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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

313 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

313

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : COUREffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500178

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice résultant de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 5 février 2020 la reconnaissant comme prioritaire et une ordonnance du 5 février 2021 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de la reloger sous astreinte. La requérante, hébergée chez sa fille dans un logement inadapté, justifiait ses refus de propositions de logement par des motifs légitimes liés à son état de santé. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LECOUR

26 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507859

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d'assurer l'hébergement de Mme A... B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 mars 2025, dans un délai d'un mois. La requérante n'ayant reçu aucune proposition d'hébergement, le tribunal a fait droit à sa demande sans assortir l'injonction d'une astreinte. L'État a été condamné à verser 1 100 euros à Mme A... B... au titre des frais de justice, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BORIE BELCOUR

26 janvier 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504587

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d’assurer l’hébergement de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 23 janvier 2025, dans un délai d’un mois. La requérante, qui résidait dans un logement suroccupé et dangereux, n’avait reçu aucune proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines. Le juge a fondé sa décision sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, sans assortir l’injonction d’une astreinte.

Avocat : BORIE BELCOUR

23 janvier 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506375

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de réduction de leur impôt sur le revenu pour 2023. Après que l’administration fiscale a partiellement fait droit à leur demande par un dégrèvement, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre disposition du code général des impôts ou du livre des procédures fiscales n’a été appliquée au fond.

Avocat : CABINET DUFOUR CARLIER COURTOIS

22 janvier 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409722

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société BFF Bank S.p.A. d’une demande de condamnation du centre hospitalier régional de Metz-Thionville au paiement de 63 293,82 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 21 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

21 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510291

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par MM. D... d’une demande de suspension de trois décisions de préemption urbaine prises par le maire de Guénange. En cours d’instance, la commune a retiré ces décisions, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions à fin de suspension. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

21 janvier 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508882

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Entreprise Construction Bâtiment d’une demande de provision de 62 383,11 euros TTC contre la commune de Groslay, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. La société requérante s’est ensuite désistée de sa requête par un acte enregistré le 12 décembre 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement d’instance était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 15 janvier 2026, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.

Avocat : SCPA COURTEAUD-PELLISSIER

15 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305720

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Guinier génie électrique d’une demande de condamnation de la commune de Neuilly-sur-Seine à lui verser 776 611 euros TTC au titre du solde du lot n°4 « électricité » d’un marché de construction d’un complexe multisport. La société imputait les retards et surcoûts à des insuffisances de conception et à une défaillance de la commune dans le suivi du chantier, notamment en raison du retard du lot « gros œuvre ». La commune a conclu au rejet de la requête et, subsidiairement, à la fixation d’un solde en sa faveur de 214 003,88 euros TTC, compte tenu de pénalités de retard de 270 412,35 euros. Le tribunal a rejeté la requête de la société Guinier génie électrique, considérant que les retards n’étaient pas imputables à la commune et que les pénalités étaient justifiées.

Avocat : SCPA COURTEAUD-PELLISSIER

15 janvier 2026• 3ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509964

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Faulquemont visant à obtenir l'expulsion de M. et Mme A... d'un logement communal. Le juge a estimé que le bien, donné en location par un contrat de bail de droit privé, relevait du domaine privé de la commune et non du domaine public, ce qui rendait la juridiction administrative incompétente pour connaître du litige. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, la contestation sérieuse sur la qualification du bien empêchant le juge des référés d'ordonner l'expulsion. La requête a été rejetée, et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux occupants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

13 janvier 2026
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503873

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Conceptions urbaines, qui demandait la condamnation du syndicat mixte Le Grand Clermont à lui verser une indemnité de plus d'un million d'euros. La société avait saisi le juge avant que l'administration n'ait statué sur sa demande préalable d'indemnisation, déposée le 23 décembre 2025. Or, en l'absence de décision expresse ou implicite née à l'issue du délai de deux mois, les conclusions indemnitaires étaient prématurées. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ne pouvait être régularisée en cours d'instance par une simple invitation du juge.

Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR

9 janvier 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600069

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Altaley. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Castres-Gironde de ne pas abattre un ormeau situé sur une placette, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la commune n'ayant pas prévu d'abattage imminent, et que le droit de propriété de la SCI sur la placette n'était pas suffisamment certain, celle-ci relevant vraisemblablement du domaine public communal. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application des textes spécifiques au-delà de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : DUCOURAU

9 janvier 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505140

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la société Arianeo d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire de 346 454 euros émis par la métropole Nice Côte d’Azur. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 9 janvier 2026, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR

9 janvier 2026
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503923

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui fixer un nouveau rendez-vous pour l'instruction de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la mesure sollicitée a perdu son utilité, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la demande ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.

Avocat : SELASU AURORE DELCOUR AVOCAT

9 janvier 2026
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503851

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête indemnitaire de M. et Mme B... et E... comme manifestement irrecevable. Les requérants avaient saisi le juge avant l’expiration du délai de deux mois suivant leur demande préalable adressée au syndicat mixte Le Grand Clermont, de sorte qu’aucune décision administrative n’était encore née. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité ne pouvant être régularisée que par l’intervention ultérieure d’une décision, le tribunal rejette la requête par ordonnance.

Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR

9 janvier 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306283

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'une hystérectomie d'hémostase réalisée après un accouchement par césarienne, en raison d'hémorragies du post-partum. La requérante soutenait que ces dommages constituaient un accident médical non fautif ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale. L'ONIAM s'est opposé à cette demande, arguant que l'hémorragie était liée à une pathologie utérine et non à un acte de soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d'indemnisation prévues par le code de la santé publique n'étaient pas remplies.

Avocat : SELARL COUBRIS COURTOIS ET ASSOCIES

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314898

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 100 euros à M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 14 septembre 2022, mais non relogé avant le 1er juillet 2025. La carence fautive de l’État, à compter du 14 mars 2023, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d’existence à 1 100 euros, rejetant la demande de 5 000 euros faute de preuve d’insalubrité. L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LECOUR

19 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204894

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation pour infection nosocomiale au Covid-19 contractée lors d’une hospitalisation au centre hospitalier de Guingamp. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la contamination par le virus SARS-CoV-2, dans le contexte pandémique, ne peut être présumée d’origine nosocomiale et que les requérants n’apportaient pas la preuve d’un lien de causalité direct avec la prise en charge hospitalière. Il a également écarté la faute alléguée à l’encontre de l’établissement pour la contamination de M. B..., faute de lien établi. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales et sur le code civil.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS COUBRIS COURTOIS & ASSOCIES

19 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308151

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A... visant à contester la décision du 15 mars 2023 du président du conseil départemental du Nord, qui avait annulé son admission rétroactive à l'aide sociale à l'hébergement à compter du 1er novembre 2021. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision du 15 mars 2023 étaient irrecevables, car cette décision avait été remplacée par la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le département était fondé à refuser l'aide sociale à l'hébergement pour la période postérieure au 15 mars 2023, en application des articles L. 132-1 et L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que les ressources de Mme A..., cumulées à la contribution de ses obligés alimentaires fixée par le juge judiciaire, étaient suffisantes pour couvrir ses frais d'hébergement.

Avocat : COURQUIN

17 décembre 2025• juge unique (6)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306367

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 350 euros à Mme A... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 26 janvier 2022, n’avait reçu aucune offre de logement malgré une injonction judiciaire. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour la période du 26 juillet 2022 au 18 mars 2023. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis par le foyer de deux personnes.

Avocat : LECOUR

16 décembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307329

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme C... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 28 avril 2021, n'avait pas reçu de proposition de logement dans le délai légal. Le tribunal a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, indemnisant les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme C... et ses deux enfants mineurs. La somme allouée de 3 000 euros couvre la période du 28 octobre 2021 à la date du jugement.

Avocat : LECOUR

16 décembre 2025• 7ème Chambre (J.U)