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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 986 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 986

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 321

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : DANEffacer tout
TA105Décision

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500602

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de la continuité de sa présence en France ou d'une insertion sociale significative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PODAN JOANNA

28 novembre 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403713

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 25 avril 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, en qualité de conjoint de français. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une Française, de la naissance de leur enfant français et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JAIDANE

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401530

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision implicite de refus du préfet du Nord concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante sénégalaise. Cette annulation est fondée sur un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois, sans astreinte. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : FOURDAN

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407077

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La décision a été rendue sur la base de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510433

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

27 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510434

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... contestant son assignation à résidence pour 45 jours, prise par le préfet du Nord en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire. Le juge écarte les moyens soulevés, estimant que la décision est suffisamment motivée au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il juge également que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'a pas été méconnu, l'intéressé ayant été informé et mis en mesure de présenter ses observations lors de son audition. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

27 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407347

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. La requérante, de nationalité marocaine, bénéficiait d'un titre de séjour temporaire pour raisons de santé et sollicitait son renouvellement sous une forme pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que les conditions de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du même code.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301061

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme C..., propriétaires d’un logement, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de la caisse d’allocations familiales de l’Allier leur refusant la restitution de l’aide personnalisée au logement, suspendue depuis mai 2018 pour cause de non-décence. Le tribunal a considéré que la caisse avait légalement conservé les allocations, car le contrôle de conformité réalisé en février 2021 par un organisme habilité avait confirmé la persistance de la non-décence du logement, malgré les travaux effectués. Il a également jugé que le jugement du tribunal de proximité de Vichy, invoqué par les requérants, ne constatait pas la décence du logement mais se limitait à rejeter la preuve de l’indécence dans le cadre d’un litige distinct. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 822-9 et L. 843-1 du code de la construction et de l’habitation, relatifs aux conditions de décence du logement pour l’octroi des aides personnelles au logement.

Avocat : SCP LARDANS TACHON MICALLEF

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02932

Avocat : DANGLETERRE

27 novembre 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504704

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 octobre 2025 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a relevé d'office que les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français étaient irrecevables, car le recours en annulation de cette décision est déjà suspensif en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus, les conclusions tendant à l'annulation du signalement au fichier d'information Schengen et de l'interdiction de retour dépassent l'office provisoire du juge des référés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SAIDANI

27 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533927

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant iranien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire au titre de l'asile. Le juge a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité des éléments de la demande d'asile, estimant que la transmission des avis de l'OFPRA aux agents habilités du ministère ne méconnaissait pas le principe. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de conditions matérielles d'entretien dégradantes. La solution s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HADIDANE

26 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505203

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut de motivation et d’examen insuffisant de sa situation. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, en raison de l’absence d’insertion en France et de la résidence de son épouse et de son enfant au Pakistan. La solution s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : HADIDANE

26 novembre 2025• 11ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407062

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme C... qui contestaient le refus de délivrance de visas de long séjour « passeport talent ». La commission de recours avait estimé que les documents produits par M. C... ne démontraient pas suffisamment la réalité de son expérience professionnelle en Tunisie, créant un doute sur l'adéquation entre son profil et l'emploi proposé en France. Le tribunal a jugé que la commission, disposant d'un large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant ce motif, et que les décisions étaient suffisamment motivées. Les requêtes ont donc été rejetées, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BEN HAMIDANE

24 novembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518522

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études opposé à M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une inscription effective et cohérente dans un établissement d'enseignement supérieur français pour l'année universitaire 2025/2026. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : BEN HAMIDANE

24 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203386

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme Coudeyras, qui contestait le titre de pension lui accordant une pension d'invalidité sur le fondement de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et non sur celui de l'article L. 30. La requérante soutenait que son taux d'invalidité global de 70% lui ouvrait droit au minimum de pension prévu par l'article L. 30. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article R. 41 du même code, il convenait de déduire du taux global le taux d'invalidité préexistant à sa titularisation (estimé à 40%), ce qui aboutissait à un taux d'invalidité imputable à l'aggravation en cours de carrière inférieur à 60%, ne permettant pas l'application de l'article L. 30. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : DANGLETERRE

21 novembre 2025• juge unique (7)
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500107

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que la délivrance d'attestations provisoires de séjour n'empêchait pas la naissance d'une décision implicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision implicite au motif qu'elle méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une vie familiale stable en France. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306317

Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A..., titulaire d’une licence de psychologie, qui contestait l’absence de propositions d’admission en master 1 de la part de la rectrice de la région académique Occitanie, en application de l’article R. 612-36-3 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision du 11 octobre 2023, estimant que l’administration avait respecté ses obligations en sollicitant un nombre suffisant d’établissements et en justifiant de la saisine de la commission d’accès aux études. Il a également rejeté la demande indemnitaire de M. A... pour préjudice moral, faute de démonstration d’une faute de l’État. Les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DANDAN

21 novembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304696

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de son admission en master 1 de psychologie à l’université Paul Valéry. Le requérant soutenait que la délibération fixant les capacités d’accueil et les critères de sélection n’avait pas été régulièrement publiée ni transmise au recteur. Le tribunal a jugé que l’université pouvait légalement subordonner l’admission à l’examen du dossier, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 719-7 du code de l’éducation, n’étaient pas fondés.

Avocat : DANDAN

21 novembre 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510660

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la décision d'éloignement était fondée sur le rejet de la demande d'asile et non sur une menace à l'ordre public. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux limités en France. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOURDAN

20 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504958

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, contestant l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la requérante justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, y compris l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant ce réexamen.

Avocat : GIORDANO

20 novembre 2025• 1ère Chambre