2 987 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 987
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 371
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019, issues d'un contrôle sur pièces ayant remis en cause l'abattement renforcé pour durée de détention appliqué à une plus-value de cession de titres. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification, en se fondant sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a jugé que la plus-value en cause ne constituait pas un revenu exceptionnel éligible au système de quotient prévu par l'article 163-0 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de la demande subsidiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCATS THEMIS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E..., agent titulaire de l'EHPAD Les Allées de Chabrières, afin d'évaluer les préjudices consécutifs à une maladie professionnelle (épicondylite des deux coudes) reconnue imputable au service. Le juge a considéré que cette mesure d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, présentait un caractère utile pour permettre à l'agent de demander une indemnisation complémentaire à la rente viagère d'invalidité, conformément au principe de réparation des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts. La mission de l'expert inclut notamment la description de l'état de santé, la détermination de la date de consolidation, et l'évaluation des conditions de reprise du travail (poste aménagé ou reclassement). La demande de l'EHPAD tendant à voir rejeter la requête a été rejetée.
Avocat : AD CONSEIL AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour suspendre un arrêté de réquisition du préfet de la Gironde l'obligeant à travailler à la polyclinique Bordeaux rive droite du 12 au 14 janvier 2026. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de grève, une liberté fondamentale, ainsi que des vices de forme et de motivation. Le juge a reconnu l'urgence, l'arrêté faisant obstacle à l'exercice du droit de grève. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la conciliation entre la liberté fondamentale invoquée et l'intérêt public, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL ALPHA CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le maire de Toussieu avait retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable accordée à M. A... pour la construction d'une piscine et d'une terrasse couverte. Le tribunal a jugé que le retrait était illégal, car les dispositions du règlement de la zone N du plan local d'urbanisme autorisent les annexes aux constructions existantes sans exiger que le bâtiment principal soit situé dans la même zone, dès lors que le terrain d'assiette est classé dans plusieurs zones distinctes. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 151-12 du code de l'urbanisme et les articles N1 et N2 du règlement du PLU de Toussieu.
Avocat : URBAN CONSEIL
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de la SAS Le Nettoyage contestant une décision de l'OFII du 16 juin 2023 et les titres exécutoires subséquents. Ces actes mettaient à sa charge une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (ancien article L. 822-2 du CESEDA) pour l'emploi de deux ressortissants marocains sans titre de travail. Le tribunal a rejeté les moyens de la société, notamment l'absence de matérialité des faits et la méconnaissance du contradictoire. Il a toutefois fait application de la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024, plus douce, pour réduire le montant de la contribution spéciale à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti, soit 3 940 euros, et a annulé la contribution forfaitaire des frais d'éloignement, abrogée par cette même loi.
Avocat : AUDIT-CONSEIL-DEFENSE
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Avocat : SELARL TOUTTEE CONSEIL & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le requérant soutenait notamment que le préfet ne pouvait se fonder sur l'absence d'autorisation de travail alors que sa demande était pendante, et invoquait une méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, sans préciser davantage la solution retenue dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code du travail.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A... sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. M. A... sollicitait cette somme en réparation du préjudice subi lors d'un accident de scooter survenu le 14 juin 2021 à Cannes, imputant la responsabilité à la commune et au département. Le juge a estimé que la créance invoquée ne présentait pas un caractère non sérieusement contestable, en raison notamment de l'existence d'une ligne blanche continue interdisant le dépassement et de l'absence de preuve d'un défaut d'entretien de la voie. En conséquence, la requête a été rejetée et M. A... a été condamné à verser 1 000 euros à la commune de Cannes au titre des frais de justice.
Avocat : LEGIS-CONSEILS
Le Tribunal administratif de La Réunion, saisi par le Grand port maritime de La Réunion sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise concernant les désordres affectant les mâts d'éclairage du Port Est, apparus en 2025 après réception des travaux. La mesure vise à déterminer la nature et les causes des défectuosités, potentiellement liées à la garantie décennale des constructeurs (Testoni, Artelia, Socotec, Valmont) et de l'assureur Allianz. Le juge estime la demande utile et désigne un expert, mais rejette la demande de frais de procédure à ce stade.
Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SCI d’Anville d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de préemption du 1er avril 2025 pris par le maire de Saint-Rogatien. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 16 juillet 2025 devenue définitive. Constatant que ce retrait privait d’objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la SCI présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la SASP FC Grenoble Rugby d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission d’appel de la Fédération française de rugby (FFR) prononçant des sanctions disciplinaires (retrait de points et amende). En cours d’instance, la société requérante s’est désistée de sa requête, désistement accepté par la FFR et la Ligue nationale de rugby (LNR), lesquelles ont également renoncé à leurs conclusions au titre des frais de justice. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ces désistements, mettant ainsi fin à l’instance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CDES CONSEIL
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. Il a également jugé que l'interdiction de retour était légale, le préfet ayant pris en compte la situation de l'intéressé conformément à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme B..., professeure, contestant le refus du ministre de l'éducation nationale de lui accorder l'allocation temporaire d'invalidité pour une maladie de Lyme contractée en service. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la maladie de Lyme ne figure pas dans la liste limitative des travaux prévue au tableau n° 19 des maladies professionnelles pour bénéficier de la présomption d'origine professionnelle, et que la requérante n'a pas démontré un lien direct et certain entre sa pathologie et son service. La décision s'appuie sur les articles L. 824-1 du code général de la fonction publique, L. 461-1 et L. 461-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... C... tendant à l'annulation du refus implicite de la commune de Saint-Denis de lui communiquer les actes d'engagement et bordereaux de prix de lots d'un marché public de denrées alimentaires. Le tribunal a jugé que la demande de communication était sans objet, dès lors que les documents sollicités étaient librement accessibles au requérant via une plateforme numérique dédiée, ce qui le rendait détenteur des documents au même titre que l'administration. La solution retenue s'appuie sur les articles L.311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION
Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d’agglomération Grand Calais Terres et Mers d’une demande visant à contester le refus de l’administration fiscale d’assujettir à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), selon la méthode comptable de l’article 1499 du code général des impôts (CGI), divers biens (usine, centrale à béton, buffer, digue, terre-pleins, ouvrages d’art) situés sur le port de Calais, ainsi qu’à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) les activités qui y sont exercées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, jugeant que la communauté d’agglomération, qui n’est ni propriétaire, ni contribuable, ni redevable des impositions en cause, ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : CABINET EUROCONSULT FRANCE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Host Services d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du sous-préfet d’Arles du 17 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La juge des référés ayant rejeté la demande de suspension de cette décision, la société requérante a été informée, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu’elle devait confirmer le maintien de sa requête dans un délai d’un mois. Aucune confirmation n’étant parvenue dans ce délai, la société est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : ABP AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., éleveur bovin, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 janvier 2024 imposant des mesures de biosécurité et d’assainissement suite à la déclaration d’infection de son exploitation par la tuberculose bovine. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de demande préalable et de chiffrage, et que les moyens de légalité externe (motivation) et interne (erreur d’appréciation, proportionnalité) soulevés contre l’arrêté n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code rural et de la pêche maritime, l’arrêté du 8 octobre 2021, et le règlement (UE) 2016/429.
Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE