48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 410
Avec résumé IA
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Avocat : REMEDEM
Avocat : DUMAS MATHILDE
Avocat : LANDETE
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté de mise en demeure d'évacuer un camp de gens du voyage pour trouble à l'ordre public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté municipal. Il estime que la motivation de l'arrêté est suffisante et que les faits invoqués (amoncellements de déchets, incendie, risques pour la sécurité et la salubrité) justifient légalement la mesure d'évacuation prise en urgence par le maire. **Textes appliqués** : Articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire) et articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation des décisions).
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour carence fautive de l'État dans son relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a jugé que le requérant, bien que reconnu prioritaire par la commission de médiation, n'apportait pas la preuve que son logement actuel était inadapté à ses capacités financières ou aux besoins de son foyer, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DELAINE
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation DALO. Le requérant, reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence depuis mai 2019, n'avait toujours pas été relogé. Le tribunal a condamné l'État à lui verser la somme de 1 875 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SAUDEMONT
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné une demande en référé-suspension concernant le refus d'accorder un contrat "jeune majeur" à une ancienne bénéficiaire de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a admis l'urgence et un doute sérieux sur la légalité du refus, ordonnant la suspension de la décision contestée. La juridiction a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'un particulier visant à enjoindre à la commune de Fayence de lui communiquer des documents administratifs. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est irrecevable car elle chercherait à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de refus implicite de communication, intervenue en application des articles L. 342-1 et R. 343-4 du code des relations entre le public et l'administration. La demande de condamnation de la commune au titre des frais irrépétibles est également rejetée.
Avocat : DEMES AVOCATS
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une délibération municipale démettant une adjointe au maire de ses fonctions. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime qu'aucun des moyens soulevés (notamment un vice de procédure lié à la convocation et un détournement de pouvoir) n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération attaquée. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales (règles de convocation et d'information des conseils municipaux).
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a admis l'urgence mais a estimé que le requérant n'avait pas soulevé un moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision préfectorale. Cette suspension a été prononcée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant que la condition d'urgence était remplie en cas de refus de renouvellement et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction de délivrer un sauf-conduit pour se rendre à une audience de la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a constaté que la demande était devenue sans objet, l'administration ayant accordé le sauf-conduit avant l'examen par le juge, ce qui éteignait l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : DE SA - PALLIX
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Aude du 6 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette requête. Cette solution a été retenue au motif que le tribunal administratif de Nîmes avait déjà statué sur les mêmes conclusions par un jugement du 16 octobre 2023.
Avocat : KAMDEM
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. B..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 4 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a notamment été saisi de moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse se concentre sur l'obligation pour l'autorité administrative de prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant dans ses décisions.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... contre un arrêté de préemption urbaine pris par la présidente de Rennes Métropole le 7 janvier 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en ne démontrant pas l'imminence de la perte de son acquisition ou de ses ressources. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DE BAYNAST
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l’absence d’éléments suffisants sur sa situation personnelle. La condition d’urgence n’a pas été examinée, faute de moyen sérieux. La requête a été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALDEGUER
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus d'admission à l'aide sociale à l'hébergement (ASH) d'une personne âgée en EHPAD. Le juge unique a annulé la décision implicite de rejet du département du Pas-de-Calais et a réformé la décision initiale, en enjoignant au département d'admettre la résidente au bénéfice de l'ASH à compter de son entrée. La décision s'appuie sur les articles L. 132-1 et L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles, en tenant compte de la fixation judiciaire de la participation des obligés alimentaires pour réévaluer le reste à charge.
Avocat : SELARL DECOCQ-BERTOLOTTI-TROUILLER
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé par la société Totem France pour suspendre l’exécution de la décision du maire de Souraïde du 3 décembre 2025 s’opposant à une déclaration préalable de travaux pour la construction d’un pylône de téléphonie mobile. La société invoquait l’urgence liée à l’amélioration de la couverture 4G et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, la commune démontrant une couverture 4G déjà satisfaisante sur la quasi-totalité de son territoire. La demande de suspension a donc été refusée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous au requérant dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des vaines démarches du requérant depuis 2024 et de sa situation familiale. La demande d'astreinte et la condamnation de l'État aux frais ont été rejetées.
Avocat : DEME