80 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
80
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de M. B, praticien hospitalier, contestant le refus implicite du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie d'abroger l'arrêté n° 2017-631/GNC du 14 mars 2017 et demandant réparation du préjudice financier subi en raison de l'absence de revalorisation de ses indemnités. Le tribunal a jugé que l'article 15 de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 impose que les émoluments des praticiens suivent les évolutions métropolitaines, et que le refus d'abroger l'arrêté litigieux constitue une faute engageant la responsabilité de la Nouvelle-Calédonie. En conséquence, il a condamné la Nouvelle-Calédonie à verser à M. B la somme de 3 197 355 francs CFP en réparation de son préjudice, assortie des intérêts au taux légal, et a enjoint au gouvernement d'abroger l'arrêté et de prendre un nouvel arrêté conforme dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL RAPHAËLE CHARLIER
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de Mme B, praticienne hospitalière, contestant le refus implicite du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie d'abroger l'arrêté n° 2017-631/GNC du 14 mars 2017 et de revaloriser ses indemnités conformément à l'article 15 de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004. La requérante soutenait que cet article impose une indexation des rémunérations sur les évolutions métropolitaines, et que le défaut d'abrogation de l'arrêté litigieux constitue une faute engageant la responsabilité de la Nouvelle-Calédonie, lui causant un préjudice financier de 2 903 434 francs CFP. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions en annulation de la décision implicite de rejet, celle-ci ayant déjà été annulée par un jugement définitif du 28 septembre 2023. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur la loi organique du 19 mars 1999 et la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004.
Avocat : SELARL RAPHAËLE CHARLIER