

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2517489

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2517489
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET CASSEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision du ministre de la transition écologique refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 26 décembre 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant relatifs à l'impact financier sur sa future pension et à sa situation médicale n'étant pas suffisamment établis en l'état. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Cassel, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle le ministre de la transition écologique, de la biodiversité a rejeté sa demande de reconnaissance du caractère imputable au service de son accident du 26 décembre 2023 ;

d’enjoindre au ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature de reconnaitre l’imputabilité au service de son accident du 26 décembre 2023 ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation sans délai à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- la requête n° 2516925 tendant à l’annulation de la décision dont la suspension de l’exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
-
le code général de la fonction publique ;
-
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Duhamel, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :


Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». En vertu des dispositions de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

L’urgence justifie que soit prononcée la suspension de l’exécution d’une décision administrative lorsque l’exécution de celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts que celui-ci entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande tendant à la suspension de l’exécution d’une telle décision, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement, compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.

Pour justifier de l’urgence d’une suspension de l’exécution de la décision en litige, le requérant fait valoir qu’en l’absence de reconnaissance du caractère imputable au service de son accident du 26 décembre 2023 alors qu’il sera radié des cadres au 1er janvier 2026 pour retraite, celle-ci aura un impact financier sur sa future pension de retraite, qu’il se trouve dans une situation de précarité médicale et que cette décision porte une atteinte grave à sa situation personnelle et professionnelle. Toutefois, en l’état de l’instruction, les circonstances ainsi invoquées ne sont pas de nature à justifier de l’urgence qui s’attacherait à la suspension des effets de la décision en litige.

Il résulte de ce qui précède sans qu’il soit nécessaire d’examiner s’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. B..., y compris ses conclusions accessoires à fin d’injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative suivant la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Melun, le 21 janvier 2026.
Le juge des référés,
B. DUHAMEL
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,


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