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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

48 526

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 563

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DEEffacer tout
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502393

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant une amende administrative de 1 500 euros infligée par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. La décision attaquée, notifiée le 3 juin 2024, mentionnait les voies et délais de recours, mais la demande d’aide juridictionnelle a été déposée après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée tardive et rejetée sans régularisation possible.

Avocat : DESFARGES

12 février 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600385

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les conditions de reprise en charge par la Croatie, prévues par le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013), étaient remplies. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : EDEN AVOCATS

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
12 février 2026
• POLE URGENCES
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307606

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice anormal et spécial causé par les nuisances (sonores et vibratoires) des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris express. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande principale de la requérante (95 024 €) et l'a partiellement indemnisée en retenant le montant de 10 875 euros proposé par la Société des Grands Projets pour les nuisances sonores et vibratoires. Il a rejeté ses autres demandes (trouble de jouissance de l'appartement et du parking, remboursement de taxes). **Textes appliqués** : Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité sans faute du fait des travaux publics, exigeant la preuve d'un préjudice anormal et spécial (jurisprudence classique). L'article L. 761-1 du code de justice administrative a été utilisé pour statuer sur les frais irrépétibles.

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307608

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires de deux syndicats de copropriétaires, estimant que le préjudice anormal et spécial lié aux travaux du Grand Paris Express n'était pas établi. La juridiction a toutefois condamné la Société des Grands Projets à verser la somme de 5 489 euros, correspondant aux travaux de sécurisation que l'établissement public avait accepté de prendre en charge à l'amiable. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour travaux publics, en exigeant la preuve d'un lien de causalité et d'un préjudice anormal et spécial.

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308363

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un titre exécutoire émis pour le recouvrement de rémunérations versées à une infirmière après sa mise à la retraite. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule le titre exécutoire car il ne respecte pas les exigences formelles de liquidation. Le titre ne mentionne pas les bases de calcul précises de la créance (montants bruts/nets des rémunérations versées), ce qui constitue une irrégularité de forme au regard du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. **Textes appliqués** : Article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 (gestion budgétaire et comptable publique).

Avocat : DELACHARLERIE

12 février 2026• 9ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500436

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté préfectoral refusant l'asile et ordonnant l'éloignement. La juridiction estime que les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), le délai de départ, le pays d'éloignement et l'interdiction de retour sont manifestement infondés ou inopérants. Elle applique notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en relevant que le droit au maintien sur le territoire prend fin à la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile.

Avocat : DEBAZAC

12 février 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400909

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante et de son assureur contre la commune de Briare. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune pour le dysfonctionnement d'une borne escamotable n'était pas engagée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ouvrage public et son accident. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

12 février 2026• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Autorisation

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602437

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour études. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant nigérian, ne justifiait pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La proximité de la rentrée universitaire n'a pas été considérée comme créant une atteinte grave et immédiate, conduisant au rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : DECARNIN

12 février 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600437

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé les arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante congolaise. Le juge a retenu un moyen d'office, estimant que l'administration avait méconnu le champ d'application de la loi, notamment au regard de l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 1er août 2025 (affaires C-636/23 et C-637/23). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants de pays tiers.

Avocat : DEZALLE

12 février 2026• Reconduite à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400099

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du centre hospitalier refusant la reconnaissance d'un accident de service à une aide-soignante. Le tribunal a jugé que l'altercation verbale survenue avec des représentants syndicaux à la suite d'un entretien disciplinaire, sur le lieu et pendant le temps de service, pouvait constituer le fait générateur d'un accident de service. La solution s'appuie sur l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui présume l'imputabilité au service d'un accident survenu dans ces conditions.

Avocat : SCP DESCHAMPS-FAIVRE

12 février 2026• Chambre 2
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501984

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé une sanction disciplinaire (avertissement avec annulation d'épreuves) infligée à une étudiante pour fraude. La juridiction a jugé que la décision de l'université était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas clairement quelles épreuves étaient concernées par les faits reprochés et par l'annulation. Le tribunal a fondé sa décision sur le non-respect des exigences de motivation prévues à l'article R. 811-39 du code de l'éducation.

Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE

12 février 2026• Chambre 2
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509530

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une demande en exécution d'un jugement. Le sujet principal est l'exécution d'une décision ayant annulé le refus de délivrer une carte de résident « ascendant à charge ». La juridiction constate cette absence d'objet car la préfète a accordé la carte avant l'examen de la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

12 février 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601719

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de modification d'une précédente ordonnance. La requérante sollicitait une augmentation de l'astreinte pour assurer l'exécution d'une injonction adressée à la préfète du Rhône concernant le réexamen d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la seule inexécution de l'injonction initiale ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, fondement de la demande.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

12 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423441

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé, procédait d'un examen particulier de la situation et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également écarté les moyens relatifs à l'incompétence et au refus de délai de départ volontaire.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

12 février 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600671

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation et aux défaillances systémiques alléguées du système d'asile italien, n'étaient pas fondés. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

12 février 2026• 8e Section - MESD
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600233

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par M. B... E... et Mme A... G..., visant à contester des arrêtés préfectoraux du 9 janvier 2026 ordonnant leur remise aux autorités suédoises pour l'examen de leurs demandes d'asile, ainsi que leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des obligations d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, une erreur de fait sur l'existence d'une demande de prise en charge, un défaut d'examen particulier de leur situation, et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 17 du même règlement, en raison des risques encourus en cas de renvoi vers leur pays d'origine ou de leur état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, considérant que la procédure avait été régulièrement suivie et que les décisions de transfert et d'assignation à résidence étaient légales, sur le fondement des règlements européens précités et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DESSOLIN

12 février 2026• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600255

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du Doubs du 26 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : DESSOLIN

12 février 2026• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401712

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant français, qui contestait le refus du préfet du Gard de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à une enfant algérienne recueillie par kafala. Le tribunal a jugé que l'enfant ne remplissait aucune des conditions de l'article 10 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir ce document. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance, malgré la nationalité française du requérant. La demande d'injonction et celle relative aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : DEBUREAU

12 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307128

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros en réparation du préjudice résultant de la tuberculose contractée en détention. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, faute pour le requérant d'avoir justifié de l'existence d'une demande préalable adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande d'expertise avant-dire-droit a également été rejetée.

Avocat : DE BOYER MONTÉGUT

12 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600348

Le tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 26 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de Tarn-et-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et de réexaminer sa situation. Le tribunal constate que si le préfet a finalement remis un récépissé autorisant le travail le 19 janvier 2026, il ne justifie pas avoir procédé au réexamen de la situation de l’intéressée dans le délai d’un mois imparti. En conséquence, le juge des référés fait droit à la demande et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, tout en rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

12 février 2026