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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

469 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

469

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 732

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CHENEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107694

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, exploitant d’un restaurant, qui demandait la condamnation de la commune de Grenoble pour les préjudices subis suite à un arrêté municipal du 15 septembre 2020 ordonnant la fermeture des commerces du boulevard Clémenceau le 16 septembre 2020 lors du départ du Tour de France. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute, jugeant que l’arrêté, de nature réglementaire, n’était pas soumis à l’obligation de motivation individuelle et que les mesures de police étaient justifiées par les nécessités de l’ordre public. La responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques a également été rejetée, faute pour le requérant de démontrer un préjudice anormal et spécial. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP DELACHENAL

10 juin 2025• Juge unique 5
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501667

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante, de nationalité algérienne, soutenait notamment que la décision méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale et était entachée d'erreurs de fait et d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme D.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOURCHENIN

3 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412877

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les erreurs d'appréciation concernant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les décisions contestées étaient fondées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-tunisien.

Avocat : YOUCHENKO

3 juin 2025• 9ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504579

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'établissement public foncier de Loire-Atlantique. Cette mesure vise à constater l'état de la propriété de M. C D, située sur la parcelle AT 294 à La Chevrolière, avant et pendant des travaux de démolition et de réhabilitation de bâtiments voisins, dans le cadre d'un projet d'aménagement du centre-bourg. Le juge a estimé que la requête présentait un caractère d'utilité en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété riveraine. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, mais rejette la demande de l'établissement public tendant à imposer à l'expert l'établissement d'un pré-rapport, au motif qu'aucune disposition légale ou principe général n'impose une telle formalité.

Avocat : CHENEVAL

28 mai 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2210779

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 mai 2022 par laquelle la direction départementale des finances publiques du Val-d'Oise a refusé à la SARL Faro le bénéfice de l'aide "loyers" prévue par le décret n° 2021-1488 du 16 novembre 2021 pour les mois de février à mai 2021. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence, l'administration n'ayant pas justifié de la délégation de signature de l'auteur de la décision. Le tribunal enjoint au directeur départemental de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : ROCHMANN-LOCHEN

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209561

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la société Otus de deux requêtes visant à contester le refus de l'inspectrice du travail, confirmé par le ministre du travail, d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé. Le tribunal a joint les deux instances. Il a jugé que la décision expresse du ministre du 6 décembre 2022 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande d'autorisation de licenciement au regard des dispositions du code du travail protégeant les salariés représentatifs. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par la société requérante.

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

20 mai 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506721

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de l'établissement public foncier de Loire-Atlantique. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive pour constater l'état des immeubles riverains (parcelle ZI 93) avant des travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement du centre-bourg de Saint-Lyphard, en raison du risque de désordres. Le tribunal a rejeté la demande de l'établissement public tendant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport, rappelant que cette modalité relève de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire. Enfin, la fixation des dépens et honoraires de l'expert a été renvoyée au président de la juridiction, conformément à l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Avocat : CHENEVAL

20 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306981

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. A, salarié protégé, visant à annuler la décision du 26 mai 2023 par laquelle le ministre du travail a autorisé son licenciement disciplinaire par la société Otus. Le tribunal a rappelé que le licenciement d’un salarié protégé nécessite une autorisation administrative, et que l’administration doit vérifier si les faits reprochés constituent une faute d’une gravité suffisante, sans lien avec le mandat. En l’espèce, M. A avait refusé un changement de ses conditions de travail (poste de chef d’équipe à Carrières-sous-Poissy) après la perte d’un marché, ce qui constitue une faute, et la clause de mobilité de son contrat permettait cette affectation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision ministérielle était fondée sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

20 mai 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505569

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 10 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant. Sur le fond, le juge a relevé que l'arrêté se fondait sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a constaté que M. C, né en 2022, était un enfant mineur et ne pouvait être regardé comme s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire français de sa propre initiative. En conséquence, la décision d'éloignement a été annulée pour erreur de fait et méconnaissance des dispositions applicables, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.

Avocat : YOUCHENKO

16 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301212

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, assistant territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus du président du conservatoire intercommunal de l'ouest de Limoges (Ciol) de l'affecter sur un poste "effectif" correspondant à son grade. Le tribunal a jugé que la décision attaquée constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc déclaré la requête irrecevable. Il a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHENEAU ET PUYBASSET

13 mai 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500269

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune d'Arromanches-les-Bains. La commune sollicitait une expertise pour décrire les désordres affectant les portillons de sécurité et d'accès de son musée, à la suite de travaux d'extension et de réfection. Le tribunal a estimé que les dysfonctionnements constatés, susceptibles de rendre l'ouvrage impropre à sa destination, justifiaient cette mesure d'instruction. Il a donc désigné un expert avec une mission complète visant à décrire les désordres, en déterminer les causes, et chiffrer le coût des travaux de remise en état.

Avocat : SELARL CARATINI LE MASLE LAMY MOUCHENOTTE LEMAIRE

9 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504711

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour contester la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation précaire de M. A, entré mineur en France et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Toutefois, le tribunal a estimé que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et a donc rejeté la demande de suspension. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YOUCHENKO

7 mai 2025
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01345

Avocat : SCP PECHENARD & ASSOCIES

29 avril 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502974

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé précontractuel par la société Recyclage des Vallées, qui contestait la procédure d'attribution du lot n°12 d'un marché public de traitement des déchets lancé par le SIAVED. La requérante soutenait que le pouvoir adjudicateur avait méconnu les obligations d'allotissement prévues à l'article L.2113-10 du code de la commande publique, en scindant artificiellement des prestations de tri et de transport des encombrants. Elle invoquait également une irrégularité dans la méthode de notation du critère technique et environnemental, estimant que le SIAVED avait violé l'article L.2152-7 du même code en ne retenant pas l'offre économiquement la plus avantageuse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le SIAVED avait correctement défini les prestations et appliqué une méthode de notation transparente et non discriminatoire. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et de la décision de rejet de l'offre de la société a été rejetée.

Avocat : SCP CHENEAU & PUYBASSET

28 avril 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300158

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Sarl Euro Concassage, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet de La Réunion a refusé de lui délivrer une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une carrière à Saint-Benoît. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de la maîtrise foncière des parcelles concernées, les contrats de fortage étant caducs à la date de la décision, en application de l'article R. 181-13 du code de l'environnement. Il a également estimé que la société ne démontrait pas disposer des capacités techniques suffisantes, comme l'exigent les articles L. 181-27 et D. 181-15-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris la demande subsidiaire de médiation.

Avocat : KICHENIN CHENDRA

24 avril 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504895

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 2 avril 2025 lui refusant les conditions matérielles d’accueil. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance, ne maintenant que ses demandes accessoires. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, tout en admettant Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.

Avocat : AARPI MICHEL &INGRACHEN

23 avril 2025• 12ème chambre, éloignement
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503616

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du 15 février 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé le renouvellement du titre de séjour "salarié" de M. B. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois avec autorisation de travail dans un délai de cinq jours.

Avocat : YOUCHENKO

17 avril 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410515

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme F, ressortissante arménienne et russe, contestant les décisions du 18 septembre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'elle était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressée en France et de l'absence d'attaches familiales sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les articles L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

17 avril 2025• 2ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309679

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 14 septembre 2023 ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

15 avril 2025• 6ème chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502183

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B, ressortissant burkinabé, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal écarte comme inopérants les moyens tirés de motifs humanitaires et médicaux pour contester l'interdiction de retour, et juge que l'assignation à résidence ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOURCHENIN

8 avril 2025• Reconduite à la frontière