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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

562 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

562

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 971

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CONSEILEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501078

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’Association Tutélaire Social Mandataire 77 (ATSM 77) qui contestait l’arrêté préfectoral fixant sa dotation globale de financement pour 2024. L’association demandait la réintégration de certaines dépenses dans le report du résultat comptable de 2022, notamment des frais de restaurant et diverses indemnités. Le tribunal a estimé que ces dépenses n’étaient pas justifiées par les nécessités de la gestion normale de l’établissement, au sens de l’article R. 314-52 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant ainsi la décision du préfet de la région d’Île-de-France.

Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501077

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l'association Groupe SOS Solidarités contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France fixant le prix de journée 2024 de la Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) « Bois Doré ». L'association demandait la réformation de ces décisions et la fixation d'un prix de journée plus élevé, en contestant notamment les abattements opérés par l'ARS sur les dépenses des groupes 1, 2 et 3, ainsi que le rejet de certaines charges. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que l'ARS avait légalement justifié ses décisions en se fondant sur les dispositions des articles L. 314-7 et R. 314-22 du code de l'action sociale et des familles, notamment pour assurer la compatibilité des dépenses avec les dotations limitatives de financement. La demande de l'association tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301392

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les rappels de TVA notifiés à la société Camusat Holding pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif que les prestations de services facturées aux filiales n'avaient pas été payées et donc non imposées, le droit à déduction naissant dès l'exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Rejetant la substitution de base légale proposée par l'administration, fondée sur l'obligation de régularisation prévue à l'article 271 III b du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge des rappels et le rétablissement du crédit de TVA demandé.

Avocat : LAMARTINE CONSEIL

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302385

Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la régularisation ou la résolution du lot n°10 du sous-traité d’exploitation de la plage de Vallière, conclu par la commune de Saint-Georges-de-Didonne. Par un acte enregistré le 4 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B..., considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais exposés.

Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

6 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206565

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... et M. C..., propriétaires d’une maison en bordure de la route nationale 88, qui demandaient la condamnation de la commune de Quins à réparer les préjudices matériel et moral résultant d’infiltrations d’eau. Le tribunal a rejeté leur demande, jugeant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’entretien et la gestion des eaux pluviales de la route nationale 88 relèvent de la compétence du département et non de la commune. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.

Avocat : CLAMENS CONSEIL

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2200359

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de réduction de leurs impositions (impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle et contributions sociales) au titre de 2017, à la suite de la mise en œuvre d'une clause de garantie de passif et d'une révision du prix de cession de leurs actions de la société Atlante Construction. Le tribunal a partiellement fait droit à leur demande en accordant un dégrèvement, mais a rejeté le surplus de leurs conclusions, notamment en refusant la prise en compte de certains frais de cession non justifiés et en appliquant un abattement forfaitaire pour les frais d'acquisition. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 150-0 D, pour déterminer le calcul de la plus-value nette imposable après les événements ayant affecté le prix de cession.

Avocat : SELARL ARTHEMIS CONSEIL

3 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108821

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SCCV BGJ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties (article 1380 du code général des impôts) pour un immeuble au Mans au titre de l’année 2020. La société soutenait que le bien, partiellement démoli et impropre à l’occupation au 1er janvier 2020, aurait dû relever de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (article 1393). Le tribunal a jugé que les travaux de démolition engagés, limités à une partie de l’ensemble immobilier et n’affectant pas le gros œuvre de manière à le rendre totalement inutilisable, ne faisaient pas perdre à l’immeuble son caractère de propriété bâtie. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ARTHEMIS CONSEIL

30 octobre 2025• Président 4 : Mme ALLIO-ROUSSEAU - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101697

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de l’association AMMRA visant à obtenir la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. Le tribunal a substitué le fondement légal de l’article 1384 C du code général des impôts à celui de l’article 1384 A, initialement retenu par l’administration, concernant l’exonération pour les logements acquis à l’aide de prêts sociaux locatifs. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que l’association ne remplissait pas les conditions d’exonération prévues par les textes applicables.

Avocat : AVOCONSEIL

30 octobre 2025• Président 4 : Mme ALLIO-ROUSSEAU - R. 222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304585

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL MBGT 1, qui contestait un redressement d’impôt sur les sociétés pour 2018. La société invoquait l’irrégularité de la procédure de recouvrement, l’éligibilité à l’exonération prévue à l’article 44 octies A du code général des impôts, et l’opposabilité d’un rescrit fiscal. Le tribunal a jugé que l’avis de mise en recouvrement avait été régulièrement notifié au siège social, faute pour la société d’avoir elle-même informé l’administration d’une élection de domicile chez son avocat, et a écarté les autres moyens. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles L. 256 et R. 256-6 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET "JURISTES-CONSEILS-SABLIERE"

28 octobre 2025• 1 ère Chambre
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402721

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SCI La Lorraine d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recette émis par la commune de Vittel pour un montant de 3 126,26 euros. La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de son action, renonçant à toute procédure future sur le même objet. Par ordonnance du 23 octobre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en décharge, sans examiner le bien-fondé du titre de recette.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

23 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303792

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'ensemble des demandes de la société Power protection et sécurité, qui contestait le non-paiement de prestations et la non-reconduction de deux marchés publics conclus avec la commune de Marseille. Le tribunal a jugé irrecevable la requête faute pour la société d'avoir adressé un mémoire en réclamation dans les deux mois suivant le rejet implicite de sa demande indemnitaire préalable, conformément au décret n° 2016-360 du 25 mars 2016. Il a également estimé que les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles étaient irrecevables, le marché n'ayant pas été reconduit. En conséquence, la commune de Marseille a été condamnée à verser 3 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : ABP AVOCATS CONSEILS

22 octobre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205105

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les ayants droit de Mme F... D... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Morlaix en février 2020, suite à une cholécystectomie. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement pour faute dans les suites opératoires, sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a fixé le taux de perte de chance à 25 %. En conséquence, il a condamné solidairement le centre hospitalier et son assureur à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices subis par la patiente décédée et de leurs préjudices d’affection, après application de ce taux.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SIAM CONSEIL

17 octobre 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2208792

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E... B... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices consécutifs à une thyroïdectomie totale subie en 2010. Les requérants invoquaient un défaut d’information sur les risques opératoires et des fautes médicales, notamment l’absence de vérification de l’exérèse totale et une lésion des nerfs laryngés. Le tribunal a estimé que le risque de reliquat thyroïdien n’était pas un risque fréquent ou grave nécessitant une information spécifique, et que la patiente avait été informée des risques vocaux lors de la consultation préopératoire, écartant ainsi toute faute pour défaut d’information. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET CALLON AVOCAT ET CONSEIL

14 octobre 2025• 7ème Chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402540

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... qui contestait un titre exécutoire de 30 378,75 euros émis par la rectrice de l'académie de Montpellier. En effet, l'administration a annulé ce titre et déchargé la requérante de l'obligation de payer, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par Mme A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP D'AVOCATS ACTION CONSEILS

10 octobre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301816

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., agente territoriale, qui demandait la condamnation de la commune d’Aigondigné pour refus de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie. La requérante soutenait que ce refus constituait une faute lui ayant causé un préjudice financier et moral. Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune erreur d’appréciation, faute d’éléments établissant un lien direct entre la pathologie et le service, et a donc écarté toute faute. Les conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A... ont été rejetées, de même que les frais de justice demandés par la commune.

Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

9 octobre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306066

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Hôtelière Séjour Beaubourg (HSB) qui contestait une décision de l'OFII du 22 septembre 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 15 040 euros pour avoir employé deux salariés étrangers sans titre de travail. La société soulevait des moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale et a également rejeté la contestation du titre de perception émis pour son recouvrement. La solution s'appuie sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.

Avocat : CABINET BIZOUARD CONSEIL

7 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301496

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.

Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE

6 octobre 2025• Juge unique 7
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207489

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la société Concurrent High Performance Solution Europe, qui contestait des rappels de retenue à la source et la remise en cause de ses déficits reportables pour les exercices 2017 à 2019. L'administration fiscale avait estimé que la société procédait à des transferts indirects de bénéfices à sa société mère américaine, en application de l'article 57 du code général des impôts, et avait appliqué un taux de marge de 3,7% pour redresser ses résultats. Le tribunal a pris acte de l'erreur de calcul admise par l'administration, qui a ramené le déficit reportable à -3 211 679 euros, et a rejeté le surplus des conclusions de la société, notamment sa demande de fixer le déficit à -3 637 772 euros et de décharge des retenues à la source. La solution retenue repose sur les dispositions du code général des impôts et la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994.

Avocat : SELARL CATED CONSEIL

6 octobre 2025• 5ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300118

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS Bakir, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 6 096 000 euros pour le préjudice économique résultant d'une prétendue obstruction à son projet de centre commercial. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, dès lors que les refus d'agrément de vente et de permis modificatif, bien qu'illégaux, n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager sa responsabilité sans lien direct de causalité avec le préjudice allégué. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application spécifique du code de l'urbanisme.

Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206985

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2014 pour un montant de 6 522 euros. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement de 6 522 euros à la suite de sa réclamation, et que ce montant avait bien été déduit du solde dû. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de réponse à ses réclamations, la réclamation de 2019 ne portant pas sur l'année 2014. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL THEMIS CONSEILS

1 octobre 2025• 5ème Chambre