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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 494 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 494

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 668

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : CONSEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203687

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui contestait le refus de reconduire son contrat et demandait une indemnisation. Le tribunal a jugé que le maintien en fonction de l'agent après son contrat à durée déterminée n'avait pas créé un contrat à durée indéterminée (CDI) en l'absence de conclusion expresse, et que la décision de non-renouvellement n'était donc pas un licenciement illégal. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, la décision implicite rejetant la demande préalable étant sans incidence sur le litige. La requête a été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL

22 janvier 2026• 9ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500525

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. G... contestant l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de 30 jours et une interdiction de retour de 6 mois. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la signataire de l'acte bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), compte tenu de sa situation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la CEDH.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE

22 janvier 2026• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507503

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension du refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de poursuivre sa formation professionnelle en alternance, et a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision de refus a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation de M. B... sous un mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Avocat : SELARL BONACORSI AVOCATS CONSEILS

21 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510941

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 30 juillet 2025, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification de l'arrêté du 15 janvier 2025, sans que le requérant n'allègue une irrégularité de cette notification. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.

Avocat : SAS ITRA CONSULTING

20 janvier 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202918

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Solliès-Ville du 1er juillet 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de la SAS Océan 2 pour la division de parcelles en lots à bâtir. Le tribunal a jugé que le projet, qui prévoyait une voie d'accès et une aire de retournement implantées sur les lots eux-mêmes, ne créait pas d'équipements communs au sens de l'article L. 442-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le projet relevait de la déclaration préalable et non du permis d'aménager, et le maire a commis une erreur de fait et d'appréciation.

Avocat : CONSALVI

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401629

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le maire de Solliès-Ville s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Océan 2 pour un lotissement de trois lots. Le tribunal a jugé que le projet relevait de la déclaration préalable et non du permis d'aménager, et que les motifs d'opposition (absence de servitude de passage, largeur de chaussée insuffisante, absence d'aire de retournement) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 442-1, L. 442-2 et R. 442-19 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme de la commune.

Avocat : CONSALVI

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600024

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise et d’injonction présentée par des agents de l’Office national des forêts (ONF) visant à faire constater la présence d’amiante dans leurs locaux et à ordonner le désamiantage. Le juge a estimé que la mesure d’expertise sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que des diagnostics amiante complets avaient déjà été réalisés en décembre 2024, confirmant la présence d’amiante et conduisant au télétravail du personnel. Il a également rappelé qu’une expertise ne peut porter sur une question de droit, telle que l’appréciation de la conformité de l’administration à ses obligations légales de sécurité. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE

20 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600960

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de M. B..., étudiant algérien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et en raison du dépôt tardif de sa requête. Il relève également que l'intéressé ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement et que ses arguments, invoquant pêle-mêle le code de l'entrée et du séjour des étrangers et l'accord franco-algérien, ne permettent pas de caractériser l'urgence. La requête est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

19 janvier 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2101386

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le démontage d’un poteau électrique implanté sur sa propriété par la société ENEDIS. Après la conclusion d’un protocole d’accord entre les parties, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la société ENEDIS au titre des frais de justice.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

19 janvier 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506561

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mmes A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Longuenesse à la société Semayork pour des bâtiments commerciaux. Les requérantes se sont désistées de leur requête, et la société bénéficiaire du permis a accepté ce désistement. Par une ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.

Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS

19 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600905

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la nomination d'un chef de département à l'IUT de Tremblay-en-France. Le requérant invoquait l'urgence et l'illégalité de la procédure de vote, mais le juge a estimé qu'il ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts défendus. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ACMV Conseils DOMINIQUE PAILLÉ AVOCAT

17 janvier 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302755

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A... Guérit, conseiller municipal d'opposition, de trois requêtes tendant à l'annulation de décisions implicites de rejet de la maire de Marenne-Hiers-Brouage. Ces demandes portaient, d'une part, sur le refus d'insérer les articles de l'opposition sur le site internet et la page Facebook de la commune, et d'autre part, sur le refus de modifier l'ordre de préséance lors des cérémonies publiques pour y placer les conseillers régionaux et départementaux avant le président de l'EPCI et les maires du canton. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la commune n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales relatives aux droits d'expression de l'opposition, ni celles du décret du 13 septembre 1989 concernant l'ordre de préséance.

Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

15 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309934

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 24 août 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d’examiner la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que ce refus d’enregistrement était insuffisamment motivé et entaché d’une erreur de droit, la préfète s’étant fondée à tort sur l’existence d’une obligation de quitter le territoire français datant de 2020 pour écarter la nouvelle demande. En application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. Les conclusions tendant à l’annulation de « l’invitation à quitter le territoire » ont été rejetées comme irrecevables, cet acte ne constituant pas une décision faisant grief.

Avocat : SAS ITRA CONSULTING

15 janvier 2026• 8ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502312

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de M. C... ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du même code, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : SAS ITRA CONSULTING

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500820

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SAS Ségiane d’un recours pour excès de pouvoir contestant un refus de permis de démolir et l’irrégularité d’une décision préfectorale. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 15 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

12 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318416

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée avec le GHU Paris psychiatrie et neurosciences. Le tribunal a jugé qu'un agent n'a aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision, n'étant pas une mesure disciplinaire, n'avait pas à être motivée. Il a également écarté le moyen tiré du non-respect du délai de prévenance prévu à l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, sans le retenir comme fondé. Enfin, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration.

Avocat : CABINET ITRA CONSULTING

12 janvier 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504096

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E..., agent titulaire de l'EHPAD Les Allées de Chabrières, afin d'évaluer les préjudices consécutifs à une maladie professionnelle (épicondylite des deux coudes) reconnue imputable au service. Le juge a considéré que cette mesure d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, présentait un caractère utile pour permettre à l'agent de demander une indemnisation complémentaire à la rente viagère d'invalidité, conformément au principe de réparation des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts. La mission de l'expert inclut notamment la description de l'état de santé, la détermination de la date de consolidation, et l'évaluation des conditions de reprise du travail (poste aménagé ou reclassement). La demande de l'EHPAD tendant à voir rejeter la requête a été rejetée.

Avocat : AD CONSEIL AVOCAT

12 janvier 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600155

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour suspendre un arrêté de réquisition du préfet de la Gironde l'obligeant à travailler à la polyclinique Bordeaux rive droite du 12 au 14 janvier 2026. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de grève, une liberté fondamentale, ainsi que des vices de forme et de motivation. Le juge a reconnu l'urgence, l'arrêté faisant obstacle à l'exercice du droit de grève. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la conciliation entre la liberté fondamentale invoquée et l'intérêt public, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL ALPHA CONSEILS

12 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309757

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le maire de Toussieu avait retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable accordée à M. A... pour la construction d'une piscine et d'une terrasse couverte. Le tribunal a jugé que le retrait était illégal, car les dispositions du règlement de la zone N du plan local d'urbanisme autorisent les annexes aux constructions existantes sans exiger que le bâtiment principal soit situé dans la même zone, dès lors que le terrain d'assiette est classé dans plusieurs zones distinctes. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 151-12 du code de l'urbanisme et les articles N1 et N2 du règlement du PLU de Toussieu.

Avocat : URBAN CONSEIL

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2311724

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de la SAS Le Nettoyage contestant une décision de l'OFII du 16 juin 2023 et les titres exécutoires subséquents. Ces actes mettaient à sa charge une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (ancien article L. 822-2 du CESEDA) pour l'emploi de deux ressortissants marocains sans titre de travail. Le tribunal a rejeté les moyens de la société, notamment l'absence de matérialité des faits et la méconnaissance du contradictoire. Il a toutefois fait application de la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024, plus douce, pour réduire le montant de la contribution spéciale à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti, soit 3 940 euros, et a annulé la contribution forfaitaire des frais d'éloignement, abrogée par cette même loi.

Avocat : AUDIT-CONSEIL-DEFENSE

8 janvier 2026• 4ème Chambre