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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

238 323

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : COLASEffacer tout
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501419

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur le déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l’exécution du permis de construire une villa délivré par le maire de Lecci à Mme B... sur un terrain situé en zone UPR du PLU. Le juge a retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme (Loi Littoral) était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, le projet se situant en dehors d’une agglomération ou d’un village existant. La solution se fonde sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (art. L. 2131-6) et du code de l’urbanisme.

Avocat : COLAS

9 octobre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511606

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 16 septembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme A., ressortissante congolaise, et à ses trois enfants mineurs le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement fonder ce refus sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concerne le retrait des conditions matérielles d'accueil, et non leur refus initial. En l'absence de base légale valable, la décision a été annulée, et il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : COLAS

6 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511942

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 17 septembre 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant soutenait que sa demande d'asile avait été rejetée en Allemagne, mais le tribunal juge que cette circonstance n'est pas de nature à empêcher son transfert, dès lors qu'il ne justifie pas être retourné en Turquie et que la mesure n'a ni pour objet ni pour effet de le contraindre à regagner son pays d'origine. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, le tribunal estimant que la préfète n'a pas commis d'erreur de fait et n'était pas tenue d'exercer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.

Avocat : NICOLAS

3 octobre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509162

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., demandeur d'asile somalien, contestant la décision de l'OFII du 10 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement à Coulommiers. Le juge a opéré une substitution de base légale, estimant que le refus d'une proposition d'hébergement ultérieure constitue un motif de refus initial des conditions matérielles d'accueil (article L. 551-15 du CESEDA), et non un motif de cessation de celles-ci (article L. 551-16). En conséquence, la requête a été rejetée, la décision de l'OFII étant légalement fondée sur l'article L. 551-15.

Avocat : NICOLAS

3 octobre 2025• ELOIGNEMENT
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311290

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a relevé que la décision initiale du 2 mars 2023 avait fait l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire, implicitement rejeté par le directeur général de l'OFII, et que cette dernière décision se substituait à la première. En conséquence, le tribunal a jugé que les moyens dirigés contre la décision initiale étaient inopérants, car seule la décision prise sur le recours administratif était susceptible d'être contestée. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : COLAS

2 octobre 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403937

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A... qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-et-Marne du 15 mars 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une erreur de fait, mais le tribunal juge que l'arrêté, fondé sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, est suffisamment motivé en droit et en fait. Il précise que l'absence de mention de l'article R. 413-14 ou de la vitesse relevée est sans incidence sur la légalité de la décision de suspension. En conséquence, la suspension est maintenue et les conclusions accessoires de M. A... sont rejetées.

Avocat : CRECY NICOLAS

30 septembre 2025• 11ème chambre, JU
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506550

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 6 septembre 2025 l'assignait à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée.

Avocat : RUINIER-CAUBET NICOLAS

29 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511074

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme B, ressortissante algérienne, un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de certificat de résident et la remise d'un récépissé l'autorisant à séjourner et travailler. La requérante justifiait de l'urgence en raison de l'impossibilité technique d'utiliser le téléservice de l'ANEF, malgré des diligences accomplies depuis le 5 août 2025, exposant son droit au séjour et ses revenus. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'administration de prévoir une solution de substitution en cas de dysfonctionnement du téléservice.

Avocat : COLAS

26 septembre 2025
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501744

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sainte-Maxime le 4 avril 2025. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal du retrait de ce permis par un arrêté du 19 mai 2025, devenu définitif. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : COLAS

25 septembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511204

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La solution retenue est que, bien qu’un refus de renouvellement de titre de séjour crée une présomption d’urgence, la requête au fond de Mme A suspend déjà l’exécution de la mesure d’éloignement et sera examinée prochainement (audience fixée au 6 novembre 2025), ce qui ne justifie pas une urgence suffisante pour une suspension en référé. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : COLAS

25 septembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300925

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme Baptistia Lamponi, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 juin 2023 de la rectrice de l'académie de la Guadeloupe refusant de l'inscrire sur la liste d'aptitude au corps des attachés d'administration de l'État pour 2023. Le tribunal a jugé que cette décision, ne refusant pas un avantage constituant un droit, n'avait pas à être motivée et n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable. Il a également écarté le moyen tiré d'un retrait illégal d'une décision antérieure de 2022, estimant que l'arrêté contesté n'avait ni pour objet ni pour effet de retirer cette dernière. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELASU NICOLAS DESIREE

25 septembre 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501921

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant sénégalais, contre l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le requérant contestait la menace à l'ordre public invoquée, arguant que les faits de menaces de mort étaient antérieurs à son entrée en France et que les violences sur mineur n'avaient pas donné lieu à condamnation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la menace à l'ordre public était établie et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et de l'avis favorable de la commission du titre de séjour. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GIOVANNANGELI & COLAS AVOCATS ASSOCIES

22 septembre 2025• 4ème chambre
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401525

Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte, par ordonnance du 22 septembre 2025, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus du CHRU de Besançon de lui verser l’aide au retour à l’emploi (ARE) pour une période déterminée. La solution retenue est le donné acte du désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.

Avocat : PODOLAK NICOLAS

22 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409793

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 30 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ volontaire, le pays de renvoi et l'astreinte de présentation ont également été écartés.

Avocat : NICOLAS

19 septembre 2025• 8ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509338

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus implicite du ministre de l'Intérieur de lui restituer 9 points de permis de conduire suite à l'annulation de trois infractions routières et de lui créditer 4 points pour un stage de sensibilisation. Le ministre a démontré que les infractions litigieuses avaient été supprimées du dossier et que 3 points (et non 4) avaient été crédités, portant le capital à 12 points. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et la demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : CRECY NICOLAS

16 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309640

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l’Intérieur du 3 août 2023 constatant un solde de points nul et invalidant son permis de conduire, ainsi que huit décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le ministre avait supprimé ou restitué les points pour plusieurs infractions, rendant le solde du permis de M. A... positif (6 points). En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision « 48 SI » et les retraits de points concernant les infractions des 24 mars, 22 août, 21 décembre 2022 et 2 janvier 2023. Le litige a été réduit aux quatre décisions de retrait de points restantes, relatives aux infractions des 18 mars, 1er juin, 8 juillet et 26 juillet 2022, pour lesquelles les moyens soulevés par M. A... (défaut d’information préalable et contestation de la réalité des infractions) ont été examinés au regard des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du

Avocat : CRECY NICOLAS

16 septembre 2025• 11ème chambre, JU
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402248

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet de la Haute-Marne suite à un contrôle positif au cannabis. Le juge a estimé que la matérialité de l'infraction était établie par le prélèvement salivaire positif, sans que le requérant ne démontre avoir demandé une contre-expertise. Il a également jugé que la suspension était justifiée au regard de l'article L. 224-2 du code de la route, la durée de six mois n'étant pas disproportionnée compte tenu du danger que représente la conduite sous stupéfiants. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : HACHET NICOLAS

16 septembre 2025• Juge unique - 2ème chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500135

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 26 septembre 2024, qui retirait des points de son permis de conduire et en constatait la perte de validité. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire et soutenait avoir effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière en février 2024, ce qui devait lui restituer des points. En défense, le ministre a indiqué que ce stage avait été pris en compte le 21 septembre 2024, entraînant le retrait de la décision contestée. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la requête étant devenue sans objet, mais a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RUINIER-CAUBET NICOLAS

15 septembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501185

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Corse-du-Sud de suspendre un permis de construire délivré par le maire de Lecci pour l'extension d'une villa. Le préfet invoquait la méconnaissance des articles L. 111-3, L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, ainsi que du futur plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée et l'État a été condamné à verser 1 000 euros au bénéficiaire du permis au titre des frais de justice.

Avocat : COLAS

27 août 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400553

Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 19 août 2025, du désistement pur et simple de la société Trifault travaux publics de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un titre exécutoire émis par la commune de Longny-les-Villages pour des pénalités de retard de 12 000 euros sur un marché de travaux. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de l'instance.

Avocat : GRUNBERG NICOLAS

19 août 2025