175 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
175
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Avocat : SCP D'AVOCATS G ANCELET & B ELIE
Avocat : PONCELET
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté d'expulsion. Le juge a reconnu l'urgence liée à la menace d'exécution de la mesure, mais a estimé qu'aucun doute sérieux sur sa légalité n'était soulevé en l'état. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, considérant que la présence de l'étranger, condamné pour des infractions graves, constitue une menace pour l'ordre public.
Avocat : SCP ANCELET DOUCHIN ELIE SAUDUBRAY
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Le Cimet et de la SAS Villes Nouvelles visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement pour quinze jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à ce type de référé-liberté, n'était pas caractérisée, les éléments fournis (perte de chiffre d'affaires, risque de cessation de paiements) ne démontrant pas une menace directe et immédiate pour la pérennité financière des sociétés à très court terme. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Le Cimet et de la SAS Villes Nouvelles visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement pour quinze jours. Les requérantes invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie, ainsi qu'à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de pièces comptables suffisantes démontrant une menace immédiate pour la pérennité des sociétés malgré la perte de chiffre d'affaires alléguée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a condamné l'État à indemniser M. et Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de l'indemnisation a été fixé à 6 625 euros, couvrant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 6 juin 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'appuyant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, dès lors que Mme B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 ordonnant son expulsion du territoire français pour menace grave à l'ordre public. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré comme inopérante l'invocation de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, abrogé, et de la circulaire du 28 novembre 2012, dépourvue de valeur normative. La solution retenue est fondée sur les articles L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP D'AVOCATS G. ANCELET & ELIE - ADES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Accrocamp, ancien délégataire du service public de gestion du camping municipal de Saint-Crépin. La société demandait l'indemnisation de diverses sommes (caution, biens de retour et de reprise, abonnements) et la délivrance d'une attestation de fin de contrat, estimant que la commune avait manqué de diligence. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas le bien-fondé de ses demandes, notamment car les investissements réalisés relevaient de ses obligations contractuelles et que l'état des lieux de sortie ne permettait pas la restitution de la caution. La décision s'appuie sur les principes régissant les délégations de service public et le code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le syndicat CGT d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler les opérations électorales du 8 décembre 2022 pour le comité social d’administration de la DDTM des Bouches-du-Rhône, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient une atteinte au principe constitutionnel de participation (alinéa 8 du Préambule de 1946 et article L. 112-1 du code général de la fonction publique) et des irrégularités dans la composition des listes électorales, ainsi que l’impossibilité pour les agents en congé maladie de voter, ce qui aurait entaché la sincérité du scrutin. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique, le décret n° 2020-1427 du 20 novembre 2020 et l’arrêté du 9 mars 2022 fixant la date des élections.
Avocat : SCP D'AVOCATS G ANCELET & B ELIE
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l’arrêté du 27 décembre 2024 par lequel le préfet de l’Aube avait ordonné l’expulsion de M. C..., ressortissant portugais résidant en France depuis 58 ans. Le tribunal a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son ancrage familial et professionnel, de l’ancienneté de ses infractions pénales et de ses efforts de réinsertion. L’État a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aube le 21 novembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de violation des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Aube refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'intensité de la vie privée et familiale du requérant en France, notamment sa relation stable avec une compagne malade dont il est le soutien essentiel. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ont été annulées pour défaut de base légale.