48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 505
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant, ressortissant comorien, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants français. Le juge estime que l'intéressé ne démontre ni la réalité ni l'intensité de ses attaches familiales en France, faute de justifier d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants ou d'une communauté de vie avec eux. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEDRY
Le Tribunal Administratif de la Martinique a condamné la commune de Saint-Pierre à verser à la société Solution BTP les sommes dues au titre de l’exécution de plusieurs marchés publics, incluant la réhabilitation des logements de la gendarmerie et divers bons de commande. La commune, bien que mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire en défense, a été réputée acquiescer aux faits exposés par la société requérante en application de l’article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit aux demandes de paiement des factures impayées, d’actualisation des prix, de restitution de la retenue de garantie, ainsi qu’aux intérêts moratoires et à une indemnisation complémentaire sur le fondement de l’article L. 2192-13 du code de la commande publique. La commune a également été condamnée à verser 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MONDESIR
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son contrat de travail à durée déterminée par l'EHPAD Marcel Hardy. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure, l'absence de motivation et la requalification en licenciement. Le tribunal a jugé que la méconnaissance du délai de prévenance prévu par le décret n° 91-155 du 6 février 1991 n'entraîne pas l'illégalité de la décision de non-renouvellement. Il a également retenu que la directrice était en situation de compétence liée pour refuser le renouvellement, dès lors que Mme B... avait atteint la limite d'âge.
Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de la sanction d’exclusion temporaire de 18 mois prononcée par le directeur du centre hospitalier d’Avignon. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de rémunération étant inhérente à toute sanction et ne créant pas, en l’espèce, une situation particulière justifiant une intervention rapide. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la violation des droits de la défense et de l’erreur de fait, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : SCP CLEMENT-DELPIANO
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son certificat de résident de dix ans. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la demande était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, et il a été enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ALDEGUER
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Jean-d’Aulps du 18 août 2025, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de travaux déposée par M. B.... Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 février 2026. La solution retenue est donc un désistement d’instance, sans examen au fond du litige.
Avocat : DELATTRE
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un refus de visa pour réunification familiale opposé à des enfants mineurs. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à l'appréciation du caractère frauduleux des demandes au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de suspension en référé-liberté visant des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, malgré l'allégation d'une situation médicale grave et d'une séparation familiale prolongée. La requête, qui invoquait également la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, a donc été rejetée sans que le tribunal n'examine le sérieux des moyens au fond.
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une série de décisions de retrait de points et d'invalidation d'un permis de conduire. Le tribunal constate que l'administration a, postérieurement à la requête, rétabli le solde de points du requérant et rendu son permis valide, ce qui prive d'objet les demandes d'annulation concernant l'invalidation et certains retraits. Le tribunal rejette comme irrecevables les conclusions relatives aux retraits de points pour les infractions de 2021 et 2023, ces points ayant déjà été restitués avant l'introduction du recours, et se prononcera uniquement sur la légalité des retraits liés aux infractions de 2018.
Avocat : DE CAUMONT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler les décisions du centre d'action sociale de la Ville de B... (CASVP) limitant le montant de trois prestations sociales facultatives. Le tribunal a jugé que le CASVP avait correctement appliqué son règlement municipal, notamment en partageant équitablement les aides entre les parents en garde partagée, et que les décisions attaquées n'étaient ni insuffisamment motivées ni entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les demandes d'annulation, de réparation du préjudice moral et d'injonction ont été rejetées.
Avocat : SELARL EDOU DE BUHREN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un étranger pour le dépôt de sa demande de titre de séjour d'une astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en présence d'un élément nouveau.
Avocat : DE SA-PALLIX
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Carrefour Banque visant à obtenir un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le calcul du plafond des rémunérations éligibles, fixé par l'article 244 quater C du code général des impôts, devait tenir compte de la durée effective de travail des salariés sous forfait en jours, y compris leurs absences temporaires, et non d'une durée théorique. Il a ainsi estimé que l'administration fiscale avait correctement appliqué la réglementation, sans méconnaître le principe d'égalité.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée pour avoir transporté une passagère sans document de voyage valable à son arrivée en France. La juridiction a estimé que la compagnie, qui invoquait la présentation d'un passeport à l'embarquement, n'avait pas apporté la preuve que ce document était exempt d'irrégularités manifestes, comme l'exige l'article L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a ainsi confirmé le bien-fondé de la sanction administrative prise sur le fondement des articles L. 821-6 et suivants du même code.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros pour avoir transporté un passager sans document de voyage valable à l'arrivée en France. La juridiction estime que la compagnie, bien qu'ayant prouvé la présentation d'un passeport à l'embarquement via ses systèmes, n'a pas apporté la preuve que ce document était exempt d'irrégularité manifeste, comme l'exige l'article L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision ministérielle de sanction est donc jugée légale au regard des articles L. 821-6 du CESEDA et L. 6421-2 du code des transports.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... comme manifestement irrecevable pour tardiveté. Le litige portait sur le rejet implicite de sa demande de titre de séjour déposée en juin 2019. Le tribunal a jugé que le délai de recours de deux mois contre cette décision implicite, née le 21 octobre 2019, était expiré lors de l'introduction de la requête en juillet 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, la préfète ayant accordé une carte de séjour pendant l'instance. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de l'Ain, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de relogement. Le tribunal a jugé que la situation du requérant, motivée par un souhait de rapprochement familial avec ses enfants, ne répondait à aucun des critères légaux permettant une saisine sans délai ou une qualification prioritaire et urgente. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DES PREZ DE LA MORLAIS
**Sujet principal** : Litige concernant le versement d'une indemnité compensatrice de congés payés non pris par une fonctionnaire territoriale en 2023 et la réparation d'un préjudice moral. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale d'indemnité compensatrice, celle-ci ayant été partiellement réglée (925,38 € versés) après l'introduction de la requête. La demande de provision (requête n°2403530) est rejetée comme sans objet. Le tribunal doit encore statuer sur la partie de la demande excédant le montant versé et sur la demande de réparation du préjudice moral. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique et Code de justice administrative (notamment ses articles L. 761-1 et R. 541-1).
Avocat : MENDEZ
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Le litige portait sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune d'Armentières. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Avocat : DELCADE AVOCATS