2 331 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 331
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 031
Avec résumé IA
Avocat : CONSALVI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les rappels de TVA notifiés à la société Camusat Holding pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif que les prestations de services facturées aux filiales n'avaient pas été payées et donc non imposées, le droit à déduction naissant dès l'exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Rejetant la substitution de base légale proposée par l'administration, fondée sur l'obligation de régularisation prévue à l'article 271 III b du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge des rappels et le rétablissement du crédit de TVA demandé.
Avocat : LAMARTINE CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour défaut de prise en charge d’une fracture du scaphoïde aux urgences de l’hôpital Bichat. L’AP-HP n’a pas contesté le principe de sa responsabilité, mais a soutenu que le taux de perte de chance devait être partagé avec d’autres établissements. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’AP-HP, appliquant les principes de responsabilité hospitalière et le code de la santé publique, et a fixé l’indemnisation des préjudices de M. B... en fonction du taux de perte de chance retenu. La CPAM de Paris a également été indemnisée pour ses débours, conformément au code de la sécurité sociale.
Avocat : CABINET CALLON AVOCAT & CONSEIL (SELUR)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'association Groupe SOS Solidarités d'un recours de plein contentieux contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France fixant la dotation globalisée commune pour 2024 à 47 093 974,12 euros. L'association demandait une réévaluation à 49 774 667,23 euros, invoquant des surcoûts liés à l'inflation (énergie, alimentation, transports), aux revalorisations salariales, aux charges financières et à la reprise d'un dispositif médico-éducatif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé, sans préciser de textes spécifiques dans le dispositif de rejet.
Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l'association Groupe SOS Solidarités contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France fixant le prix de journée 2024 de la Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) « Bois Doré ». L'association demandait la réformation de ces décisions et la fixation d'un prix de journée plus élevé, en contestant notamment les abattements opérés par l'ARS sur les dépenses des groupes 1, 2 et 3, ainsi que le rejet de certaines charges. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que l'ARS avait légalement justifié ses décisions en se fondant sur les dispositions des articles L. 314-7 et R. 314-22 du code de l'action sociale et des familles, notamment pour assurer la compatibilité des dépenses avec les dotations limitatives de financement. La demande de l'association tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’Association Tutélaire Social Mandataire 77 (ATSM 77) qui contestait l’arrêté préfectoral fixant sa dotation globale de financement pour 2024. L’association demandait la réintégration de certaines dépenses dans le report du résultat comptable de 2022, notamment des frais de restaurant et diverses indemnités. Le tribunal a estimé que ces dépenses n’étaient pas justifiées par les nécessités de la gestion normale de l’établissement, au sens de l’article R. 314-52 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant ainsi la décision du préfet de la région d’Île-de-France.
Avocat : CLAMENS CONSEIL
Avocat : BHN CONSEIL
Avocat : URBAN CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, mais a substitué la base légale de la décision, estimant que la demande relevait de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 plutôt que de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des stipulations conventionnelles et des droits fondamentaux.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation de la décision du préfet du Val-de-Marne du 27 avril 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, relatif à la mise en demeure de produire des pièces complémentaires. Il a constaté que le requérant n’avait pas pris connaissance de la demande de complément dans le délai imparti, et que la notification par le téléservice ne permettait pas d’établir la date à laquelle il avait consulté cette demande. Par suite, le tribunal a annulé la décision de classement sans suite, estimant que la procédure n’avait pas respecté les garanties prévues par le décret.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Alpes Constructions Contemporaines et C&S Résidences d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 11 août 2021 refusant un permis de construire pour un immeuble de 17 logements. Les requérantes contestaient notamment les motifs de refus tirés de l’absence de desserte électrique, de division du terrain, d’accès inadapté et de mauvaise insertion paysagère. Par un mémoire du 13 octobre 2025, les sociétés se sont désistées de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné les requérantes à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de régularité du séjour de sa compagne, de son absence d'insertion économique et de son maintien irrégulier sur le territoire malgré une précédente mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : CONSTANT
Avocat : CABINET NEXUS CONSEIL
Le Tribunal administratif de la Guyane annule l’arrêté du 20 novembre 2023 par lequel le préfet de la Guyane avait déclaré nul de plein droit le permis de conduire de Mme A..., délivré le 9 février 2022. La décision préfectorale est jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, faute d’énoncer les considérations de fait justifiant le retrait. Le tribunal accueille ce moyen sans examiner les autres griefs, et condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut de base légale et la méconnaissance du droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la procédure était régulière et que les conditions de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies.
Avocat : ABP AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... et M. C..., propriétaires d’une maison en bordure de la route nationale 88, qui demandaient la condamnation de la commune de Quins à réparer les préjudices matériel et moral résultant d’infiltrations d’eau. Le tribunal a rejeté leur demande, jugeant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’entretien et la gestion des eaux pluviales de la route nationale 88 relèvent de la compétence du département et non de la commune. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... C... contestant le refus implicite du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que l'intéressée n'établissait pas remplir la condition de logement exigée par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les moyens fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été rejetés comme insuffisamment étayés.
Avocat : SASITRA CONSULTING