721 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
721
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 618
Avec résumé IA
Avocat : LACAVE
Avocat : CAVELIER
Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant placée elle-même dans la situation qu'elle invoque en ne fournissant pas les pièces complémentaires demandées à plusieurs reprises par l'administration, et n'ayant pas démontré la perte imminente de son emploi. En conséquence, la demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Manche, un titre de séjour ayant été délivré au requérant en cours d’instance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de M. B, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, le préfet du Calvados a émis un avis favorable à cette demande, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur l’annulation et l’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. C au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.